Dans le circul’livres de Philippe-Auguste

Didier, la 5e roue du tracteur
Didier, agriculteur, souffre de solitude et du manque d’Amour. A 45 ans, Didier ne l’a ni connu, ni donné !
Cette chronique intimiste et sociale a pour toile de fond la misère affective du monde rural. Une misère sur laquelle souffle le grand vent de la liberté sexuelle et le déploiement d’Internet. L’album est plein d’humour, de tendresse et de réalismes. Les dialogues sont calibrés et font mouche. Les couleurs sont vives et acidulées. Le sujet pétille. Bande dessinée, Ravard et Rabaté, 80 p, 2018.

 

 

Bonne lecture,

Dans le circul’livres de Philippe-Auguste

L’empire de l’or rouge

On pense bien connaître la tomate mais que mange-t-on quand on ouvre une petite boîte de concentré ou que l’on ajoute du ketchup à son sandwich ? Sous sa forme industrielle, la tomate est un produit de consommation mondiale, produite et conditionnée sous barils en Chine pour être ensuite exportée aux quatre coins de la planète. Pendant deux ans, le journaliste a retracé le voyage d’une tomate de la Chine au Ghana, en passant par l’Italie, le Canada et les Etats-Unis. Ce livre nous emmène à la rencontre des traders, cueilleurs, entrepreneurs, paysans, généticiens, fabricants de machine qui se cachent derrière l’industrie de la tomate. L’enquête remonte une grande partie de la filière et dénonce un exemple de capitalisme brutal : production en masse, abus de codes sémiologiques, exploitations humaines, automatisation maximale…  Et profits exorbitants. Essai, Jean-Baptiste Malet, 350 p. 2007-2008

 

Bonne lecture,

 

Dans le circul’livres de Philippe-Auguste

Dis-moi ce que tu manges

Aujourd’hui, dans les pays riches, le rapport de l’homme à la nourriture est bouleversé par l’industrialisation et  la mondialisation des échanges. Les marques culturelles en s’estompant ou disparaissant, comme les savoir-faire culinaires, laissent la place à des crises sanitaires de grande ampleur : OGM, vaches folles, poulets à la dioxine… Ce guide, intelligemment illustré, donne les bases d’une compréhension des enjeux au plan individuel et collectif. Guide, Anne-Lucie Raoult-Wack, 120 p. 2001

 

 

Bonne lecture,

 

Dans le circul’livres de Philippe-Auguste

Nous voulons des coquelicots

Ne tuons pas la beauté du monde. Ce livre est le manifeste qui accompagne l’action au long cours lancée le 12 septembre 2018 contre les pesticides !  Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans, la moitié des papillons en vingt ans ; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards. Les grenouilles et les sauterelles sont comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Cet appel pendant plusieurs mois a comme objectif de rassembler cinq millions de signatures en deux ans. Manifeste, F. Nicolino et F. Veillerette, 120 p. 2018 https://nousvoulonsdescoquelicots.org/

 

Dans le circul’livres de Philippe-Auguste

Mille mercis à la libraire de La Friche de m’avoir aidé à retrouver cette belle lettre pour la paix. Jean Giono en pacifiste convaincu sait que depuis l’Anschluss les Français se préparent à faire la guerre. En parlant aux paysans, Giono sait qu’il parle de choses humaines valables pour tous. Albert Camus donnait sa lecture : « Je ne sais pas si cette Révolution individuelle et non violente dont parle Giono est possible. Mais je sais qu’aucune n’est possible si elle n’a commencé dans le cœur et l’esprit de ceux qui comptent la faire. L’échec de tant de révolutions tient peut-être à cette idée. Cela suffit pour comprendre et aimer le message singulier de Giono. Il est quelque chose de plus qu’une actualité sans avenir. » Jean Giono, 120 p. 1938.

Bonne lecture,

 

Dans le circul’livres de Philippe-Auguste

Au gré de ses voyages, l’auteure a été employée dans une conserverie de poissons en Islande et sur les chantiers navals aux U.S.A., ouvrière agricole au Canada, pêcheuse pendant dix ans en Alaska. De retour en France, elle est tour à tour saisonnière, bergère et ouvrière viticole, en Provence et dans les Alpes de Haute-Provence. Dans ce roman,  les hommes et les femmes qu’elle observe au plus près des corps, des gestes et des sensations sont des saisonniers  qui vont et viennent, de la vigne aux champs de lavande, des tilleuls aux oliviers, jusqu’à épuisement. La violence, l’alcool s’en mêlent. Roman, Catherine Poulain, 254 p. 2018.

Bonne lecture,

 

Dans le circul’livres de Philippe-Auguste

Vous connaissez cette revue trimestrielle d’informations engagées et critiques traitées par des binômes de journalistes et d’illustrateurs ? Dans ce numéro, parmi une quinzaine d’articles, un sujet sur la guerre des semences entre industriels et paysans ; un reportagel sur l’énergie verte en Allemagne et un rapport sur l’état du corail dans les océans. www.larevuedessinee.fr

Bonne lecture,