Le chant du monde
À l’automne, Matelot, vieux bûcheron père du « besson » (jumeau dont le frère est mort), et Antonio le pêcheur remontent de chaque côté du fleuve à la recherche du besson qui a disparu ; ils apprennent le nœud de l’histoire : le besson pendant l’été a enlevé Gina, la fille de Maudru, maître du haut pays et des troupeaux de taureaux. Cet enlèvement enclenche une guerre : poursuivi par les chiens et les hommes de Maudru, le besson tue le neveu à qui Gina était promise… Lyrique, les personnages évoluent en fusion avec la nature, et épique, le roman se présente comme une « guerre de Troie ». La fraternité des hommes aura à l’emporter après les violences et les combats. L’auteur souhaitait écrire un roman dans lequel on entendrait chanter le monde et percevrait le halètement des beaux habitants de l’univers. Le roman accède au mythe. Roman, Jean Giono, 280 p., 1934.
Bonne lecture !
