Dans le circul’livres de Philippe-Auguste

Faire connaissance avec les légumes

Les Français n’ont jamais été de grands amateurs de légumes. Les aristocrates les dédaignaient, affirmant que n’était digne de leur estomac délicat que ce qui est aérien, proche du divin. Ainsi, le gibier à plumes et  les fruits étaient préférés aux légumes cultivés sous terre et les animaux d’élevage. Ces dernières années, on a vu (ré)apparaître sur les étals de nos maraîchers tout un tas de légumes du passé qu’on avait oublié. Nous avons appris qu’une tomate n’est pas forcément ronde et rouge. Qu’il en est des allongées, des vertes ou des pourpres, des minuscules et des énormes.  Qu’il existe par exemple une variété de laitue, la celtuce, cultivée pour sa hampe florale que l’on déguste comme des asperges. Entre espèces, sous-espèces et variétés cumulées, ce sont mille deux cent menthes différentes qui sont répertoriées, chacune avec son goût particulier. Les légumes composent un monde infini, divers, plein de surprises, dans lequel il est plaisant de voyager. Et quel plaisir d’attendre pour chacun leur saison ! Guide, Xavier Mathias, 62 p., 2019.

 

 

Bonne lecture,

Dans le circul’livres de Philippe-Auguste

Atlas de l’anthropocène

Bon, au XXe s., il s’est bien passé quelque chose au soleil ! Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires (tiens donc), mobilisations sociales, sommets internationaux, méga feux de forêts (Amazonie, Sibérie)… Cet atlas réunit l’ensemble des données sur la crise écologique de notre temps en accordant la place la plus large possible  aux cartes, tableaux et graphiques. Un ouvrage de référence, indispensable entre tous ceux du moment. Atlas, François Gemenne, 162 p., 2019.

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Dans le circul’livres de Philippe-Auguste

Jardiniers du bitume

Un ouvrage sur les jardins collectifs qui nous donne un aperçu de «l’esprit jardins partagés». On y retrouve leur fantaisie, leur imagination, leur spécificité et surtout le côté solidaire et bon enfant qui les anime. Les mains dans la terre on communique, on s’entre aide, toutes générations et communautés confondues. Des liens fleurissent dans les jardins partagés. Compte-rendu, Collectif, 160 p. 2011

 

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Indian Creek

L’auteur a vingt ans, est étudiant à Missoula, quand, porté par une série de concours de circonstances, de hasards de la vie et de décisions prises à brûle-pourpoint, il échoue dans une tente des Eaux et Forêts aux confins de l’Idaho, près de la frontière avec le Montana, pour garder deux millions d’œufs de saumon. Il y restera sept mois. Sept mois seul dans les Rocheuses, comme dans les récits de trappeurs, avec un travail qui l’occupe environ une demi-heure par jour. Cela laisse du temps pour l’introspection ou, pour un jeune étudiant épris d’aventures, tester in vivo les recettes trouvées dans l’abondante littérature américaine consacrée aux hommes des bois, à la manière de tanner les peaux ou de saler la viande, ou encore de se fabriquer des mocassins. Un roman de nature writing’, sans portée morale ou philosophique, mais avec un sens épatant de la narration et un respect amoureux de la nature. Roman, Peter Fromm, 280 p. 2006

 

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Le syndrome du poisson lune

Le poisson-lune est le seul être vivant qui croît jusqu’à sa mort. Le syndrome du poisson-lune qualifie les entreprises fondant leur développement sur une croissance infinie. Face à l’épuisement des ressources naturelles et des personnes, passons à un autre mode de fonctionnement. L’auteur dirige l’entreprise Pocheco près de Lille  : • La bonne personne à la bonne place. C’est une des premières règles du management. Un proverbe chinois dit : «Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie.» Chez Pocheco, l’environnement prime. Dans cette PME, les dividendes ne sont pas distribués. L’amélioration des fonds propres permet d’entreprendre et de s’équiper. Chaque choix se préoccupe de l’écologie. Travailler autrement. Partager les idées et les décisions, participer à un monde plus équitable contribuent à rendre une équipe vivante. A l’inverse, l’apathie est le signe d’un mal-être et, surtout, un frein pour les autres. Comment bâtir une relation de qualité ? Sans faux-semblants. Quel prix à payer pour gagner sa vie ? Le rapport de force est un mal récurrent de nos organisations. Pour gagner sa vie, il faut aussi payer le prix de l’épuisement. Celui des ressources naturelles mais aussi celui des esprits. L’opposition au travail peut aboutir à des tensions fortes. Certes, les connaissances ont évolué mais nos comportements ? Pourquoi faire porter sur les épaules de nos collègues nos conflits intérieurs ? Une période de transition. La période actuelle est une période de transition, et non de crise. Une crise est limitée dans le temps. Entrons dans l’économie circulaire. Les déchets des autres sont nos ressources. Nos déchets sont les ressources des autres. Simplifions les méthodes de production en cherchant des matières premières renouvelables. Une intelligence empathique, fertile, créative… nous fait entrer dans notre humanité.

C’est un peu de la redite tout ça mais, bon, puisque c’est mieux et que ça marche… Essai, Emmanuel Druon, 200p., 2015

 

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Désobéir aux grands projets inutiles

Des dizaines de collectifs s’activent aujourd’hui localement contre les « GPII » : fermes-usines, infrastructures climaticides, lignes à grande vitesse, centrales nucléaires, projets touristiques et autres centres commerciaux. Le Larzac, Plogoff, Notre-Dame-des-Landes, Sivens, Bure, Drucat, Lyon-Turin… ces noms résonnent comme autant d’appels à la désobéissance. Ces lieux sont des terrains d’expérimentation, de contestation mais aussi de rencontres et d’espoir. Face aux menaces écologiques, ces mobilisations sont salutaires et nous rappellent que nous devons résister pour ne pas anéantir la planète. Désobéir : des données pour comprendre, des arguments pour discuter, des conseils pratiques pour s’opposer. Manifeste, Collectif, 64 p. 2017

 

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A la rencontre d’une planète qui change

En 2008 a été lancée « L’expédition RTL » avec l’ambition d’envoyer chaque mois un journaliste de sa rédaction sur un point du globe où se joue une partie de notre avenir environnemental et de témoigner, sur place, de la façon dont les hommes font face aux mutations de notre planète, s’organisent et s’adaptent. Aujourd’hui, « l’Expédition RTL » devenue « Destination RTL » a permis de mener déjà 23 reportages aux quatre coins de la planète là où l’impact du réchauffement climatique, de la déforestation ou de la pollution atmosphérique par exemple, est le plus marquant mais là également où l’homme mène des action concrètes et innovantes au quotidien pour s’adapter à l’évolution de la nature. De l’Alaska au Mali, de l’Inde à la Nouvelle Calédonie de l’Islande au Congo, de la Californie au Bhoutan, du Danemark à l’Espagne, cet ouvrage relate ces 23 expéditions  : pourquoi ces destinations ? Quels y sont les enjeux environnementaux ? Quel fut le périple géographique du journaliste ? Quelles sont les conditions de vie ? Qui a-t-il rencontré et quels combats les locaux mènent-ils ? Une façon utile de voir le monde tourner… Reportages, Collectif, 128 p. 2011

 

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