Dans le circul’livres de Philippe-Auguste

Dis-moi ce que tu manges

Aujourd’hui, dans les pays riches, le rapport de l’homme à la nourriture est bouleversé par l’industrialisation et  la mondialisation des échanges. Les marques culturelles en s’estompant ou disparaissant, comme les savoir-faire culinaires, laissent la place à des crises sanitaires de grande ampleur : OGM, vaches folles, poulets à la dioxine… Ce guide, intelligemment illustré, donne les bases d’une compréhension des enjeux au plan individuel et collectif. Guide, Anne-Lucie Raoult-Wack, 120 p. 2001

 

 

Bonne lecture,

 

Dans le circul’livres de Philippe-Auguste

Nous voulons des coquelicots

Ne tuons pas la beauté du monde. Ce livre est le manifeste qui accompagne l’action au long cours lancée le 12 septembre 2018 contre les pesticides !  Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans, la moitié des papillons en vingt ans ; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards. Les grenouilles et les sauterelles sont comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Cet appel pendant plusieurs mois a comme objectif de rassembler cinq millions de signatures en deux ans. Manifeste, F. Nicolino et F. Veillerette, 120 p. 2018 https://nousvoulonsdescoquelicots.org/

 

Dans le circul’livres de Philippe-Auguste

Mille mercis à la libraire de La Friche de m’avoir aidé à retrouver cette belle lettre pour la paix. Jean Giono en pacifiste convaincu sait que depuis l’Anschluss les Français se préparent à faire la guerre. En parlant aux paysans, Giono sait qu’il parle de choses humaines valables pour tous. Albert Camus donnait sa lecture : « Je ne sais pas si cette Révolution individuelle et non violente dont parle Giono est possible. Mais je sais qu’aucune n’est possible si elle n’a commencé dans le cœur et l’esprit de ceux qui comptent la faire. L’échec de tant de révolutions tient peut-être à cette idée. Cela suffit pour comprendre et aimer le message singulier de Giono. Il est quelque chose de plus qu’une actualité sans avenir. » Jean Giono, 120 p. 1938.

Bonne lecture,

 

Dans le circul’livres de Philippe-Auguste

Au gré de ses voyages, l’auteure a été employée dans une conserverie de poissons en Islande et sur les chantiers navals aux U.S.A., ouvrière agricole au Canada, pêcheuse pendant dix ans en Alaska. De retour en France, elle est tour à tour saisonnière, bergère et ouvrière viticole, en Provence et dans les Alpes de Haute-Provence. Dans ce roman,  les hommes et les femmes qu’elle observe au plus près des corps, des gestes et des sensations sont des saisonniers  qui vont et viennent, de la vigne aux champs de lavande, des tilleuls aux oliviers, jusqu’à épuisement. La violence, l’alcool s’en mêlent. Roman, Catherine Poulain, 254 p. 2018.

Bonne lecture,

 

Dans le circul’livres de Philippe-Auguste

Le retour du gang

L’auteur nous a prévenu dans un préambule jubilatoire : «Quiconque prendra ce livre au sérieux sera immédiatement abattu. Quiconque ne le prendra pas au sérieux sera enterré vivant par un bulldozer Mitsubishi.» Le plus gros excavateur jamais construit, Goliath le bien nommé, menace de saccager les déserts de l’Ouest américain. Devant l’avancée impitoyable de la bête immonde, le gang composé des quatre zozos éparpillés, reprend du service. Plus radicales et déjantées encore que dans le précédent roman, la révolte et l’amour de la nature sauvage sont un remède à l’engourdissement de la pensée.  Roman mythique, Edward Abbey, 446p.,1990

 

Dans le circul’livres de Philippe-Auguste

Dans la catégorie des romans écologique, tellement inventée qu’elle est  déjà créée, le baron perché n’a plus qu’à figurer en bonne place. «Pour bien voir la terre, il faut la regarder d’un peu loin.»
En 1767, suite à une dispute avec ses parents au sujet d’un plat d’escargots, le jeune Côme Laverse du Rondeau monte dans l’yeuse du jardin. Il jure de ne plus jamais en descendre. Dans les cimes, se déplaçant d’arbre en arbre, il apprend à se forger un caractère, entre autres à tuer pour survivre. Le premier animal qu’il tue – un chat – restera symbolique : il s’en servira d’ailleurs comme couvre-chef. Un jour, il tombe amoureux d’une jeune fille prénommée Violette. Leur idylle dure vingt ans et se brise. Côme devient ermite, s’exprimant avec la nature et les animaux. Son excentricité lui vaut le surnom de « baron perché » et de faire de nombreuses rencontres, notamment celle de Napoléon. Roman, Italo Calvino, 270 p. 1957.

 

Bonne lecture,

 

Dans le circul’livres de Philippe-Auguste

Pour les agriculteurs. Le mot « conversion » a une connotation religieuse trop forte et communément on préfère utiliser les termes de « transition » ou de « transformation » pour parler du passage au bio.  Ce guide offre une grille de réflexion pour évaluer un système de production, déterminer les éléments à modifier dans les pratiques, identifier les points d’appui internes et externes, trouver des solutions plus adaptées. Et pour les futurs agriculteurs qui rêvent de s’installer en bio ? Il aide à définir une organisation, adaptée, à appréhender un marché, à lister toutes les questions pour une installation en bio réussie.  Bref, un indispensable. Guide, Collectif, 200 p. 2016.

 

Bonne lecture,