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L’épopée Toovalu – En chemin vers l’entreprise consciente Ou dessine-moi l’entreprise de demain. Au moment de son éclosion, Toovalu explorait un domaine qui ne faisait pas recette : le bilan carbone. La boîte nantaise avait mis au point, en 2012, un logiciel maison capable de produire cet inventaire pour les entreprises. Objectif : accompagner les patrons motivés pour baisser leurs émissions de gaz à effets de serre. Et parallèlement, car l’un ne va pas sans l’autre, améliorer leurs responsabilités sociétales. La présidente raconte la genèse de cette entreprise.Elle décrit aussi comment les préoccupations écologiques ont changé la manière de penser et d’agir de beaucoup de dirigeants. Elle redit le succès de cette aventure (+30%/an), et, depuis 2020, les grandes évolutions de la législation. Récit, Marie Gaborit et son équipe, 120 p., 2023.
En ce mois d’août, sous le titre de Planète Mer, des livres sur la mer, immense et voyageuse, qui emmène avec elle les sujets variés et graves que sont la pêche durable, la navigation, l’impasse de la pisciculture, les requins, l’alimentation humaine et animale, le rôle du plancton, les campagnes écolos, la pollution, la protection de l’habitat naturel, l’avenir des pôles…
Pile entre deux
Arnaud Le Guilcher nous propose ici une uchronie dans un style plein d’ironie. Cette pochade imagine que les gouvernements, sous l’égide de l’ONU, rendent « la finance » responsable de tous les maux de la terre et décident de déporter brutalement les traders et autres responsables d’empires boursiers, non pas à Sainte-Hélène, mais sur l’atoll de Midway, en plein Pacifique. Là, tout n’est que goélands, otaries et déchets…
Citation p.125: « En faisant abstraction des cris des oiseaux, on parvenait à entendre le pouls de la mer qui battait sous nos pas, à quelques mètres en contrebas. La mer, d’ailleurs, était une bonne grosse poubelle, à mille lieues des clichés sur les eaux transparentes des atolls du Pacifique… On distinguait des milliers de détritus qui flottaient à la surface, et cela, à perte de vue. On pouvait dire qu’il y avait au moins autant d’objets dans la mer que d’albatros sur la terre. Plastique. Albatros. Quand Midway Atoll s’entichait d’un concept, il y allait à fond. »
Le héros principal, Antoine, n’est autre que le mari d’une mathématicienne salariée dans une entreprise de trading (ils ont tous deux été pris dans une rafle à La Défense). Avec quelques compagnons d’infortune, il va d’abord devoir apprendre à survivre (en combattant la dictature d’un leader devenu fou), communiquer avec son épouse en « apprivoisant » un albatros (communion avec la nature…), avant qu’ils puissent songer à retourner chez eux, retrouver leur jeune fils, en France (pas à la nage, mais…). Sachant que « casser » les financiers n’a pas forcément amélioré la situation mondiale, en fait…
Roman, Arnaud Le Guilcher, Pile entre deux, Stéphane Million éditeur, Pocket n°15723, 341 p., 2015 (EO 2013)
En ce mois d’août, sous le titre de Planète Mer, des livres sur la mer, immense et voyageuse, qui emmène avec elle les sujets variés et graves que sont la pêche durable, la navigation, l’impasse de la pisciculture, les requins, l’alimentation humaine et animale, le rôle du plancton, les campagnes écolos, la pollution, la protection de l’habitat naturel, l’avenir des pôles…
Niourk
Ce « classique » de la SF française commence par exposer comment, dans un avenir indéterminé, la mer s’est retirée en raison des changements climatiques, et l’intelligence a changé de camp… à cause d’actions humaines inconsidérées.
Citation p.25: « (Des baleines échouées depuis cinq cents ans entre les îles Cuba, Haïti et Jamaïque, quand la Terre s’était brusquement asséchée, quand les continents, transformés en montagnes, dominèrent l’immense dépression atlantique réduite à quelques lacs saumâtres peuplés de monstres; quand de vastes prairies d’herbes malsaines, coupées tantôt de déserts, tantôt de marécages, unirent les hauteurs neigeuses d’Amérique au bloc eurafricain.)« .
Une tribu d’humains revenus à l’âge de pierre doit affronter des poulpes intelligents surgis de profondeurs radioactives…
En ce mois d’août, sous le titre de Planète Mer, des livres sur la mer, immense et voyageuse, qui emmène avec elle les sujets variés et graves que sont la pêche durable, la navigation, l’impasse de la pisciculture, les requins, l’alimentation humaine et animale, le rôle du plancton, les campagnes écolos, la pollution, la protection de l’habitat naturel, l’avenir des pôles…
La folie océan
Ce roman se déroule en 2019. Quentin, 27 ans, travaille pour la réserve naturelle des Sept-Îles (au large de Perros-Guirec [Côtes d’Armor]) et milite localement dans Atlantis, un collectif (fictif) de défense du littoral breton, ce qui l’oppose donc aux pêcheurs locaux (sa famille et ses amis de jeunesse). Bruno, 60 ans, est un universitaire parisien qui pense globalement les enjeux environnementaux planétaires. Entre les deux, Maya, 41 ans et elle-même scientifique, a du mal à choisir… et se partage de manière plus ou moins équitable ou transparente.
De simples « rapports humains » peuvent impacter des décisions irréversibles. Au-delà de la simple romance, ce livre présente surtout des explications claires et précises sur les enjeux économiques, sociaux, des décisions internationales, européennes ou locales sur l’avenir de la pêche, les différents points de vue, le décryptage de la communication des uns ou des autres (pêcheurs contre écologistes, pêche artisanale contre pêche industrielle…), des arguments clairement exposés qui montrent bien que la Vérité unique n’existe pas mais que des faits chacun vrais isolément peuvent être parfaitement contradictoires entre eux selon l’endroit d’où on les examine. Une fiction éclairante!
Roman, Vincent Message, La Folie Océan, éditions du Seuil, 361 p., 2025
En ce mois d’août, sous le titre de Planète Mer, des livres sur la mer, immense et voyageuse, qui emmène avec elle les sujets variés et graves que sont la pêche durable, la navigation, l’impasse de la pisciculture, les requins, l’alimentation humaine et animale, le rôle du plancton, les campagnes écolos, la pollution, la protection de l’habitat naturel, l’avenir des pôles…
Waterworld
Vous reconnaissez sans doute Kevin Costner en couverture, et peut-être avez-vous vu le film…
Dans un futur indéterminé (post-apocalyptique), l’eau (un océan désormais unique) a submergé notre Terre. Dans un monde sans pitié, seuls survivent ceux capables de vivre en autarcie (recyclage des liquides comme des matières organiques, survivalisme, création d’humus à partir des déchets – y compris des cadavres humains…) et les pillards qui les menacent en permanence. Le « kilogramme » de terre arable, où l’on peut faire pousser de précieux végétaux en pots, vaut désormais davantage que l’or ou l’argent (qui coulent!).
Unique espoir, Dryland? Un endroit mythique, qui émergerait des flots… Un endroit où reprendre racine pour une poignée de rescapés? Mais cette vie ne conviendra peut-être pas à tout le monde, notamment à qui s’est adapté à cette vie aquatique en tirant profit de ce que dissimulent les profondeurs…
Novellisation du film (d’après le scénario de Peter Rader et David Twohy), Max Allan Collins, Waterworld, Coll. Pocket N°4443, 253 p., 1995
En ce mois d’août, sous le titre de Planète Mer, des livres sur la mer, immense et voyageuse, qui emmène avec elle les sujets variés et graves que sont la pêche durable, la navigation, l’impasse de la pisciculture, les requins, l’alimentation humaine et animale, le rôle du plancton, les campagnes écolos, la pollution, la protection de l’habitat naturel, l’avenir des pôles…
Pêcheur d’Islande
Ce roman écrit en 1886 nous donne à voir une vision quelque peu idéalisée de la pêche à la morue au XIXe siècle. Ceux qu’on appelait les « Islandais » partaient pour des campagnes de pêche qui duraient les deux tiers de l’année, laissant loin leur Bretagne natale et leur famille, pour aller tirer de la mer le poisson qui les faisait vivre. Payés « à la part », une bonne campagne pouvait leur rapporter une somme de plusieurs centaines de francs-or… moyennant un travail harassant, des conditions de vies plus effroyables que ce qui transparaît dans le roman, et le danger de ne pas en revenir (tomber à la mer, perte de tout le bateau…). Pierre Loti, lui, a mis davantage l’accent sur la romance (chassé-croisé) entre une héritière et un marin têtu.
Le livre reste intéressant pour ses aspects sociologiques et « métier durable ». Ce poisson durement tiré de la mer et cher vendu laissait « durer » une ressource bien plus que ne le fait la « grande pêche » de nos jours. Les tonnages « cueillis » au fil des mois n’avaient, je crois, rien à voir avec ce qu’extraient d’un seul coup de chalut les bateaux-usine d’aujourd’hui, qui doivent, pour couvrir les énormes investissements en capitaux qu’ils représentent, surexploiter et épuiser la ressource… Après eux, le déluge!
Roman, Pierre Loti, Pêcheur d’Islande, Gallimard, Coll. Folio classique N°1982, 338 p., 2001 (DL dans la coll. 1988)
Le règne du vivant Magnus Wallace, militant écologiste, parcourt les mers à bord de l’«Arrowhead» pour arraisonner les navires baleiniers qui braconnent en zones protégées. Sous l’inspiration et l’admiration de l’action du militant écologiste Paul Watson, ce « roman-documentaire engagé » porte une réflexion sur le déclin et la dégradation de la biodiversité marine. L’écriture classique et magnifique célèbre, aux côtés du plaidoyer, une nature vivante, somptueuse, menacée et fragile. Récit d’aventure, Alice Ferney , 208 p., 2014.
Bonne lecture !
Au mois d’août, je passe le clavier à David, amapien, « lecteur-annoteur, inconditionnel de Amap-à-Lire », qui a réuni sous le titre dePlanète Mer, des livres sur la mer, immense et voyageuse, qui emmène avec elle les sujets variés et graves que sont la pêche durable, la navigation, l’impasse de la pisciculture, les requins, l’alimentation humaine et animale, le rôle du plancton, les campagnes écolos, la pollution, la protection de l’habitat naturel, l’avenir des pôles…
Zoom sur la nutrition Quelles sont les différentes étapes de la digestion ? Quels sont les nutriments indispensables à l’organisme ? Quels aliments pour une bonne croissance ? Qu’est-ce qu’un bon équilibre alimentaire ? Comment prévenir certaines maladies grâce à l’alimentation ? Un livre pas « bébé » avec une infographie efficace. Guide pour enfant 6/8 ans, Collectif , 42 p., 2000.
Territoires dénaturés : enquête sur la France nucléaire Cette enquête met en images les problèmes soulevés à chaque étape de l’industrie nucléaire : le choix de son implantation, sa dangerosité mésestimée sur l’homme et son écosystème, ainsi que les pollutions à très long terme qu’elle crée. La structure de cet ouvrage est composée de 8 chapitres thématiques : les anciennes mines d’uranium, la transformation de l’uranium, les centrales nucléaires, les travailleurs du nucléaire, les centres de traitement et de stockage de matière nucléaire usée, le démantèlement, une lutte contre son implantation à Plogoff, ou contre le projet d’enfouissement des déchets à Bure. Chaque chapitre est illustré de photographies d’installations nucléaires, de sites pollués, des différentes modifications du territoire et de portraits de riverains directement concernés par cette industrie. Enquête, Collectif – Photos de Nicolas Gallon, 128 p. 2024.
L’appart du futur – une aventure low-tech dans la biosphère urbaine En plein cœur du Grand Paris, ils ont imaginé un logement low-tech, où, de l’isolation aux WC, tout est pensé pour limiter au maximum les émissions de CO2 et l’utilisation des ressources. Leur studio de 28m2 leur offre maintenant un mode de vie plus résilient, sain, durable… et enthousiasmant ! Guide, Corentin de Chatelperron (ingénieur) et Caroline Pultz (designeuse), 240 p. 2007.