L’Amap au temps du confinement

Distribution du 18 mars 2020 – 2e jour de confinement. Notre Amap est hébergée dans un garage au 40 rue de la Réunion.

Chers Amapiens,

En pleine crise sanitaire, nous avons à nous adapter. La terre, elle ne s’est pas vraiment arrêtée de tourner. Ni de produire.

Du côté du maraîcher,

Les restaurants et les cantines scolaires, que Sébastien approvisionnait, sont fermés.
Les marchés de Beauvais et Gournay sont interrompus pour le moment. Celui de Gournay réouvrira peut-être.
Fabrice tient une boutique de vente directe installée à l’entrée des serres, qui fonctionne très bien.
Mais les ventes de plants sont arrêtées. Ils ne sont pas de premières nécessités et les autorisations pour se déplacer ne sont pas accordées. Or cette production constitue la plus grande part du chiffre d’affaires de l’exploitation de Sébastien.

Distribution du 25 mars 2020 – 9e jour du confinement – On distribue devant le TEP.

Du côté des Amapiens

Notre cadre de vie et de travail est complètement changé mais nous devons nous nourrir et sommes contents de pouvoir avoir des légumes de saison fraîchement récoltés. Nous avons donc continué les livraisons et adopté les mesures de sécurité imposées par le confinement.
Les paniers sont livrés dans des sacs, préparés par les maraîchers. La manipulation est moindre, la livraison se fait rapidement. Nous avons établi des tranches horaires de passage. Le marquage au sol impose les distances de sécurité.
En fait, il n’y a pas plus de risques à venir chercher son panier qu’à aller remplir son caddy au supermarché.
A la fin de la pandémie, nous saurons rattraper nos moments d’échanges conviviaux et joyeux.

Un contrat le temps du confinement

Les Parisiens confinés sont plus souvent à la maison,  ont davantage de repas à préparer, mais l’approvisionnement n’est pas aisé. L’Amap peut subvenir aux besoins en cette période inédite. Sébastien et le Collectif proposent un contrat légumes d’une durée exceptionnelle : juste le temps du confinement. A ce jour, officiellement, le confinement est prévu jusqu’au 15 avril — il y a une forte probabilité qu’il soit encore prolongé. Ce contrat spécial confinement d’avril comporte 5 paniers, livrés les 1er, 8, 15, 22 et 29 avril 2020.
Si vous êtes intéressés par ce contrat exceptionnel, écrivez-nous avant lundi 30 mars, midi : https://amap-rpl.org/contactez-nous/
Dans votre message, précisez le lieu de retrait de vos paniers (108 bis, avenue Philippe-Auguste ou 40, rue de la Réunion) nous répondrons à toutes vos questions et vous indiquerons, par retour de mail, la marche à suivre pour intégrer notre Amap.

Dans Reporterre cette semaine, un article sur la situation et le rôle des Amap pendant cette crise.
https://reporterre.net/Les-Amap-ilots-de-lien-social-dans-l-ocean-du-confinement

 

Bon confinement,

 

Dans le circul’livres de Philippe-Auguste

Faire connaissance avec les légumes

Les Français n’ont jamais été de grands amateurs de légumes. Les aristocrates les dédaignaient, affirmant que n’était digne de leur estomac délicat que ce qui est aérien, proche du divin. Ainsi, le gibier à plumes et  les fruits étaient préférés aux légumes cultivés sous terre et les animaux d’élevage. Ces dernières années, on a vu (ré)apparaître sur les étals de nos maraîchers tout un tas de légumes du passé qu’on avait oublié. Nous avons appris qu’une tomate n’est pas forcément ronde et rouge. Qu’il en est des allongées, des vertes ou des pourpres, des minuscules et des énormes.  Qu’il existe par exemple une variété de laitue, la celtuce, cultivée pour sa hampe florale que l’on déguste comme des asperges. Entre espèces, sous-espèces et variétés cumulées, ce sont mille deux cent menthes différentes qui sont répertoriées, chacune avec son goût particulier. Les légumes composent un monde infini, divers, plein de surprises, dans lequel il est plaisant de voyager. Et quel plaisir d’attendre pour chacun leur saison ! Guide, Xavier Mathias, 62 p., 2019.

 

 

Bonne lecture,

Le circul’livres et le confinement

Chers Amapiens,

Les distributions de paniers se font aussi hâtivement que possible sur le trottoir et sous le régime de mesures-barrières mais

Le circul’livres continue

Que ceux qui trouvent le temps long  regardent sur le blog  la rubrique Vie de l’Amap. Dans « Circul’livres » se déroule le catalogue de l’ensemble des livres à disposition. Par mail ou téléphone, indiquez-moi le titre qui vous intéresse. Je vous l’apporterai à la distribution qui suit.

 

Confinement,

Anne
06 33 95 74 48
anne.rivaille@wanadoo.fr

Dans le circul’livres de Philippe-Auguste

Atlas de l’anthropocène

Bon, au XXe s., il s’est bien passé quelque chose au soleil ! Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires (tiens donc), mobilisations sociales, sommets internationaux, méga feux de forêts (Amazonie, Sibérie)… Cet atlas réunit l’ensemble des données sur la crise écologique de notre temps en accordant la place la plus large possible  aux cartes, tableaux et graphiques. Un ouvrage de référence, indispensable entre tous ceux du moment. Atlas, François Gemenne, 162 p., 2019.

Bonne lecture,

Dans le circul’livres de Philippe-Auguste

Jardiniers du bitume

Un ouvrage sur les jardins collectifs qui nous donne un aperçu de «l’esprit jardins partagés». On y retrouve leur fantaisie, leur imagination, leur spécificité et surtout le côté solidaire et bon enfant qui les anime. Les mains dans la terre on communique, on s’entre aide, toutes générations et communautés confondues. Des liens fleurissent dans les jardins partagés. Compte-rendu, Collectif, 160 p. 2011

 

Bonne lecture,

TélérAmap, semaine du 21 au 27 mars 2020

Avec Télérama (et le confinement), si on faisait connaissance avec sa télévision ?

On n’oublie pas la crise

  • mercredi 25 mars sur France 3 à 21h05. Pièces à conviction. les agriculteurs vont-ils sauver la planète ? À l’heure du changement climatique et de la chute de la biodiversité, un grand nombre d’agriculteurs traversent une grave crise. Pour sauver leur métier et leurs fermes beaucoup réfléchissent à remettre en question leurs pratiques. Comme eux, la planète est en crise : en France, l’agriculture produit 21 % des émissions de gaz à effet de serre, l’élevage de bovins en tête.  Dans ce document, on rencontre des agriculteurs et des agricultrices qui éprouvent de nouvelles méthodes de culture. Et qui font la révolution dans ce monde réputé conservateur ! Des chercheurs, des « coachs » scientifiques, les aident dans cette transformation qui passe aussi par un changement de modèle économique. Enquête dans plusieurs régions et pour différents types de culture sur les obstacles et les résistances qui les empêchent d’évoluer vers une agriculture plus vertueuse et rémunératrice. Un tour de France de ces paysans qui changent, là où les signaux écologiques sont au rouge.

 

Podcast : on oublie la crise

  • les samedis sur RFI à 16h10. Le goût du monde. Une émission qui parle de saveurs, d’histoires, de partage, de goûts : d’ici ou d’ailleurs. Ces goûts qui rappellent les souvenirs, les émotions, et nourrissent l’imaginaire. Exemple d’émissions : Qui mange quoi ? Le lait maternel. Les tannins à l’origine des goûts et des couleurs. La cuisine des mamas, la meilleure recette du monde.. Samedi 21 mars, rencontre avec Michel et Sébastien Bras, père et fils, restaurateurs qui ont une cuisine de renommée mondiale avec les produits du jardin.

Bonne semaine de TV et (le moins possible) d’ailleurs,

 

Anne

 

 

Dans le circul’livres de Philippe-Auguste

Indian Creek

L’auteur a vingt ans, est étudiant à Missoula, quand, porté par une série de concours de circonstances, de hasards de la vie et de décisions prises à brûle-pourpoint, il échoue dans une tente des Eaux et Forêts aux confins de l’Idaho, près de la frontière avec le Montana, pour garder deux millions d’œufs de saumon. Il y restera sept mois. Sept mois seul dans les Rocheuses, comme dans les récits de trappeurs, avec un travail qui l’occupe environ une demi-heure par jour. Cela laisse du temps pour l’introspection ou, pour un jeune étudiant épris d’aventures, tester in vivo les recettes trouvées dans l’abondante littérature américaine consacrée aux hommes des bois, à la manière de tanner les peaux ou de saler la viande, ou encore de se fabriquer des mocassins. Un roman de nature writing’, sans portée morale ou philosophique, mais avec un sens épatant de la narration et un respect amoureux de la nature. Roman, Peter Fromm, 280 p. 2006

 

Bonne lecture,