« Recyclage le grand enfumage » est arrivé dans le Circul’livres

Recyclage, le grand enfumage

Comment l’économie circulaire est devenue l’alibi du jetable. En juillet 2018, une célèbre chaîne de café annonçait qu’elle remplaçait ses milliards de pailles par un couvercle de gobelet en plastique « recyclable » muni d’un bec. Sauf que la marque oubliait de préciser qu’il n’existe pas de filière, ni de débouchés pour le polypropylène (PP) souple dont ce couvercle est constitué. Moins drôle, sous couvert de recyclage, le traitement de certains déchets plastiques, électroniques, ou textiles reste encore massivement délocalisé avec son lot de pollutions et de nuisances. En somme, le recyclage qui semble s’attaquer à deux problématiques environnementales majeures : la surconsommation des ressources et la surproduction de déchets, n’apporte en réalité qu’une réponse très partielle puisque les procédés utilisés ont des limites techniques importantes, sont fortement consommateurs de ressources et d’énergie, et ont des débouchés insuffisants. L’auteur préconise, donc, de ne pas se laisser abuser par le terme passe-partout de « recyclage », de réduire en priorité les consommations et les déchets à la source et de privilégier la réutilisation, le réemploi et la réparation. Essai, Flore Berlingen. 128 p., 2020.

Bonne lecture,

Un pain au froment, mélange de variétés

Maxime nous présente souvent son pain comme un mélange de variétés de froment. Ce soir, le mélange de blés anciens vient de l’Aube, à Villehardouin, près de Troyes. Ces variétés de blé barbu ou non, blanc ou rouge, anciens ou moins, ont de jolis noms :

Le Blanc de Saône : blé blanc, de très haute qualité ;

Florence Aurore, variété recherchée pour sa panification ;

La variété Alauda, venue d’Allemagne, est issue de sélection participative récente. Dans des mélanges de blés anciens et modernes resemés, un épi a été sélectionné, puis multiplié, et s’est avéré très intéressant : bel épi, paille solide, bonne productivité ;

Le Barbu du Macônnais : chaque grain arbore une barbe ou arête plus ou moins longue. D’autres céréales (orge, seigle, épeautre, engrain, etc.,) présentent cette caractéristique qui constitue une protection contre les prédateurs.

Le blé Chiddam, du nom d’un village du comté de Sussex, en Angleterre. Paille blanche, droite, ferme, peu élevée, assez fine. … Grain blanc, arrondi, court, très plein. Il serait difficile de dire à combien de variétés de blés s’est appliqué le nom de Chiddam (ou mieux Chidham).

Bonne dégustation,

« Planète nature » est arrivé dans le Circul’livres

Planète nature

L’album réunit, en dix bandes dessinées, dix travaux de jeunes chercheurs. Une aventure inédite de vulgarisation scientifique pour (re)découvrir la recherche et se familiariser avec des sujets aussi divers que la persistance de la chlordécone dans l’environnement, l’animal-machine dans le discours littéraire ou encore l’exploration du magnésium comme carburant. Bande dessinée, Peb & Fox. 60 p., 2020.

Bonne lecture,

TélérAmap, semaine du 17 au 23 juillet 2021

Avec Télérama, cette semaine l’écologie, c’est le cadet de nos soucis. Sauf :

C’est du futur et c’est déjà l’avenir

  • samedi 17 juillet sur Ushuaïa TV à 20h45, La révolution verte : vers le zéro carbone. À quoi ressemblera le futur monde durable ? Telle est la grande question, maintenant que la transition mondiale vers une énergie durable s’accélère. La croissance de l’énergie durable implique bien plus de changements que la seule couleur de l’énergie fournie à nos maisons. Comment notre mobilité sera-t-elle impactée ? L’énergie sera-t-elle gratuite un jour ? Tout comme Internet s’est avéré avoir une influence imprévue sur toutes sortes d’industries, de la musique aux entreprises de taxis, la transition vers l’énergie durable dépassera également le secteur de l’énergie. Et avec un impact beaucoup plus important que ce que l’on suppose aujourd’hui. Ce documentaire propose un voyage dans des endroits où l’avenir durable est déjà (presque) visible. En Chine, par exemple, où d’anciennes mines de charbon ont trouvé une nouvelle vie sous forme de parcs solaires et au Danemark, où les centrales électriques du futur servent également de pistes de ski.

Bonne semaine de TV et d’ailleurs,

« Que crève le capitalisme » est arrivé dans le Circul’livres

Que crève le capitalisme

« La catastrophe écologique est enclenchée, la crise du coronavirus a fracturé le monde entier. Un responsable : le capitalisme. En saccageant le service public de la santé, il a transformé un épisode grave mais gérable en désastre. En poursuivant la destruction des écosystèmes, il a mis en contact des virus mortels avec la population humaine. En aggravant les inégalités, il a plongé des dizaines de millions de personnes dans la misère.
Le gong avait pourtant déjà retenti lors de la crise financière de 2008. Mais plutôt que de se remettre en cause, les capitalistes ont formé un nouveau paradigme : l’avenir sera technologique, fondé sur la numérisation et l’intelligence artificielle. Il conduira à une nouvelle élite hybridée avec les machines. Et la masse de l’humanité sera rejetée dans le chaos climatique, au prix d’un apartheid généralisé.
Il faut rejeter cette vision mortifère. L’oligarchie est aujourd’hui une caste criminelle. On ne la convaincra pas, on la contraindra. Des stratégies de résistance sont nécessaires, possibles et nombreuses. Cet ouvrage est un appel à dépasser le fatalisme et à entrer en lutte.
Car le capitalisme vacille. Et c’est tant mieux : il est temps que s’ouvre le monde nouveau. » Le ton est donné, ça décape et ça fait un bien fou ! Essai, Hervé Kempf, 108 p., 2020.

Bonne lecture,

TélérAmap, semaine du 10 au 16 juillet 2021

Avec Télérama, l’écologie attend un peu avant de prendre des vacances :

Inspirez, soufflez

  • dimanche 11 juillet sur TV5 Monde à 20h30, Le monde respire. Ce film donne longuement la parole à une quinzaine de personnalités engagées sur le terrain de l’environnement parmi lesquelles on retrouve Nicolas Hulot, Aymeric Caron, Bouli Lanners et Bertrand Piccard ;Thomas Dutronc a le rôle du Récitant.. Militants écologistes, scientifiques, artistes, académiciens, jeunes actifs pour le climat, responsables d’ONG, tous estiment que cette crise du Covid dit quelque chose du fonctionnement de nos sociétés et de notre rapport aux grandes questions environnementales.  Le constat est clair : si on ne profite pas de l’arrêt imposé par la crise sanitaire pour inventer un autre monde, nous aurons vraisemblablement gâché nos dernières chances.  Au-delà de ces entretiens avec des personnalités de premier plan, Le Monde Respire est aussi allé à la rencontre de dizaines d’anonymes et d’entreprises dont l’engagement pour un monde plus résilient et plus juste ne date pas de la crise du Covid.
  • Lire la suite

    Recette pâtes au chou

    Amateur de chou en manque d’inspiration, voici une parade implacable :

    Pour 4 personnes : 

    Dans une sauteuse faire revenir 2 à 3 cl d’huile à feu vif avec :
    – 1 oignon émincé
    – 2 gousses d’ail taillées en petits petits morceaux
    – 1 gousse de cardamome (j’ai une préférence pour la cardamome verte)
    – 1 clou de girofle
    – 2 piments oiseau
    – quelques morceaux de cannelle selon goût 
    – saler / poivrer (de Sichuan ou Timut pour les gourmands)

    Lorsque les oignons commencent à roussir ajouter le chou taillé en petites lamelles (choux chinois, frisé, brocoli… à votre guise ou celle du maraîcher)
    Il se peut que le volume vous impressionne, mais pas de pression, ça va réduire ! 

    Opter pour un feu doux. Mélanger régulièrement pendant 15/20 minutes. Ajouter 10cl de sauce soja (salée !) et laisser réduire tranquillement.

    Dans le même temps, faire cuire des pâtes chinoises.

    Quand elles sont prêtes, égoutter et mélanger avec les légumes ; servir arrosé d’un bon trait de citron et de persil ou de coriandre hachée.

    Un régal que j’ai plaisir à partager avec vous et qui fonctionne avec toutes sortes de légumes : courgettes, carottes, poireaux, bettes et en mélange

    A bien vite !

    Charles

    Un pain au blé Khorasan

    Le pain de mercredi sera au Khorasan. On le connaît bien à l’Amap, et il est parmi les plus appréciés des blés que Maxime nous apprend à connaître, distribution après distribution.

    De culture exclusivement biologique, ce blé, ou sous sa dénomination commerciale le Kamut®, est un blé ancien qui fut cultivé il y a 5000 ans et dont l’intégrité génétique a été intégralement préservée. C’est un ancêtre du blé dur moderne, originaire de la région de Khorassan (nord-est de l’Iran), d’où il tire son nom. Son épi porte des grains trois fois plus gros que le blé dur. Chaque épi est formé de gros grains longs et bosselés.

    Un blé, des légendes

    Le blé khorasan aurait été réintroduit dans les temps modernes grâce à un aviateur américain, Earl Dedman, qui a envoyé en 1949 quelques grains de blé d’Égypte à son père dans le Montana (États-Unis), qui les a multipliés. Selon une légende, ces grains proviendraient de la tombe d’un pharaon égyptien, d’où le surnom américain de King Tut’s Wheat (blé du roi Toutânkhamon). On ne sait ni quand ni comment le blé de Khorasan a été introduit en Égypte. Selon une autre légende, Noé aurait emporté ce grain dans son Arche, ce qui lui a valu le surnom de « blé du prophète  ». D’autres légendes supposent qu’il a été introduit en Égypte par les armées d’envahisseurs. Enfin, en Turquie, il est surnommé « dent de chameau » en raison de sa face dorsale bossue ou, plus probablement, parce qu’il ressemble à une dent de chameau. (source Wikipédia)

    Ayant la particularité d’être jaunâtre, elle ressemble à une fine semoule, la farine de blé khorasan s’emploie pour les pâtisseries, les pains ou encore les pâtes alimentaires, tout comme la farine de blé conventionnelle. Son goût évoque celui d’un beurre de noisette, doux et très légèrement sucré.

    « Le guide de l’alimentation durable » est arrivé dans le Circul’livres

    Le guide de l’alimentation durable

    S’engager pour la planète sans se prendre la tête. l Un quart des émissions de gaz à effet de serre des Français vient de ce qu’ils mangent ! Concrètement, cela signifie donc que le contenu de notre assiette a plus d’impact sur le climat que les secteurs des transports, de l’habitation et du bâtiment. Il y a donc dans notre alimentation un puissant levier d’action pour changer la donne ! Après avoir décrit sa propre expérience et expliqué les enjeux écologiques de la démarche, l’auteure guide le lecteur pas à pas à travers un plan d’actions : réduire son impact carbone (moins de produits animaux, acheter local) ; avaler moins de toxiques (ustensiles de cuisine en matériaux durables, aliments bio) ; éviter de gaspiller (comment conserver et préparer pour ne rien jeter). Avec ce guide, vous saurez quels matériaux bannir de votre cuisine, vous réciterez par cœur la liste noire des aliments les plus pollués et la liste verte des aliments les plus écolos, vous pourrez démarrer votre cuisine végé avec 25 recettes et connaîtrez la liste des 5 aliments les plus impliqués dans la déforestation… Vous en demandez encore ? Guide, Aline Gubri, 212 p., 2020.

    Bonne lecture,

    « L’exode ubain » est arrivé dans le Circul’livres

    L’exode urbain

    Manifeste pour une ruralité positive. Quotidien éreintant, coûteux, incitations à la consommation omniprésentes, des liens sociaux superficiels, souvent bien loin de la vie que l’on a pu idéaliser… Quand tout s’accélère autour de nous, on se sent parfois dépassés, pas à notre place, pris dans le tumulte de la productivité et de la consommation de masse. Nous voici invités à une prise de recul et une analyse de nos quotidiens urbains, pour un passage à l’action vers un mode vie plus durable, plus humain, plus rural. Mais, ici, la ruralité est moderne, connectée à la ville, dans une dynamique coopérative et intégrative des espaces de vie. C’est l’exode 2.0. Celui qui a pour but de générer un regain d’intérêt envers les campagnes, en changeant le regard qui est porté sur elles. « Petit » manifeste, Claire Desmares-Poirrier 96 p., 2020.

    Bonne lecture,