« Du côté du Jardin des Plantes » est arrivé dans Amap-à-Lire

Du côté du Jardin des Plantes

L’auteur raconte les moments les plus frappants de l’histoire du Jardin des Plantes, : l’installation de la ménagerie en pleine Terreur avec l’introduction d’animaux saisis chez des montreurs, Zarafa la première girafe, escortée depuis Marseille par Geoffroy St Hilaire ,s’y installe en 1827. Buffon y réalise sa grande œuvre collective, L’Histoire Naturelle. C’est là que naît le concept d’Évolution avec Lamarck et Saint-Hilaire ; le jardin devient alors le théâtre de querelles savantes (et moins savantes). Wallace et Darwin furent des lecteurs de Buffon et des connaisseurs du Jardin. On découvre aussi l’importance d’un scarabée sur un autre chemin de l’Évolution,. On voit s’y succéder naturalistes, amis de la nature et amoureux du Jardin : Bernardin de Saint-Pierre, Geoffroy Saint-Hilaire, Humboldt, Wallace, Darwin, Quelques chapitres choisis pour parcourir quatre siècles d’aventures scientifiques, s’émerveiller de la diversité du vivant et conclure sur la leçon suprême de l’écologie : quelle est la place de l’homme — lui qui est apparu très récemment — dans ce grand jardin qu’est la Terre ? Le tout plaisamment illustré. Chroniques, Jacques Damade, Vincent Puente (illustrateur), 124 p. 2022.

Bonne lecture,

« (Re)devenir paysan » est arrivé dans Amap-à-Lire

(Re)devenir paysan

Et si c’était à votre tour de vous (re)convertir ? Pour accompagner vos premiers pas dans cette nouvelle voie, l’auteur propose un guide articulant sa connaissance du milieu rural avec des parcours inspirants. Il montre que si l’on privilégie un modèle diversifié et à taille humaine, loin des vastes monocultures industrielles, l’agriculture peut être un terrain d’épanouissement personnel tout en permettant la revitalisation des territoires et le retour de la biodiversité. 
Quand, pour beaucoup, travail rime avec perte de repères, (re)devenir paysan permet d’incarner un métier en phase avec la vie, mobilisant le corps, la solidarité et la coopération d’un réseau très dynamique d’acteurs au quotidien. Guide illustré, Jacques Caplat, 56 p. 2019.

Bonne lecture,

« Main basse sur nos forêts » est arrivé dans Amap-à-Lire

Main Basse sur nos forêts

Cette dramatique industrialisation de la forêt, on ne l’avait pas encore racontée. Après l’agriculture, c’est aujourd’hui la forêt qui est victime de l’industrialisation. Sous forme de reportages de terrain, l’auteur nous montre comment cela se traduit par des monocultures, une perte de biodiversité, et un massacre avec des machines de plus en plus puissantes. Cela va jusqu’à cette aberration : le traitement au glyphosate de certaines plantations. Le problème prend une ampleur nouvelle avec l’exploitation du bois énergie. Alors que ce bois-énergie est présenté comme une énergie renouvelable, c’est la destruction pure et simple des forêts qui est en jeu, la demande étant bien supérieure à la production. Face à cette déforestation (dans le sens où une monoculture d’arbres ressemble plus à un champ qu’à un système biologique résilient), des alternatives se mettent en place, des résistances s’organisent. Essai, Gaspard d’Alllens, 160 p. 2019.

Également dans le Amap-à-Lire, du même auteur : Les néo-paysans

Bonne lecture (surtout bonnes balades en forêt),

« L’effondrement (et après) expliqué à nos enfants… » est arrivé dans Amap-à-Lire

L’effondrement (et après) expliqué à nos enfants… et à nos parents

Comment parler du réchauffement climatique avec les enfants ? D’un côté, dans le rôle de parents ou de pédagogues, on n’a pas envie de fermer leur horizon, d’installer dans les jeunes têtes une conscience douloureuse du monde. De l’autre, les enfants d’aujourd’hui auront à affronter des enjeux écologiques plus violents que les nôtres : plus de canicules et de mégafeux, plus de flux migratoires, d’extinctions animales, de pénuries… Ce serait donc un cadeau ambigu que de ne pas leur donner une image loyale des défis à relever. La solution proposée par les auteurs passe par un langage simple, débarrassé de l’expertise, mais précis. « Si l’atmosphère se réchauffe, alors l’eau de la mer s’évapore plus, donc il y aura de plus en plus de pluies à certains endroits, c’est-à-dire des inondations. » Ou encore : « Notre corps doit rester à 37 °C ! À 38 °C, si la transpiration n’est pas efficace, on est malade. Si notre corps atteint 43 °C, on meurt. » La solution des auteurs que nous devenions le contraire de soldats est-elle vraiment trop optimiste ? Essai, Pablo Servigne et Gauthier Chapelle, 180 p. 2022

Bonne lecture,

Également, des mêmes auteurs dans Amap-à- Lire : Petit traité de résilience locale et L’entraide, l’autre loi de la jungle

« L’entrée dans l’ère écologique » est arrivé dans Amap-à-Lire

L’entrée dans l’ère écologique

Précurseur dans les années 1970 avec un texte intitulé L’an I de l’ère écologique (disponible aussi ici) l’auteur n’a cessé depuis de réfléchir, ajuster, chercher à convaincre d’une nécessaire « écologisation » de la politique française. Pour le philosophe, l’écologie politique ne doit pas se cantonner à la défense des animaux, ou uniquement aux effets du réchauffement climatique, mais faire un tout concernant l’avenir de l’individu, de la société et de l’espèce humaine : l’Homme a besoin de la Terre qui a besoin de l’Homme. Face au développement techno-scientifico-économique qui dégrade la biosphère et nous menace, il s’agit désormais de transformer nos vies et nos modes d’organisation. Telle devra être la nature de notre futur. Essai, Edgar Morin 152 p. 2020

Bonne lecture,

« Énergie et équité » est arrivé dans Amap-à-Lire

Énergie et équité

Un texte visionnaire d’un pionnier de l’écologie politique. Nous travaillons pour conduire. La vitesse de pointe augmente et nous habitons de plus en plus loin de notre travail. Ainsi, le gain de temps de l’optimisation technique est gaspillé. Les classes laborieuses en pâtissent plus que les cadres, qui ont un rapport plus équitable avec leurs moyens de transport. Et l’auteur de constater que la société d’abondance offerte par l’automobile est énergivore et aliénante et de nous inviter à recourir à des choix techniques plus simples. En bref : mieux vaut un bon vélo qu’une auto qu’on n’en finit pas de payer ! Essai, Ivan Illich, 126 p. 2004 (1973 pour les premières ébauches et parutions).

Bonne lecture,

« Soupes du jour » est arrivé dans Amap-à-Lire

Soupes du jour

Quoi de plus alléchant que l’odeur d’une soupe fumante pour un dîner d’hiver? A moins que vous ne préfériez un gaspacho glacée pour manger léger au cœur de l’été! Le seul ustensile indispensable pour réaliser une soupe maison: un mixeur plongeur qui transformera n’importe quel légume bouilli en un délicieux velouté. La saisonnalité des produits est précisée ainsi que la possibilité ou non de congeler. Des astuces et variantes sont à ne pas manquer ! 30 recettes, Anne-Catherine Bley, 64 p. 2003.

À vos légumes !

La revue dessinée n°38

La revue fait une large part à l’environnement. L’actualité y est traitée par le texte autant que par l’image, avec du recul, donc ; le temps qu’il faut pour sortir du brûlant et donner de l’information. Parmi d’autres articles : Abysses, Cette « Mare Incognita » qui suscite fascination extraordinaire et…convoitise. Capital, Sur huit générations, l’histoire des inégalités et leurs justifications politiques. Reprendre les rennes, Le peuple Sami espère voir ses droits enfin respectés et pouvoir préserver son activité d’élevage des rennes mise en péril par l’exploitation minière. Revue, Collectif, 250 p, Hiver 2022-2023.     

Bonne lecture,

« Écoutons les agriculteurs raisonner » est arrivé dans Amap-à-Lire

Écoutons les agriculteurs raisonner

« Avant tout, je dis aux paysans que je les plains, sans la moindre condescendance. Ils font un métier difficile, encore plus difficile qu’il ne l’a été autrefois, même s’il est devenu aujourd’hui moins pénible, un des métiers les plus difficiles avec celui d’enseignant et celui de médecin. Ces trois-là œuvrent sur le long terme, ils aident les humains à se forger un avenir. Cependant, ils agissent dans un monde manœuvré par les hommes du court terme : le politique mobilisé par l’échéance électorale, le médiatique ébloui par l’actualité, le financier anxieux de prendre ses gains. Face à ces puissances, les paysans n’ont même plus l’avantage du nombre. » Michel Serres, philosophe, a préfacé ce livre qui rassemble les portraits et les témoignages spontanés d’une douzaine d’agriculteurs. Nous sont ainsi confiés leurs doutes, leurs espoirs, leur volonté de continuer à exercer leur métier. Un ouvrage à plusieurs voix auxquelles tentent de répondre un économiste et le rapporteur de l’agriculture raisonnée au gouvernement. Enquête, Laurent Jézéquiel, 220 p. 2006

Bonne lecture,

« Atlas de l’alimentation » est arrivé dans Amap-à-Lire

L’épopée illustrée des nourritures terrestres

Les questions d’alimentation sous forme d’atlas, c’est une première ! L’ouvrage tente de répondre, à grands coups de cartes, graphiques et statistiques, à cette double question : « Savons-nous réellement ce que nous mangeons et d’où vient ce qui est dans notre assiette ? » Les sujets abordés sont vastes et variés (mondialisation du vin, élevages intensifs, alimentation de demain, produits locaux, surpêche…). En plus de lui permettre de saisir les enjeux planétaires et locaux des productions et des consommations alimentaires, l’ouvrage alerte le lecteur sur l’appauvrissement de la biodiversité alimentaire. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, il existerait 10 000 à 50 000 plantes comestibles alors que moins de 200 d’entre elles sont utilisées pour l’alimentation. Est-il prudent de faire reposer la quasi-totalité de notre alimentation uniquement sur trois céréales, le blé, le maïs et le riz, qui fournissent près de 60 % des calories et des protéines d’origine végétale ? Beaucoup de questions, beaucoup de réponses. L’écriture est simple et dynamique, les illustrations passionnantes. Atlas, Gilles Fumey et Pierre Raffard, 240 p. 2018.

Bonne lecture,