« Écoutons les agriculteurs raisonner » est arrivé dans Amap-à-Lire

Écoutons les agriculteurs raisonner

« Avant tout, je dis aux paysans que je les plains, sans la moindre condescendance. Ils font un métier difficile, encore plus difficile qu’il ne l’a été autrefois, même s’il est devenu aujourd’hui moins pénible, un des métiers les plus difficiles avec celui d’enseignant et celui de médecin. Ces trois-là œuvrent sur le long terme, ils aident les humains à se forger un avenir. Cependant, ils agissent dans un monde manœuvré par les hommes du court terme : le politique mobilisé par l’échéance électorale, le médiatique ébloui par l’actualité, le financier anxieux de prendre ses gains. Face à ces puissances, les paysans n’ont même plus l’avantage du nombre. » Michel Serres, philosophe, a préfacé ce livre qui rassemble les portraits et les témoignages spontanés d’une douzaine d’agriculteurs. Nous sont ainsi confiés leurs doutes, leurs espoirs, leur volonté de continuer à exercer leur métier. Un ouvrage à plusieurs voix auxquelles tentent de répondre un économiste et le rapporteur de l’agriculture raisonnée au gouvernement. Enquête, Laurent Jézéquiel, 220 p. 2006

Bonne lecture,

« Atlas de l’alimentation » est arrivé dans Amap-à-Lire

L’épopée illustrée des nourritures terrestres

Les questions d’alimentation sous forme d’atlas, c’est une première ! L’ouvrage tente de répondre, à grands coups de cartes, graphiques et statistiques, à cette double question : « Savons-nous réellement ce que nous mangeons et d’où vient ce qui est dans notre assiette ? » Les sujets abordés sont vastes et variés (mondialisation du vin, élevages intensifs, alimentation de demain, produits locaux, surpêche…). En plus de lui permettre de saisir les enjeux planétaires et locaux des productions et des consommations alimentaires, l’ouvrage alerte le lecteur sur l’appauvrissement de la biodiversité alimentaire. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, il existerait 10 000 à 50 000 plantes comestibles alors que moins de 200 d’entre elles sont utilisées pour l’alimentation. Est-il prudent de faire reposer la quasi-totalité de notre alimentation uniquement sur trois céréales, le blé, le maïs et le riz, qui fournissent près de 60 % des calories et des protéines d’origine végétale ? Beaucoup de questions, beaucoup de réponses. L’écriture est simple et dynamique, les illustrations passionnantes. Atlas, Gilles Fumey et Pierre Raffard, 240 p. 2018.

Bonne lecture,

« La meilleure façon de manger » est arrivé dans Amap-à-Lire

La meilleure façon de manger

Le guide de l’alimentation saine pour toute la famille. Son succès est tel qu’on l’appelle MFM pour Meilleure Façon de Manger. Des règles pour équilibrer au mieux notre alimentation. La connaissance des différents nutriments existants dans l’alimentation. Des recommandations par type de produits. Des conseils pour choisir ses produits et planifier ses repas. Enfin des exemples de repas équilibrés avec des recettes, saines, colorées et faciles. Ce n’est pas la Bible de l’alimentation familiale — mais ça s’en rapproche ! Guide, Thierry Souccar et Angélique Houlbert, 320 p. 2015.

À vos prises de (bonnes) notes,

« La longue marche des dindes » est arrivé dans Amap-à-Lire

La longue marche des dindes

Une très jolie rencontre entre une illustratrice et un bientôt classique de la littérature jeunesse. Missouri, été 1860. Simon a 12 ans et perd son temps à l’école ; son institutrice gentiment lui demande de déployer ses ailes. Aussi, lorsqu’il apprend que les dindes sur pattes valent 20 fois plus à Denver que chez lui, il décide d’acquérir 1000 têtes pour les convoyer sur 1000 kilomètres et prouver ainsi qu’il a le sens des affaires. Il recrute pour l’escorter une équipe improbable avec laquelle il va devoir traverser le désert, affronter les rocheuses et négocier avec les Indiens ! Ces derniers accepteront-ils de laisser passer cette étrange caravane qui doit atteindre Denver pour y faire fortune ? Une grande balade et un message de générosité très peu naïf… Bande dessinée jeunesse, Kathleen Karr et Léonie Bischoff, 148 p. 2022.

Aux enfants,

« Manger local, manger global » est arrivé dans Amap-à-Lire

Manger local, manger global

Manger c’est incorporer un territoire (Jean Brunhes)
. Et si l’on pensait l’alimentation en « géographie » ? Délimiter les grandes aires culino-alimentaires ; explorer le rôle que les mangeurs jouent dans la construction des faits alimentaires ; construire la pensée géographique de l’alimentation avec la nature, les paysages, les terroirs et les villes. L’ouvrage défait le nœud locallglobal et nous aide à mieux comprendre ce que manger veut dire. Essai, Gilles Fumey, 152 p. 2010.

Bonne lecture,

« La maison des [néga]watts » est arrivé dans Amap-à-Lire

La maison des [néga]watts !

Le guide malin de l’énergie chez soi. L’ouvrage date de quelques années mais réduire nos factures de chauffage et d’électricité est devenu crucial ! Ce livre fournit les premières informations pertinentes en matière de sobriété énergétique, des conseils pratiques et certaines adresses utiles. Écologique : l’énergie la moins polluante est celle que l’on n’a pas besoin de produire, la démarche est aussi gagnante – l’énergie la moins chère est celle que l’on n’a pas besoin de consommer. Guide, Thierry Salomon et Stéphane Bedel, 136 p. 2008.

L’association [néga]watts : https://negawatt.org

A vos compteurs,

« La rivière des castors » est arrivé dans Amap-à-Lire

La rivière des castors !

Quand la famille Collier s’installe à Meldrum Creek, la nature est redevenue sauvage. La forêt flambe, les buissons flambent, les herbes flambent. Le feu est maître parce qu’il n’y a plus d’eau, et il n’y a plus d’eau parce qu’il n’y a plus de castors. Du temps où la grand-mère indienne de Lilian Collier habitait là, des troupeaux d’élans et de daims venaient boire à la rivière, des truites sautaient dans le soleil, et les castors édifiaient en battant de la queue leurs précieux barrages sur le torrent. Les castors ont été décimés, l’eau a fui, avec elle les animaux, l’herbe verte, l’abondance et la douceur de vivre. Les Collier vont essayer de ressusciter cette région désolée. A partir d’un couple de castors envoyé par les Eaux et Forêts du Canada, de beaucoup de courage et de beaucoup d’amour. Contre le froid, la faim, l’inconfort, la solitude et les bêtes sauvages. Jour après jour. De ces livres dont ne sait plus bien dire s’ils sont souvenirs d’enfance ou de lecture ! Récit jeunesse, Éric Collier, 352 p. 1960.

Bonne lecture !

« Les sauveurs » sont arrivés dans Amap-à-Lire

Les Sauveurs

Sept portraits de femmes et d’hommes qui se sont engagés avec courage et audace dans la défense de la cause animale.
Comme Rob Stewart, jeune Canadien protecteur des océans, qui sacrifiera sa vie à son combat. Ou Henry Spira, qui fera plier les géants de la cosmétique et de l’agroalimentaire. Ou encore Dian Fossey, l’icône de la défense des gorilles…
Le parcours du héros, depuis son enfance jusqu’à ses plus belles victoires, est raconté avec enthousiasme et militantisme. Les portraits des fondateurs de L214 ou de Amir Khalil, vétérinaire de guerre, soulèvent quelques questions sur le bien fondé de leur combat. Ce n’est pas le moindre mérite de ces récits en bande dessinée vivement menés. Portraits graphiques, Chhuy-Ing Ia, Fabien Morin, Julien Derain, Laurent Hopman, 148 p. 2022.

Bonne lecture,

Les seigneurs de la mer

Depuis l’enfance, Rob Stewart se passionne pour les requins.
À tel point qu’il est devenu biologiste et photographe sous-marin afin de pouvoir nager avec eux, décrypter leur mystère et déconstruire le mythe du requin mangeur d’hommes. Ce mythe, entièrement fabriqué, serait selon lui responsable de l’indifférence qui entoure, un peu partout dans le monde, le massacre de la population de requins à des fins commerciales. Du Costa-Rica aux Îles Galapagos en passant par le Guatemala, Stewart et l’équipage de l’activiste des mers Paul Watson tentent de dénoncer et de mettre en échec les braconniers à la solde de mafias asiatiques soutenues par des gouvernements corrompus. Il y va de l’équilibre écologique de la planète. Film, Rob Stewart, 85 min., 2008.

Bon film,

« L’an I de l’ère écologique » est arrivé dans Amap-à-lire

L’an I de l’ère écologique

«C’est en Californie, en 1969-1970, que des amis scientifiques de l’université de Berkeley m’ont éveillé à la conscience écologique. Trois décennies plus tard, après l’assèchement de la mer d’Aral, la pollution du lac Baïkal, les pluies acides, la catastrophe de Tchernobyl, la contamination des nappes phréatiques, le trou d’ozone dans l’Antarctique, l’ouragan Katrina à La Nouvelle-Orléans, l’urgence est plus grande que jamais.». Le dialogue avec Nicolas Hulot, dans la seconde partie de l’ouvrage, moins indispensable, propulse la réflexion complexe sur le terrain de l’engagement politique et médiatique. Réflexion, Edgar Morin, 128 p. 2007

Bonne lecture,