Le jour où je me suis inscrit dans une AMAP…

En quelques mots, écrivez en commentaires, pourquoi vous avez décidé, d’adhérer à une Amap…

Paroles d’Amapiens, ce sont des recueils de témoignages, autour de nos vies « amapiennes ». Sujets de vie quotidienne, sujets d’actualité, coups de coeur, coups de gueule, appels à débats, partage d’info et d’expériences… 

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4 réflexions sur “Le jour où je me suis inscrit dans une AMAP…

  1. Pour moi l’Amap, c’est plutôt pour savoir ce que je mets dans mon assiette, avec un agriculteur qui pourrait être celui du village.
    Bio ou pas est moins mon souci (du moment que c’est raisonné), je m’attache plus au légume de la saison.
    Et quand je me suis inscrit en 2006/2007, il n’y avait pas de ruches qui dit oui, de péniche qui navigue. Et les magasins bio étaient rares.
    L’Amap reste un vrai contact avec l’agriculteur, qui met aussi du lien entre les habitants d’un quartier. Comme dans un village quoi.

  2. J’ai emménagé dans ce quartier il y a presque 10 ans, en novembre 2006.
    Un soir, je rencontre dans la hall de la résidence un groupe de voisines qui discutent, paniers opulents de légumes odorants (bonne odeur de poireau) posés à leurs pieds.
    Je me présente comme la nouvelle du 4ème, nous sympathisons et très vite je les questionne sur l’origine de leurs légumes… et hop : chacune m’offre un légume de son panier de l’Amap !
    Je rentre chez moi cuisiner ma carotte, mon poireau, ma patate, mon oignon, ma branche de céleri et mon navet, et me promets de m’inscrire au plus vite à cette Amap « miraculeuse » !

    A l’époque il y avait une liste d’attente, tant l’amap était recherchée.
    Au bout de quelques mois j’ai pu intégrer l’Amap et me faire de nouveaux copains de quartier !

    Ma plus grande surprise a été le jour de la visite chez les maraîchers, étant une citadine, j’ignorais tout de la culture des légumes.
    Dans les potagers, les concombres sont des légumes qui poussent sur une liane, serpentant au ras du sol, obligeant à tourner les fruits régulièrement pour qu’ils murissent de tous les cotés.
    Sous la serre de nos maraîchers, j’ai découvert des allées de concombres, grimpés en « palissage », formant des arceaux de verdure, aux fruits tombants au bout de tiges et de fleurs jaunes grosses comme des lys. Mon étonnement était à son comble lorsque j’ai touché la feuille de la plante, on dirait du papier bulle mais poilue !

    Depuis 9 ans, je n’ai raté qu’une seule fois la sortie à la ferme.
    J’ai beau connaître un peu mieux les calendriers agricoles, l’organisation du travail des champs et des serres, les étapes de culture… je rentre à Paris toujours émerveillée et constate l’évidence : je mange « affectif ». Tous ces légumes, fournis chaque mercredi par les Léger, je connais leur origine, l’emplacement où ils ont poussé, les mains qui les ont cueillis, ils me sont plus qu’une nourriture, ils sont un bienfait affectif cultivé par des agriculteurs nourriciers qui me veulent du bien !

    C’est aussi ça l’Amap pour moi : manger « affectif ».

  3. Jamais deux sans trois!

    Au degré « zéro », la première fois que j’ai entendu parler des AMAP, c’est lorsque Nicolas Laurent, le premier « développeur » du réseau des AMAP en IDF, est venu (à deux reprises, en fait) devant les CIGALES pour évoquer la possibilité de financer le « réseau alliance IDF ». A cette époque, le temps où les AMAP se comptaient dans la région sur les doigts d’une main n’était pas si lointain (2003-2004). Nicolas, à coup de prises de contacts, d’animation de réunions soir après soir, a réussi non seulement à se créer son poste, mais à initier plusieurs dizaines d’AMAPs et autant de partenariats avec des maraîchers volontaires pour tenter l’expérience (au bout de quelques années, il est passé à d’autres activités professionnelles – mais je n’oublie pas son rôle dans l’histoire des AMAPs d’IDF).

    En 2005, pour ma part, j’ai rejoint un groupe engagé dans le processus de mise en route d’une AMAP. Son leader de l’époque avait trouvé un maraîcher, un lieu de distribution, mais le processus administratif de mise en place piétinait réunion après réunion (arrivées successives de nouvelles personnes, à qui il fallait tout expliquer depuis le début, et du coup départ des plus pressés vers d’autres groupes…). Avec quelques connaissances, on a pris les choses en main, monté un « commando » pour faire une analyse comparative [bench-machin…] des statuts associatifs de plusieurs AMAPs déjà existantes, on a rédigé les statuts de l’AMAP de Ménilmontant, on a constitué à nous 3 ou 4 un Bureau, on a déposé tout ça à la Préfecture (24/10/2005), on a ouvert un compte en banque au Crédit Agricole, pris une assurance à [la MAAF ? la MAIF ?], et… roulez jeunesse ! C’était parti pour notre première « saison ». Je me revois encore, avec des dizaines de contrats en 3 exemplaires (1 pour le maraîcher, 1 pour l’amapien, et 1 pour l’association) étalés par terre, et de 1 à 6 chèques à poser sur chaque tas, pour pouvoir pointer et repointer sur les listes successives (candidats amapiens, feuilles de remise périodique des chèques pour encaissement à notre maraîcher) que je n’oubliais personne et que les montants en euros correspondaient bien… pour une première distribution qui a dû avoir lieu, je pense, le 3 mai 2006. C’est bien volontiers que, au bout de 6 mois, j’ai laissé ma place de Président de l’association (autodéclaré!) lors de la première Assemblée générale « démocratique », où des candidats se sont présentés au bureau et ont été élus. Mais il m’est arrivé quelquefois d’aller représenter l’AMAP lors des Conseils d’administration de l’Alliance AMAP IDF.
    Ensuite, peu après (en 2007 ?), j’ai quitté l’AMAP de Ménilmontant pour un autre groupe plus proche géographiquement de chez moi.

    C’est donc une décision bien égoïste qui m’a emmené au « groupe Keller Légumes », qui n’était pas une AMAP, puisque sa Présidente avait adopté un autre fonctionnement : pas de « temps de distribution » en présence de l’agriculteur, celui-ci déposait juste les « paniers » déjà constitués dans une boutique proche, et les membres du groupe pouvaient passer prendre le leur le soir même, ou le lendemain, voire même le surlendemain… Au final, au bout de deux ans il me semble, notre maraîcher, qui était aussi le fournisseur de plusieurs « vraies » AMAP, nous a laissés tomber du jour au lendemain suite à quelques remarques qu’il a mal prises sur le contenu des paniers.

    Et enfin, en troisième et dernier lieu, en 2010 (après un an ou deux sans panier hebdomadaire), j’ai rejoint quelques amis cigaliers à l’AMAP Réunion Père Lachaise, d’abord rue des Haies, puis rue de Charonne (et naturellement avenue Philippe Auguste aujourd’hui). Le fait de tenir la « bibliAMAP » rue des Haies toute une saison en 2013 n’a sans doute que faiblement contribué à un « burn out » du bénévolat qui m’a fait arrêter toute activité associative (dont AMAP) en 2014… En 2015, tout de même, j’ai repris un petit panier, en régime « copanier » (1 tous les 15 jours), + quelques pots de confiture, et cela me convient. Depuis début 2017, je m’applique à m’impliquer en rédigeant des articles sur le présent blog (finances solidaires d’abord, Toile des AMAP ensuite).

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