« Le syndrome de la grenouille » est arrivé dans le circul’livres

Le syndrome de la grenouilleLe syndrome de la grenouille de Ivar Ekeland

L’économie et le climat. Dans le domaine de l’environnement, le délai entre l’action et l’impact de cette action est au minimum de cinquante ans. Seul un point de vue éthique et anthropologique peut venir à bout de l’enjeu du changement climatique et de ses contradictions. Essai, Ivar Ekeland, 120 p.

 

 

Bonne lecture,

2 réflexions sur “« Le syndrome de la grenouille » est arrivé dans le circul’livres

  1. Je viens de terminer une lecture de ce livre (qui date déjà de 2015), en y trouvant une idée intéressante toutes les 3 pages (au moins). Le syndrome de la grenouille semble nous considérer comme malheureusement déjà cuits : la température va inéluctablement augmenter d’ici 2100, et, en gros comme en détail, nous attendons passivement que ça se passe. Mais le panorama envisagé dépasse largement le seul enjeu du réchauffement climatique. Le bouquin aurait aussi pu s’appeler le syndrome de l’homo oeconomicus, pour démonter le postulat dominant, celui que le consommateur rêve exclusivement de consommer davantage pour moins cher, comme s’il n’y avait que des gagnants, et pas de perdants. Consommer des produits industriels (payants), bien sûr, et pas simplement user (sans en abuser) de ressources naturelles (non-payantes, mais pas illimitées). L’auteur cite (p.35) une étude rédigée par un de ses collègues dans les années 1970, qui avait démontré qu’on ne pouvait, financièrement parlant, compter sur la « raison financière » pour limiter la chasse à la baleine. Les ressources naturelles sont beaucoup plus faciles à détruire qu’à reconstituer (le reboisement, par replantation sur le sol d’une forêt primaire coupée à blanc, est illusoire en terme de biodiversité). Le problème est que les échéances politiques ne vont guère plus loin que la prochaine élection, tandis que notre propre « mémoire collective » ne couvre guère que quelques dizaines d’années, et que les changement, prévisibles, prévus, attendus, exercent leurs effets au fil de longues décennies. Bref, Ivar Ekeland décortique à merveille les mécanismes de notre procrastination collective à changer positivement le destin de notre planète. A relire dans 25 ans… si nous sommes encore là.

    • Merci pour ton commentaire ! Oui, en matière d’environnement, le délai entre l’action et son effet est estimé à environ cinquante ans.
      D’oû, l’inefficacité parfaite des initiatives politiques ou des mesures économiques à la recherche de bénéfices à court et moyen terme…
      Ça laisse de la place pour autre chose !

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