« Regards sur nos assiettes » est arrivé dans Amap-à-Lire

Regards sur nos assiettes
Positif et résolument tourné vers l’avenir, ce documentaire laisse le micro à six étudiants en géographie qui enquêtent sur leur alimentation et partent à la rencontre de producteurs responsables. Ils vont parcourir la Savoie et la Haute Savoie, rencontrer des paysans et des artisans pour nous parler d’environnement, de santé, d’agriculture, d’éducation et de politique locale. Souriant, d’une oreille à l’autre ! Documentaire, Pierre Beccu, DVD 75 mn, 2017.

Bon film !

Une réflexion sur “« Regards sur nos assiettes » est arrivé dans Amap-à-Lire

  1. J’ai visionné avec intérêt le DVD de ce film, « Regard sur nos assiettes », qui était sorti en salle en septembre 2015.

    On peut se le procurer pour 5 euros (ou l’acheter en VOD pour 3,90 euros) sur le site de Bas Canal Production, http://bascanal.fr/prodtestpb/boutique/ (il semble même en exister une version en anglais!).

    J’ai trouvé intéressant que le DVD propose, en plus des 75 minutes du documentaire principal lui-même (montage achevé en 2012), quelques dizaines de minutes supplémentaires de « bonus » avec un genre de « making-off » intégrant les témoignages de ceux qui ont mené le projet à bien sur ce que, trois ans plus tard (2015) ils en avaient retiré. Une dernière séquence se déroule, elle, en 2016, entre le documentariste, deux des personnes interviewées et l’un des étudiants qui avaient mené à bien le projet. 

    Comme dit plus haut, tout est parti d’un « projet pédagogique »: selon le témoignage de Pierre Beccu, au sein d’une formation d’enseignement supérieure savoyarde (en développement rural) dont la dernière promotion est sortie en 2012, un premier groupe de 5 ou 6 élèves avait travaillé en 2010 sur la « définition théorique » de ce que pourrait être un documentaire s’intéressant au contenu de nos assiettes en lien avec les producteurs locaux. Un second groupe s’est emparé du thème l’année suivante, a commencé par se former aux techniques audiovisuelles et d’enquêtes avant d’aller « sur le terrain » se confronter à la réalité. Ils ont eu l’autorisation de leur établissement pour continuer le projet l’année suivante: passer d’une centaine de contacts représentant de nombreux entretiens à la sélection des intervenants finaux, pour finir par monter à partir d’une dizaine d’heures de « rushes » le documentaire final (si j’ai bien compris). J’ai trouvé intéressant que le documentariste signale qu’il a aussi envoyé les étudiants à la « pêche aux financements » auprès des instances locales, avec un résultat qui leur a permis de toucher du doigt les « frilosités » des décideurs lorsqu’il s’agit de promouvoir des pratiques alternatives au « modèle dominant » touchant l’agriculture et l’alimentation… et que certains se sont aussi impliqués dans la promotion post-sortie du film (projections-débats).

    Au fil des rencontres, et aussi par la « voix off » de l’une des étudiantes, il est question de circuit long et de circuit court, de maraîchage, d’élevage et de fromages, de fournil travaillant au levain et de blés « de populations » (même si ce mot n’est pas prononcé), d’enseignement agricole promouvant l’hydroponie, de bio, de traction animale, d’agriculture paysanne ou de bio venant de l’étranger, de fournisseurs de biocoop, et même d’AMAP… 

    Je n’ai pas réussi à trouver trace du passage du documentaire sur la télévision publique (alors que le logo de France Télévision figure parmi ceux des partenaires), mais je n’ai peut-être pas su chercher.

    (s) ta d loi du cine, « squatter » chez dasola

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