« Sable mouvant » est arrivé dans Amap-à-Lire

Sable mouvant

Voici le journal de bord du romancier suédois — essayiste engagé, dramaturge et formidable auteur de polars — qu’il a entrepris en apprenant qu’il était atteint d’un cancer. Après une première période de choc, l’auteur s’interroge sur le sens de sa vie mais aussi celle de l’humanité : fasciné par Onkalo , cette énorme cavité, creusée dans la roche à 430 mètres sous terre, sur la côte ouest finlandaise, pour y enfouir les déchets nucléaires des centrales du pays. Ils devront y rester cent mille ans, avant de perdre leur dangerosité. Une éternité. D’autres vertiges le saisissent avant d’emparer le lecteur :  les peintures rupestres de la grotte de Chauvet en Ardèche,  la rencontre avec deux gamins des rues de Maputo qui dorment dans un carton de réfrigérateur, la vision insouciante des déchets, la révolte d’un serveur… L’écrivain raconte, il ne moralise pas, mais il est décidé et prêt à en dégager la portée universelle. Fragments de vie, Henning Mankell, 372 p. 2014.

Bonne lecture,

« Mythopoïèse » est arrivé dans Amap-à-Lire

Mythopoïèse- Petit traité d’écologie sauvage

Toujours plus d’actualité, ce troisième (et dernier) tome du Petit traité d’écologie sauvage poursuit avec humour son renversement des codes. Malin, le procédé nous amène à penser l’impensable : l’oiseau militant, la disparition des dirigeants, des présidents qui pensent « indien »… Bref, le nouveau monde, mais qu’on aborderait cette fois avec optimisme et enthousiasme ! Bande dessinée, Alessandro Pignocchi, 124 p. 2020.

Du même auteur dans Amap-à-Lire :

La cosmologie du-futur

Petit traité d’écologie sauvage

Ethnographies des mondes à venir avec Philippe Descola

La recomposition des mondes

Podcast : « Le paysan, l’étranger et le RN »

Face à la pénurie de main-d’œuvre, les agriculteurs sont nombreux à embaucher des travailleurs étrangers. Cette réalité est-elle compatible avec un vote pour l’extrême droite ? David et Pascal s’interrogent et racontent la réalité du quotidien avec leurs nouveaux salariés.

Fils d’agriculteurs, Pascal, 57 ans, est maraîcher dans le Lot-et-Garonne. Dans les années 1970, son père rencontrait déjà des difficultés pour trouver du personnel au moment des récoltes et employait alors des travailleurs saisonniers espagnols.

Aujourd’hui, Pascal fait appel à des travailleurs issus d’Afrique du nord, pour augmenter ses rendements.

Les pieds sur terre : Le paysan,l’étranger et le RN (durée 30 mn).

« La cosmologie du futur » est arrivé dans Amap-à-Lire

La cosmologie du futur – Petit traité d’écologie sauvage

Dans un monde complètement inversé, il est maintenant complètement admis que les animaux et les plantes ont une vie intellectuelle et sentimentale similaire à celles des humains. Les hommes politiques ont perdu le goût du pouvoir, les mésanges sont devenues des écoterroristes, Marcel Proust est assailli par des accès de mémoire involontaire d’un nouveau type. La culture occidentale traditionnelle ne subsiste plus que dans quelques régions françaises (en Seine-et-Marne, notamment). Un anthropologue jivaro l’étudie et milite pour sa sauvegarde. Bande dessinée, Alessandro Pignocchi, 128 p. 2018.

Du même auteur dans Amap-à-Lire :

Petit traité d’écologie sauvage

Ethnographies des mondes à venir avec Philippe Descola

La recomposition des mondes

Un pain de farines paysannes

Le pain de ce soir brichetonné par Thomas est un mélange de blés paysans :

Blés autrichien, Rouge de bordeaux — on le trouve décrit ici —, farine de JF Berthelot.

Les blés Berthelot viennent du Gers. Comme avant, ce sont plusieurs variétés qui ont poussé dans le même champs. Le tri, en ne retenant que les plus beaux épis, se fait au moment de la récolte. Si bien qu’il n’est plus possible de savoir précisément à quelle variété de blé on a affaire — son mélange varie bcp d’une récolte à l’autre. À l’ancienne donc !

Bonne dégustation,

« Petit traité d’écologie sauvage » est arrivé dans Amap-à-Lire

Petit traité d’écologie sauvage

Un anthropologue Jivaro se penche sur notre culture occidentale moderne qui subsiste encore dans quelques petits villages français. Il tentera avec ferveur de sauver les dernières fermes d’élevage intensif et les bars PMU… Les plantes et les animaux sont perçus comme des partenaires sociaux ordinaires. Le pouvoir ne fait plus envie à personne, pas même à nos hommes politiques qui se prennent de passion pour les rainettes — qui au passage reçoivent la considération qu’elles n’ont jamais cesser de mériter. Là où les valeurs s’inversent, un monde émerge qui pose les bonnes questions et déplace les lignes! Bande dessinée, Alessandro Pignocchi, 120 p. 2017.

Du même auteur dans Amap-à-Lire :

Ethnographies des mondes à venir avec Philippe Descola

La recomposition des mondes

Bonne lecture,

« Éloge des mangeurs d’hommes » est arrivé dans Amap-à-Lire

Éloge des mangeurs d’hommes – Loups, ours, requins… sauvons-les !

« Le qualificatif « nuisible » n’a aucun sens écologique ou scientifique, excepté peut-être quand on l’accole au mot « homme ». Seul, notre genre se comporte en prédateur universel. Seul, il vole aux autres organismes la majeure partie des ressources planétaires en énergie, en eau, en nourriture, en refuges, en espace et même en air – puisque non seulement il pollue l’atmosphère, mais il dérègle de façon dramatique, et pour longtemps, les climats du globe.» p .197. Avec une forme d’humour noir, l’auteur nous dit son admiration pour les animaux sauvage et milite pour qu’on préserve les mythes et les légendes qu’ils ont inspirés et qui font partie de notre histoire et de notre humanité. Essai, Yves Paccalet, 212 p., 2014.

Bonne lecture,

Podcast – Comment les légumes ont-ils fait le tour du monde ?

Voici évoquée l’une des premières mondialisations, celle des aliments à l’époque des « grandes explorations ». Comment cette dissémination de fruits, légumes et tubercules, dont nos cultures culinaires contemporaines sont aujourd’hui le réceptacle, s’est-elle mise en place ?

Comment-les-légumes-ont-ils-fait-le-tour-du-monde. Aux XVe et XVIe siècle, les Portugais et les Espagnols se mettent à sillonner les mers du globe, à la recherche de nouvelles routes pour le commerce et de nouvelles terres à exploiter.
A cette occasion, ils tentent d’implanter ailleurs les fruits et légumes qui poussent chez eux et inversement, reviennent avec des plantes aussi exotiques que la tomate, le maïs, les haricots blancs, la pomme de terre ou le tabac.
C’est le coup d’envoi d’une mondialisation culinaire qui n’a cessé de s’intensifier depuis, car aujourd’hui on fait voyager à peu près tous les aliments, abolissant la notion même de climat, ce à quoi n’étaient pas parvenus à faire les cuisiniers de la Renaissance.
Cette grande histoire du voyage des plantes se raconte en parallèle avec celle des « grandes explorations » et la tragédie du commerce des esclaves. • 59 min

À vos écouteurs !