« Pourquoi regarder les animaux ? » est arrivé dans Amap-à-Lire

Pourquoi regarder les animaux ?

Si aujourd’hui nous n’observons plus les animaux, eux n’ont pas cessé de le faire. Ils nous regardent car nous avons, depuis la nuit des temps, vécu en leur compagnie. Ils ont nourri nos rêves, habité nos légendes et donné un sens à nos origines. Ils portent à la fois notre différence et la trace de ce que nous croyons avoir perdu. Un lien qui au fil de l’histoire se voit transformé par les nouveaux rapports de production du XXe, réduisant l’animal à l’état de bête avant d’en faire un simple produit de consommation. Dans une prose libre et érudite, John Berger nous rappelle les multiples fonctions – magiques, divinatoires et sacrificielles – de la figure animale, mais aussi sa force évocatrice, tout comme le vol de cette hirondelle venue surprendre le poète.—Essais, poèmes et récits, John Berger, 132 p., publiés entre 1971 et 2009.

Bonne lecture,

Un pain de seigle

Pour demain soir, Thomas prépare un pain de seigle, une variété ancienne. Au Bricheton, la farine de seigle est travaillée pure, sans mélange avec du froment comme dans les boulangeries conventionnelles. Quand on coupe le pain, la mie colle à la lame du couteau. Meilleur le lendemain selon certains, il faut un bon couteau car la croûte sèche et durcit un peu plus vite qu’avec la farine de froment.

À vos tartines !

« La cantine des Pyrénées en lutte » est arrivé dans Amap-à-Lire

La cantine des Pyrénées en lutte

L’histoire de La Cantine des Pyrénées fait partie de ces nombreuses tentatives qui s’efforcent, en renouant avec des formes de solidarité en résistance au capitalisme, d’instituer autre chose dans les pratiques et les relations sociales.
Ce lieu autogéré, d’abord installé rue des Pyrénées, dans le XXe arrondissement de Paris, se présente dans cet ouvrage en photos (celles de Sarah Ney) et en textes. Plus d’une vingtaine de témoins, de toutes origines, racontent leur rencontre avec La Cantine et ce qu’ils y ont trouvé. Car au-delà des actions qui y sont menées (une cantine, des permanences pour les sans-papiers ou les mal-logés, des cours de français, du cinéma, etc.), ce sont des femmes et des hommes qui font de ce lieu tout autre chose qu’un restaurant ou un centre social. Un endroit où se croisent aussi des luttes, autour d’un repas de soutien ou d’un débat.
— Témoignages et textes collectifs, Photographies (nombreuses) Sarah Ney, 84 p., 2018.

Bonne lecture,

« Concevoir la ville durable » est arrivé dans Amap-à-Lire

Concevoir la ville durable. Un enjeu de gestion ?

Quand la gestion devient la nouvelle rhétorique et pénètre les vocabulaires et les pratiques, il est opportun de voir comment « l’empreinte gestionnaire » marque les compétences, les métiers et l’organisation des systèmes attachés aux questions de développement durable. Des habitants qui sont pensés comme des usagers ou des « utilisateurs finaux » ne sont pas écoutés ou conviés à donner leur avis comme avant. — Essai, Isabelle Grudet, Élise Macaire et Nadine Roudil, 164 p., 2017.

Bonne lecture,

« La légende du colibri » est arrivé dans Amap-à-Lire

La légende du colibri

Un jour, il y eut un immense incendie dans la forêt. Les animaux terrifiés assistaient impuissants au désastre. Tous, sauf le petit Colibri qui s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. “Je fais ma part”, répétait-il aux autres animaux incrédules.
Une légende amérindienne qui invite chacun à prendre sa part dans la défense de la planète. Légende racontée par Denis Kormann, postface de Pierre Rabhi. À partir de 4 ans, 24 p., 2016.

Bonne lecture,

Un pain de farines paysannes

Ce soir, le pain du Bricheton est un mélange de blés paysans :

Le Blé de Noé est un blé d’hiver et de printemps. Vers 1830, ce blé a été trié dans un lot venant d’Odessa et transmis au fermier du marquis de Noé, à l’Isle-de-Noé, près de Mirande (Gers), qui a été un des premiers à le cultiver. Cette nouvelle variété a été introduite par M. de Noé dans sa terre en Beauce, d’où elle s’est ensuite rapidement répandue.
Cette céréale attire l’attention de Louis de Vilmorin, qui alors réalise ses premiers travaux généalogiques sur le blé pour obtenir des lignées pures, conservant les mêmes caractères d’une génération à l’autre Le « blé de Noé » a servi à de nombreux croisements. Il a pour point faible d’être sensible à la « rouille du blé ».

du Rouge de Bordeaux, appelé aussi blé inversé, il avait presque complètement disparu. Très haut (1,75 m), il se couche facilement sous l’effet du vent et de la pluie et son rendement est très faible. Il possède des glumes (l’enveloppe autour du grain) de couleur rouge comme le vin de Bordeaux. Sa farine, quant à elle, est blanche. Ce blé possède d’excellentes propriétés boulangères, et comme la plupart des blés anciens il offre une palette de goût importante, contient des glutens plus digestes ; sa saveur est plus rustique.

Et le Mélange paysan de la Mie des Vaches, la ferme de Daniel, paysan meunier, dans le sud de la Manche.

Bonne dégustation,

« Nous colonisons l’avenir » est arrivé dans Amap-à-Lire

Nous colonisons l’avenir

Plaidoyer en faveur de la justice climatique. L’auteur rassemble les deux thématiques de la décolonisation et de l’engagement citoyen. À cela près qu’ici ce n’est pas un autre peuple que nous pillons, exploitons et appauvrissons, mais nous-mêmes, en nous privant, par impéritie politique, d’un avenir viable. Pour avoir spolié les populations les plus pauvres pendant des décennies, parfois des siècles, les Occidentaux devraient logiquement assumer la majeure partie du coût des réparations du climat. Après le constat, l’intérêt de l’ouvrage réside dans les quatre perspectives soumises au lecteur : un « preferendum annuel » pour impliquer massivement les citoyens dans la prise de décision. Une « mobilisation planétaire » à l’image des Nations unies. Une dotation en droit d’émission de gaz à effet de serre, un forme de « crédit carbone », attribué annuellement et individuellement. Un appel à la désobéissance civile si nos gouvernements ne passaient pas à l’action — Essai, David Van Reybrouck, 52 p., 2023.

Bonne lecture,