Demain soir, le pain du Bricheton est du Momo : un pain de froment mélangé à un peu de sarrazin sur un levain de seigle.
À vos tartines !
Les tribulations d’une caissière
» – 17 0000 caissières, pardon, hôtesses de caisses en France (belle famille quand même !).
– 15-20 articles à enregistrer par minute. Cette moyenne peut passer à 45 chez certaines enseignes hard discount […]
– 700 à 800 articles enregistrés par heure.
– De 21 000 à 24 000 articles enregistrés par semaine.
– 800 kilos d’articles soulevés par semaine (la tonne horaire est dépassée les bonnes journées).
– De 96 à 120 tonnes soulevées par semaine (l’équivalent de quatre poids lourds, quand même !)… »
En partage, le quotidien d’un métier alimentaire comme tant d’autres – caissière ; en faisant le pari incertain de nous faire sourire. Pas sûr qu’il soit gagné… « Article », Anna Sam, 180 p., 2024.
Bonne lecture,
Ce soir, le pain de Maxime, mais c’est Thomas qui « boulange », est pétri avec un mélange de farines paysannes :

Le blé Rouge de Bordeaux, appelé aussi blé inversé, avait presque complètement disparu. Très haut (1,75 m), il se couche facilement sous l’effet du vent et de la pluie et son rendement est très faible. Il possède des glumes (l’enveloppe autour du grain) de couleur rouge comme le vin de Bordeaux. Sa farine, quant-à-elle est blanche.
Ce blé possède d’excellentes propriétés boulangères, et comme la plupart des blés anciens il offre une palette de goût importante, contient des glutens plus digestes ; sa saveur est plus rustique. Du Blé autrichien, et une petite dernière, nouvelle venue, de la ferme des Champs brûlés, en Franche-Comté.
À vos tartines !
Aux champs les volonteux – Une ferme collective, un tiers-lieu nourricier
Un tiers-lieu ouvert sur son territoire, la Drôme, où l’on vient faire son marché et dont le jardin pédagogique est investi par les écoles environnantes. La ferme familiale s’est transformée peu à peu en une Scop-coopérative d’activités et d’emplois. Maraîchers, épicières, arboriculteurs, boulangers, herboriste, fripière… Ensemble, ils ont cheminé pour développer leurs activités au cœur d’un projet commun. Ce ne fut pas sans mal. Leur quotidien, leurs défis, leurs doutes, tout est détaillé, entre témoignages et analyses de deux anthropologues de l’université Lyon 2. On y découvre les réorganisations successives, humaines, foncières et juridiques, qui témoignent de la capacité de cette agriculture de proximité à se réinventer. Témoignages et plaidoyer, Nicolas Posta et Béatrice Maurines, 164 p., 2023.
Bonne lecture,
Pour demain soir, Thomas prépare un pain de seigle, une variété ancienne. Au Bricheton, la farine de seigle est travaillée pure, sans mélange avec du froment comme dans les boulangeries conventionnelles. Quand on coupe le pain, la mie colle à la lame du couteau. Meilleur le lendemain selon certains, il faut un bon couteau car la croûte sèche et durcit un peu plus vite qu’avec la farine de froment.
À vos tartines !
Nous sommes ce que nous mangeons
Ethnologue et spécialiste des grands singes, Jane Goodall se penche dans cet ouvrage sur notre alimentation et sa fabrication – abatoirs, élevages intensifs, sur cette nourriture des hommes de plus en plus dénaturée. Elle évoque l’alimentation industrielle, ses impacts négatifs sur le bien être des animaux, sur l’environnement, sur notre santé ; elle propose des éléments concrets aux consommateurs et défend la liberté de bien se nourrir. Essai, Jane V. L.- Goodall, 380 p., 2008.
De la même autrice, dans Amap-à-Lire :
Bonne lecture,
Pique-nique & food to go – 27 adorables recettes
Des idées pour manger autre chose que des sandwichs dans les pique-niques. Valables aussi chez soi pour un repas sans manière. Crevettes marinées, gâteau à la carotte ou gazpacho… En plus, la présentation est très jolie ! Recettes, 76 p., 2017.
Bonne lecture,
Le pain de demain sera au Khorazan. On le connaît bien à l’Amap, et il est parmi les plus appréciés des blés que Maxime — c’est Thomas qui « boulange » quand Maxime est au moulin — nous apprend à connaître, distribution après distribution.
De culture exclusivement biologique, ce blé, ou sous sa dénomination commerciale le Kamut®, est un blé ancien qui fut cultivé il y a 5000 ans et dont l’intégrité génétique a été intégralement préservée. C’est un ancêtre du blé dur moderne, originaire de la région de Khorassan (nord-est de l’Iran), d’où il tire son nom. Son épi porte des grains trois fois plus gros que le blé dur. Chaque épi est formé de gros grains longs et bosselés.
Le blé khorasan aurait été réintroduit dans les temps modernes grâce à un aviateur américain, Earl Dedman, qui a envoyé en 1949 quelques grains de blé d’Égypte à son père dans le Montana (États-Unis), qui les a multipliés. Selon une légende, ces grains proviendraient de la tombe d’un pharaon égyptien, d’où le surnom américain de King Tut’s Wheat (blé du roi Toutânkhamon). On ne sait ni quand ni comment le blé de Khorazan a été introduit en Égypte. Selon une autre légende, Noé aurait emporté ce grain dans son Arche, ce qui lui a valu le surnom de « blé du prophète ». D’autres légendes supposent qu’il a été introduit en Égypte par les armées d’envahisseurs. Enfin, en Turquie, il est surnommé « dent de chameau » en raison de sa face dorsale bossue ou, plus probablement, parce qu’il ressemble à une dent de chameau. (source Wikipédia)
Ayant la particularité d’être jaunâtre, elle ressemble à une fine semoule, la farine de blé khorazan s’emploie pour les pâtisseries, les pains ou encore les pâtes alimentaires, tout comme la farine de blé conventionnelle. Son goût évoque celui d’un beurre de noisette, doux et très légèrement sucré.
A vos tartines !