Les héros de l’environnement C’est une guerre ignorée qui se livre sur toute la planète, entre des entreprises prêtes à tout et des populations qui aspirent à vivre libres et sur leurs terres. Car mines, barrages, tourisme et agriculture intensive se multiplient sans répit, détruisant la nature, épuisant les réserves en eau, polluant l’air et les sols. Face à la puissance des multinationales, des bulldozers et des milices, femmes et hommes défendent à mains nues ces ressources essentielles pour tous les Terriens. C’est cette guerre silencieuse, jamais racontée en France, que relate cet ouvrage. Il s’ouvre sur le sacrifice de Berta Caceres, assassinée en 2016 au Honduras, qui a mobilisé son peuple, les Lenca, pour défendre la rivière Gualcarque. Après l’évocation d’autres héros et héroïnes mythiques, comme Chico Mendès qui se battait pour la forêt tropicale au Brésil, Dian Fossey, protectrice des gorilles, ou Ken SaroWiwa qui dénonçait les exactions de Shell dans le golfe du Niger, le livre se tourne vers ceux qui continuent aujourd’hui la bataille au péril de leur vie. Manifeste, Elisabeth Schneiter, 148 p., 2018.
LSD, sur France Culture, part explorer les déchets de notre vie quotidienne. Des restes qu’on pouvait réemployer aux choses vouées à l’abandon, comment les nouveaux matériaux et nos façons de consommer et jeter ont-ils créé ces déchets qui nous submergent ?
La question des déchets est l’un des défis majeurs de notre siècle. Leur présence est devenue massive dans nos vies quotidiennes et pourtant toute leur gestion tend à les faire disparaître de notre vue et de nos consciences. Les déchets sont le miroir de nos modes de vie, et plus fondamentalement, du rapport des sociétés à leur environnement matériel et naturel, qui varie dans le temps et l’espace. Si le journal officiel du 16 juillet 1975 définit le déchet comme « tout bien que son détenteur destine à l’abandon », plonger dans l’histoire permet de révéler que ces résidus de nos consommations n’ont pas toujours connu cette déchéance de valeur. Leur analyse constitue un sujet de recherche devenu central pour les urbanistes, les agronomes, au sein des sciences humaines et sociales. Ces acteurs des déchets nous racontent comment nous sommes passés de villes où toute matière première était perçue comme une ressource à réemployer à des villes qui ne renvoient plus rien à la terre, mais tout à l’océan ou dans l’air. Après une longue histoire de remploi des résidus, nos sociétés sont-elles entrées dans l’ère du « Poubellocène » (« Wastocene ») décrite par le chercheur napolitain Marco Armerio, un monde submergé de déchets insolubles ? De nouveaux cycles vertueux de réemploi des matières résiduelles sont-ils possibles ? En 4 épisodes de 58 mn chacun.
Épisode 1/4. Venise : ici commence la mer, ne rien jeter C’est à Venise, incarnation suprême de la beauté, que commence notre exploration des déchets. Pourquoi Venise ? Car comme tout mythe, Venise contient tout. Ville indissociable de son écosystème, elle raconte une histoire des relations aux flux de matières.
Épisode 2/4. Bienvenue chez Homo detritus Dans Paris au 19ᵉ siècle, tous les résidus font ressource dans l’économie circulaire des sous-produits urbains. Avant l’invention de la poubelle, réceptacle à couvercle domestique, la notion de déchet comme produit d’un abandon n’existe pas encore.
Épisode 3/4. Poubelle jaune : trier n’est pas recycler Avec la massification des volumes d’emballages plastiques, le citoyen apprend de nouveaux gestes pour traiter ses déchets. Mais que deviennent ces matières sitôt achetées, sitôt jetées ? Quand “recycler“, c’est apprendre à jeter.
Épisode 4/4. Urine humaine, des engrais contre la pénurie Face à l’inéluctable pénurie des engrais de synthèse issus des matières fossiles, ingénieurs, agronomes et urbanistes œuvrent à créer des filières pour valoriser l’azote là où il se trouve naturellement : dans nos urines.
L’art du vin Le monde du vin décrit pour le grand public par deux auteurs férus de guides et d’œnologie. L’ouvrage est composé de deux parties. Une première est consacrée à mieux connaître le vin : lire une étiquette, servir, conserver, déguster le vin, l’accorder. La deuxième présente les différentes régions viticoles de France. Guide, François Gilbert et Philippe Gaillard, 100 p. 1999.
Petite histoire de la Vache Limousine Sous forme de conte, voici toute l’histoire de la race Limousine. De la domestication en Anatolie jusqu’à la vache ultra-moderne du pôle de Lanaud… avec des annexes sur les personnalités qui ont fait cette race, son ancêtre et son fromage… Fascicule, Fred Treglia, 24 p. 2024.
L’incroyable histoire du vin – De la préhistoire à nos jours, 10 000 ans d’aventure L’histoire du vin, c’est l’histoire de la civilisation. Pendant des millénaires, il est le breuvage religieux par excellence. Dans la Bible, Noé, survivant du Déluge, plante la vigne. Sous l’Antiquité, la plus célèbre des boissons fermentées est sirupeuse, aromatisée, coupée d’eau de mer – pharaons, philosophes grecs et patriciens romains l’ont en adoration. À Bagdad comme dans l’Europe féodale, les princes et les clercs portent haut l’art de la dégustation. Le vin civilise les hommes et humanise les dieux. Avec les Grandes Découvertes, le vin, sommet de la culture méditerranéenne, achève sa conquête du monde en Asie et en Amérique. L’invention de la bouteille fait de l’oenologie un art de vivre. Aujourd’hui, la moitié des nations produisent du vin. Les bras de fer commerciaux décuplent le pouvoir des grands crus, mais aussi des vins écologiques, des rosés, des effervescents. Cette passion millénaire est racontée en images et avec humour ! Bande dessinée, Benoist Simmat (texte) et Daniel Casanave (dessin), 260 p. 2019.
La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules L’auteur peint « la vie toute nue, la vie banale, telle qu’elle est » et s’intéresse à de petits instants de l’existence qui pourraient appartenir au souvenir de chacun. On trouve (ou on retrouve) avec sensualité, émotivité, poésie, l’odeur des pommes, le paquet de gâteaux du dimanche matin, le moment d’aller aux mûres ou celui où on pourrait presque manger dehors. Textes, Philippe Delerm, 92 p., 1997.
Enfermées dans le poulailler industriel de M. et Mme Tweedy, Ginger et ses compagnes rêvent de liberté, mais le rêve ne deviendra réalité qu’avec l’arrivée de Rocky. Héros au charme ravageur, Rocky possède la fougue et l’enthousiasme du sauveur, mais c’est surtout un coq volant. Ginger parvient à le convaincre de leur servir de professeur pour les aider à s’évader. Le roman à destination de la jeunesse s’inspire du long métrage d’animation pour raconter les aventures d’une bande de copines animée d’une solide détermination, d’une grande imagination et d’un cœur immense ; et au passage, une charge contre l’agro-industrie et la maltraitance animale. Roman jeunesse, Adaptation tirée du scénario Ellen Weiss, 120 p., 2000.
Bonne lecture !
Disponible également dans Amap-à-Lire, le film d’animation : Voir ici
Les aventuriers au jardin bio explorentle monde Voyager dans le monde entier et aussi faire un tour au fil de notre Histoire, sans bouger de son jardin ? C’est très simple ! Cet ouvrage va permettre aux jeunes lecteurs de découvrir les jardins de la Préhistoire, du Moyen Âge ou ceux de la Renaissance… mais aussi voir que les hommes ont rapporté, de leurs voyages, des cultures du monde entier. Du coup… trop facile de faire une mini rizière dans un aquarium, créer un jardin libanais, ou encore découvrir la fabuleuse technique amérindienne des « 3 sœurs d’Amérique », où les cultures s’entraident mutuellement ! Grâce à ces activités naturelles et ludiques, le jardin devient un jardin du monde ! Guide, David Melbeck et Séverine Duchesne pour les illustrations, 96 p., 2021.
Petit guide de survie pour une consommation responsable ! Un guide (ni petit, ni gros) qui se veut un outil amusant pour comprendre les rouages de la consommation, du marketing et comment consommer de façon plus responsable. Cet ouvrage n’a pas pour vocation de faire arrêter de dépenser. Bien au contraire ! Il s’agit d’un rappel pour chacun d’entre nous de ce qu’est la consommation consciente et responsable, tout en passant en revue le schéma de société dans laquelle nous vivons. Accompagnés d’illustrations sympas, il peut se glisser dans les mains des ados pour les inviter à participer activement. Guide, Christian Zilocchi, 156p., 2009.
La vérité sur le bio ! Que des blagues ! Parce que culture bio et pensée bio envahissent le monde, l’auteur qui a déjà une quarantaine de titres dans la série « La vérité sur » s’est donc senti dans l’obligation de faire le point sur la tendance. Le bio, c’est la recherche du bon produit perdu, la quête de l’alimentation idéale. Avec tous les effets pervers et humoristiques que cela peut engendrer… et que Monsieur B. n’a pas oublié de dessiner.. Bande dessinée, Monsieur B, 2005.