TélérAmap, semaine du 25 au 31 janvier 2020

Avec Télérama, l’écologie, comme on dit,  ça fait sujet :

Une catastrophe ne chassant pas l’autre

  • mardi 28 janvier sur Arte à 20h50. Incendies géants, enquête sur un nouveau fléau. Australie, Californie, Sibérie, Suède, Portugal, Grèce, Amazonie  : ils sont devenus fréquents cette dernière décennie et rythment l’actualité. Ils anéantissent chaque année plus de 350 millions d’hectares de forêts, soit six fois la France, et se propagent de plus en plus souvent aux zones habitées : hausse des températures, et donc de la sécheresse, en raison du changement climatique, fragilisation des arbres, extension constante des zones habitées, défaut d’entretien des campagnes, défrichage sauvage par feux de tourbière pour la production d’huile de palme… : l’enquête détaille aussi bien les causes que le fonctionnement de ces brasiers géants, qui aggravent à leur tour le changement climatique, consumant l’oxygène et libérant le carbone dans l’atmosphère. Le documentaire est très fouillé et se soucie d’apporter plus d’explications que d’alarmes sur les causes et les conséquences de ces « mégafeux ». Le remède passe toutefois aussi par de nouveaux comportements collectifs : il nous faut apprendre à vivre avec le feu et s’inquiéter de prévention.
    Et à 22h40. Inondations : une menace planétaire. Le 29 octobre 2012 : la moitié de New York, envahie par les eaux, est plongée dans l’obscurité après le passage de l’ouragan Sandy. Après Katrina et ses 1 800 morts, ce nouveau cataclysme alerte sur la vulnérabilité des mégapoles côtières face aux ondes de tempête (raz-de-marée) et aux inondations. Dans le monde, quelque 136 villes portuaires, riches ou pauvres, sont menacées, en particulier celles situées sur des deltas. À l’origine de ce phénomène : le réchauffement climatique et la montée des eaux bien sûr, mais aussi l’affaissement des sols — la subsidence — et leur liquéfaction, liés à l’urbanisation chaotique et au pompage excessif des nappes phréatiques, ainsi que la multiplication des barrages (45 000 à la surface du globe). Shanghai, Bangkok, Tokyo, Dacca ou Djakarta… : les cités asiatiques, à la croissance foudroyante, sont les plus exposées. Comment prévenir ces catastrophes, aux conséquences humaines et économiques désastreuses ? Faudra-t-il un jour abandonner ces grandes métropoles qui sombrent inexorablement ? La prise en compte du phénomène relève en réalité du choix de société. Repenser l’urbanisme et vivre avec l’eau plutôt que la combattre : le modèle séculaire des Pays-Bas est inspirant.

Au cœur des âges

  • mercredi 29 janvier, sur Planète+ à 18h40. Piripkura. Deux hommes du peuple Piripkura, groupe indigène qui ne compte plus que trois membres, vivent toujours en forêt amazonienne. La zone est entourée de fermes et de scieries dont l’expansion est très violente. Ils ont en leur possession une braise allumée en 1998 par un fonctionnaire de la Fondation nationale de l’Indien (FUNAI), pour servir de preuve de vie.  Un documentaire bouleversant.

Une vague

  • jeudi 30 janvier, sur France 5 à 20h50. Tsunamis, du mythe à la réalité. En décembre 2004, un tsunami géant ravageait les côtes de 14 pays d’Asie du Sud-Ouest, faisant 250 000 victimes, soit le bilan le plus meurtrier de l’histoire des catastrophes. Cette vague de plus de 30 mètres de hauteur a détruit des centaines de villages et traumatisé les survivants. En 2011, c’est au Japon que la puissance dévastatrice frappait de nouveau. À chaque fois, le manque de prévention a été pointé du doigt. Dans ce documentaire, des scientifiques et des spécialistes expliquent les phénomènes en cause dans ces raz-de-marée – on apprend qu’il s’agit de tremblements de terre dus au frottement de deux plaques tectoniques – et insistent sur la nécessité d’étudier les possibilités d’une nouvelle catastrophe. Intéressant et instructif, le film est alarmant lorsqu’il montre la probabilité d’un tsunami très prochainement, que ce soit en Méditerranée, en Indonésie ou sur la côte ouest de l’Amérique du Nord. Interviews, images d’archives saisissantes, synthèse pédagogique, ce documentaire déconstruit les mythes.

Bonne semaine de TV et d’ailleurs,

Anne

 

La Toile des AMAP n°145

PénélopeSaviez-vous que, selon le site internet du MIRAMAP (1), on dénombrait en France, en 2015, plus de 2000 (deux mille) « groupes en AMAP » représentant quelque 250 000 amapiens? Cela doit représenter, en tout cas, des centaines de blogs ou sites comme le nôtre…

Voici pour la première fois depuis bien longtemps une chronique entièrement consacrée à l’Ile-de-France: les trois groupes en AMAP dont j’évoque cette semaine la présence sur internet, je les ai découverts lors de mon second passage sur des AMAP franciliennes identifiées en 2017 comme absentes de la Toile. Elles cumulent, à ce jour, une cinquantaine de recettes seulement, mais cela ne peut qu’augmenter!

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TélérAmap, semaine du 18 au 24 janvier 2020

Avec Télérama, on ne marche pas en forêt de la même façon :

En grande conversation

  • samedi 18 janvier sur Arte à 20h50. Le murmure de la forêt. Quand les arbres parlent. On connaît mieux une forme « d’intelligence » des arbres et les étonnantes facultés qui leur ont permis, depuis des millénaires, de tisser entre eux un réseau dense de communication. Au cœur de la forêt, s’entretient  une « conversation » silencieuse, restée longtemps insoupçonnée. Par le biais notamment de leurs racines, qui occupent généralement deux fois plus d’espace que le feuillage, et du réseau fongique qui leur est associé, tous sont reliés entre eux. Véritables signaux chimiques, les molécules qu’ils échangent transmettent des minéraux et des informations leur permettant de se défendre contre des agressions, par exemple des parasites, ou de favoriser la croissance des jeunes arbres. C’est ainsi que les bouleaux transfèrent des sucres aux jeunes sapins qui manquent de lumière, et qu’à la mauvaise saison les conifères en envoient vers les branchus défeuillés. Cette passionnante exploration de l’évolution des forêts européennes détaille l’extraordinaire nature sociale des arbres, qui leur permet de pratiquer à un haut degré l’entraide et la coopération.

Bonne semaine de TV et d’ailleurs,

Anne

 

La Toile des AMAP n°144 – 1er regard sur nos correspondants étrangers (les GASAP en Belgique – 1)

PénélopeSaviez-vous que, selon le site internet du MIRAMAP (1), on dénombrait en France, en 2015, plus de 2000 (deux mille) « groupes en AMAP » représentant quelque 250 000 amapiens? Cela doit représenter, en tout cas, des centaines de blogs ou sites comme le nôtre… Mais à l’étranger aussi, ce genre de partenariat s’est implanté. Petit regard extérieur.

Quoique n’ayant pas tout à fait terminé mon tour de France des AMAP, je me hasarde pour la première fois à l’étranger, chez nos homologues francophones. Je commence par la Belgique, qui m’a réservé une surprise. Si les deux premiers « groupes » que je présente appartiennent au réseau des Groupes d’achats solidaires de l’agriculture paysanne (GASAP), lesquels sont au nombre d’un peu moins d’une centaine en 2019, essentiellement autour de Bruxelles (2), la dernière organisation belge que j’évoque aujourd’hui a repris l’appellation « AMAP » mais ne communique pas sur son appartenance à un réseau structuré – sauf erreur de ma part.

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TélérAmap, semaine du 11 au 17 janvier 2020

Avec Télérama, ben, il y a de quoi faire cette semaine !

C’est du cinéma

  • dimanche 12 janvier sur France 2 à 21h05. Petit paysan. Pierre, la trentaine, est éleveur de vaches laitières. Sa vie s’organise autour de sa ferme, de sa sœur vétérinaire et de ses parents dont il a repris l’exploitation. Alors que les premiers cas d’une épidémie se déclarent en France, Pierre découvre que l’une de ses bêtes est infectée. Il ne peut se résoudre à perdre ses vaches. Il n’a rien d’autre et ira jusqu’au bout pour les sauver. Un film extra, inspiré par la rude réalité paysanne d’une épizootie.

 


L’écologie au quotidien

  • dimanche 12 janvier sur France 5 à 20h50. Qui a volé le goût de l’orange ? C’est le premier fruit consommé en jus ! Calibré, pasteurisé, concentré, aromatisé, fait pour se conserver pendant des mois, il est  difficile de retrouver l’authentique saveur du fruit. Alors, les bienfaits de l’orange pour la santé sont-ils avérés ? Que contient réellement cet agrume cultivé de manière industrielle ? Peut-on encore trouver une orange naturelle ?L’écologie en moins quotidien

    • dimanche 12 janvier su Planète + à 20h55. Les Présidents et la table. La composition de l’assiette présidentielle est révélatrice du tempérament et de la conception du pouvoir des dirigeants. L’assiette permet aussi de faire de la politique et compte beaucoup dans les relations diplomatiques : un dîner peut changer l’Histoire. Des journalistes et des personnalités évoquent les goûts des présidents de la Ve République du palais aux foires agricoles.

L’écologie chez les puissants

  • mardi 14 janvier sur Arte à 22h40. Au cœur du forum de Davos. Il se réunit chaque année depuis 1971 et quelque 3 000 personnalités issues du monde de l’économie, de la politique, de la science et de la société civile dans la petite ville suisse allemande de Davos se rencontrent. L’édition 2019 de cette manifestation  s’est déroulée dans un monde en pleine tourmente, où crise climatique, Brexit, gilets jaunes et différends commerciaux entre la Chine et les États-Unis ont tour à tour fait les gros titres…

L’écologie chez les puissants aussi

  • mercredi 15 janvier sur Arte à 22h25. L’homme créa la chasse. Comment préserver la place des animaux sauvages en Europe, quand l’homme s’est accaparé leurs espaces au nom de l’aménagement du territoire et de l’agriculture ? De quelle manière organiser, au travers d’une réglementation vertueuse, une cohabitation entre ces espèces et nous ? Si l’homme chasse depuis deux cent mille ans, définir des quotas pertinents d’abattage de gibier relève parfois de la quadrature du cercle, tant les impératifs de protection de la faune se heurtent aux exigences de l’exploitation forestière et agricole, alors même que la population ne cesse de croître. En l’absence d’abattage, la prolifération des animaux sauvages menacerait-elle le fragile équilibre écologique du continent ? Quel rôle incombe aux chasseurs, hier membres respectés de la société et désormais vilipendés ? En Allemagne, le débat se cristallise aussi autour des meutes de loups qui ont migré de Pologne.

Bonne semaine de TV et d’ailleurs,

Anne

 

La Toile des AMAP n°143

PénélopeSaviez-vous que, selon le site internet du MIRAMAP (1), on dénombrait en France, en 2015, plus de 2000 (deux mille) « groupes en AMAP » représentant quelque 250 000 amapiens? Cela doit représenter, en tout cas, des centaines de blogs ou sites comme le nôtre…

Retour en région Centre-Val-de-Loire (en y traversant trois départements différents). Mes trois AMAP du jour totalisent plus de 300 recettes (en plus de 25 ans de fonctionnement cumulés). Leurs points saillants? Respectivement le recours à un « hébergeur gratuit » (et j’ajouterais « libre »!) pour leur site, l’essaimage régulier de nouveaux « groupes en AMAP », et la « veille » sur des articles de presse touchant plusieurs points d’intérêt général pour des amapiens.

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TélérAmap, semaine du 4 au 10 janvier 2020

Avec Télérama, c’est la reprise. Pour l’écologie aussi :

L’écologie, la grande !

  • samedi 4 janvier sur Ciné+ Emotion à 20h50. Et au milieu coule une rivière. Norman et Paul Maclean naissent au début du siècle, dans une bourgade du Montana. L’esprit, les valeurs et les rudes traditions des pionniers règnent encore. Fils de pasteur, leur enfance se déroule sous les auspices des valeurs presbytériennes et… de la pêche à la mouche. Norman, l’aîné est réfléchi et posé, Paul, le cadet a un tempérament fougueux et impulsif.  La rivière Blackfoot tient lieu d’histoires, du temps et de l’instant, de l’existence humaine. Et l’émotion naît de petits riens. Le roman autobiographique de Norman Maclean est dans le circul’livres.

    L’écologie au quotidien

    • mardi 7 janvier sur France 5 à 20h50. Rêve pavillonnaire, le dessous d’un modèle. Autrefois considérées comme un moteur pour la croissance économique, les zones pavillonnaires incarnaient le rêve pour les classes moyennes des années soixante alors en pleine expansion. Ce modèle devait apporter une solution aux problèmes des grands ensembles, à l’engorgement des villes et à la désertification des campagnes. Mais le passage de la crise en a fait un véritable cauchemar pour ceux qui y habitent. Les coûts individuels et collectifs de ces zones périurbaines sont devenus exorbitants et leur impact sur l’environnement est désastreux. Leurs résidents vivent aujourd’hui sur le fil entre résignation et révolte.

Bonne année à tous et excellente semaine de TV et d’ailleurs,

Anne