Fermenter presque tout avec presque rien
Petit manifeste pour la fermentation. Et si on avait, avec la fermentation, une voie de résistance (petite mais concrète) face à l’uniformisation du vivant ? On favorise la bizarrerie précieuse de ce qui nous entoure et nous nourrit, des microbes, des savoir-faire. Fermenter, c’est aussi créer de la vie dans un bocal, lui donner une valeur sentimentale que l’on a envie de partager.
Du matériel nécessaire aux points clés de la fermentation, voici de quoi se lancer dans la fermentation à la maison.
À la portée de tous ! Nul besoin d’être chimiste ou chef, il suffit d’avoir le bon matériel, les bons ingrédients, un peu de patience et le tour est joué. Pour finir, quelques recettes simples mais délicieuses viennent apporter un peu de gourmandise…Guide, Juliette Patissier, 144 p. 202
Agriculture & Media
« Tristes tropiques » est arrivé dans Amap-à-Lire
Tristes tropiques
En mêlant récit de terrain, traité d’ethnologie et journal de voyage, le style très subjectif de l’œuvre donne le ton : raconter l’aventure des sciences humaines à la première personne. Bien avant que l’on parle d’écologie globale, Lévi-Strauss alerte sur « la pollution la plus grave », celle de l’homme détruisant la terre qu’il habite et les sociétés qu’il rencontre. Tristes tropiques renverse l’idée romantique de l’exotisme : les tropiques y sont tristes parce qu’ils s’effacent sous le choc du monde moderne. L’ethnologue n’y cherche pas l’aventure, mais une compréhension plus aiguë de sa propre civilisation, gagnée au prix d’un long séjour au Brésil et d’une immersion au sein des Bororo et des Nambikwara. Le travail ethnographique est compris comme vivre avec, partager, observer, se déprendre de ses valeurs pour comprendre d’autres systèmes symboliques. Ce voyage intellectuel éclaire aussi nos sociétés industrialisées, présentées comme paradoxalement plus vulnérables et dépendantes d’une nature surexploitée, que les sociétés dites primitives bien plus respectueuses. À l’heure où la route transamazonienne menaçait déjà d’effacer des peuples entiers, l’auteur évoquait un monde qui se défaisait et envisageait un exotisme nouveau, « peut-être dans la banlieue parisienne ». « Journal de voyage« , Claude Lévi-Strauss, 400 p. 1955.
Bonne (re)lecture !
« L’art du vélo » est arrivé dans Amap-à-Lire
L’art du vélo
Une anthropologie sensible de ce vélo qui, comme la marche, nous donne tant le sentiment d’être vivant·es. L’espace, en France, semble entièrement colonisé par la voiture. Semble ? Oui, car une curieuse machine fait de la résistance : le vélo. Devenu un emblème de l’écologie politique, il appelle (sauf en compétition) à la lenteur, à la nonchalance, à ne pas traverser le monde mais à en faire partie. Fidèle à son approche humaine, érudite, malicieuse, David Le Breton nous montre le vélo et le cycliste sous une lumière sensible et dans tous ses aspects culturels, techniques, touristiques, sociétaux ou sportifs. Essai, David Le Breton, 192 p. 2020.
Bonne lecture !
« Le guide complet des couches lavables » est arrivé dans Amap-à-Lire
Le guide complet des couches lavables – modèles, accessoires, entretien … faites les bons choix !
Le livre qui fera de vous un expert en couches lavables ! Bonnes pour la santé de bébé, la planète et le porte-monnaie, les couches lavables ont tout pour plaire. Mais face à la multitude de modèles et aux nombreux préjugés dont elles sont victimes, beaucoup de parents sont hésitants à sauter le pas.
Grâce à ce livre complet et bien pensé, Marianne Bertrel va vous apprendre à les utiliser sereinement et sans prise de tête. Guide, Marianne Bretzel, 120 p., 2020.
Bonne lecture !
« Terroirs » est arrivé dans Amap-à-Lire
Terroirs – Réflexions d’un cuisinier
Voici, après Sauces, le deuxième volet de la collection Réflexions d’un grand chef dont l’idée est d’apporter un regard moderne sur chacun des différents piliers fondateurs de la gastronomie. Dans cet ouvrage, c’est la fermentation qui inspire le cuisinier.
L’ouvrage en raconte son histoire, en livre les protocoles, expose les expérimentations d’un chef en quête de savoir, et dévoile bien sûr des recettes historiques comme ludiques. Appuyé d’éclairages d’experts en leur domaine fermentaire (fromager, boulanger, chocolatier, vigneron), il valorise avant tout le métier de cuisinier. Guide raisonné, Yannick Alléno (Marie-Claire Frédéric), 80 p., 2016.
Bonne lecture !
« Globalia » est arrivé dans Amap-à-Lire
Globalia
En politique fiction, on dira que Globalia est une démocratie parfaite et universelle ayant réussi à protéger l’humanité des guerres, des épidémies, de la vieillesse, de la pauvreté, du racisme, de la haine… bref de tout ce qui conduit le monde à sa perte. Les Globaliens vivent sous une bulle de verre protectrice, transparente, sous air conditionné et canons à beau temps. L’histoire de cette civilisation, dont la cohésion est fermement maintenue, a été gommée par une propagande efficace.
Ainsi personne ne s’inquiète de savoir comment est produit le fameux « carburant propre » ni de quoi est composée la nourriture de synthèse insipide. Mais le respect de la vie dans la bulle de verre se paie extrêmement cher à l’extérieur : épuisement des ressources, pollution, contamination nucléaire sont le quotidien des « non-zones ». Dans ces contrées, l’humanité survit tant bien que mal entre les réseaux de narco-trafiquants qui dominent et les bandes rivales qui se font la guerre. Un couple pourtant, incarné par Kate et Baïikal, parviendra peut-être à dire autrement autre chose.
Écrit il y a plus de vingt ans, ce texte ambitieux oppose efficacement liberté et sécurité ; cette fiction futuriste du « tout sécuritaire » dénonce de façon implacable les dangers de la mondialisation, l’abolition de la liberté individuelle et la négation de l’histoire… Roman, Jean-Christophe Rufin, 496 p., 2004.
À lire (ou relire) !
Du même auteur, également dans Amap-à-Lire :
« Les héros de l’environnement » est arrivé dans Amap-à-Lire
Les héros de l’environnement
C’est une guerre ignorée qui se livre sur toute la planète, entre des entreprises prêtes à tout et des populations qui aspirent à vivre libres et sur leurs terres. Car mines, barrages, tourisme et agriculture intensive se multiplient sans répit, détruisant la nature, épuisant les réserves en eau, polluant l’air et les sols. Face à la puissance des multinationales, des bulldozers et des milices, femmes et hommes défendent à mains nues ces ressources essentielles pour tous les Terriens.
C’est cette guerre silencieuse, jamais racontée en France, que relate cet ouvrage. Il s’ouvre sur le sacrifice de Berta Caceres, assassinée en 2016 au Honduras, qui a mobilisé son peuple, les Lenca, pour défendre la rivière Gualcarque. Après l’évocation d’autres héros et héroïnes mythiques, comme Chico Mendès qui se battait pour la forêt tropicale au Brésil, Dian Fossey, protectrice des gorilles, ou Ken SaroWiwa qui dénonçait les exactions de Shell dans le golfe du Niger, le livre se tourne vers ceux qui continuent aujourd’hui la bataille au péril de leur vie. Manifeste, Elisabeth Schneiter, 148 p., 2018.
Bonne lecture !
Podcast – Ciel, mes déchets !
LSD, sur France Culture, part explorer les déchets de notre vie quotidienne. Des restes qu’on pouvait réemployer aux choses vouées à l’abandon, comment les nouveaux matériaux et nos façons de consommer et jeter ont-ils créé ces déchets qui nous submergent ?
La question des déchets est l’un des défis majeurs de notre siècle. Leur présence est devenue massive dans nos vies quotidiennes et pourtant toute leur gestion tend à les faire disparaître de notre vue et de nos consciences. Les déchets sont le miroir de nos modes de vie, et plus fondamentalement, du rapport des sociétés à leur environnement matériel et naturel, qui varie dans le temps et l’espace.
Si le journal officiel du 16 juillet 1975 définit le déchet comme « tout bien que son détenteur destine à l’abandon », plonger dans l’histoire permet de révéler que ces résidus de nos consommations n’ont pas toujours connu cette déchéance de valeur.
Leur analyse constitue un sujet de recherche devenu central pour les urbanistes, les agronomes, au sein des sciences humaines et sociales. Ces acteurs des déchets nous racontent comment nous sommes passés de villes où toute matière première était perçue comme une ressource à réemployer à des villes qui ne renvoient plus rien à la terre, mais tout à l’océan ou dans l’air.
Après une longue histoire de remploi des résidus, nos sociétés sont-elles entrées dans l’ère du « Poubellocène » (« Wastocene ») décrite par le chercheur napolitain Marco Armerio, un monde submergé de déchets insolubles ?
De nouveaux cycles vertueux de réemploi des matières résiduelles sont-ils possibles ? En 4 épisodes de 58 mn chacun.
Épisode 1/4. Venise : ici commence la mer, ne rien jeter
C’est à Venise, incarnation suprême de la beauté, que commence notre exploration des déchets. Pourquoi Venise ? Car comme tout mythe, Venise contient tout. Ville indissociable de son écosystème, elle raconte une histoire des relations aux flux de matières.
Épisode 2/4. Bienvenue chez Homo detritus
Dans Paris au 19ᵉ siècle, tous les résidus font ressource dans l’économie circulaire des sous-produits urbains. Avant l’invention de la poubelle, réceptacle à couvercle domestique, la notion de déchet comme produit d’un abandon n’existe pas encore.
Épisode 3/4. Poubelle jaune : trier n’est pas recycler
Avec la massification des volumes d’emballages plastiques, le citoyen apprend de nouveaux gestes pour traiter ses déchets. Mais que deviennent ces matières sitôt achetées, sitôt jetées ? Quand “recycler“, c’est apprendre à jeter.
Épisode 4/4. Urine humaine, des engrais contre la pénurie
Face à l’inéluctable pénurie des engrais de synthèse issus des matières fossiles, ingénieurs, agronomes et urbanistes œuvrent à créer des filières pour valoriser l’azote là où il se trouve naturellement : dans nos urines.
À vos écouteurs !
« L’art du vin » est arrivé dans Amap-à-Lire
L’art du vin
Le monde du vin décrit pour le grand public par deux auteurs férus de guides et d’œnologie. L’ouvrage est composé de deux parties. Une première est consacrée à mieux connaître le vin : lire une étiquette, servir, conserver, déguster le vin, l’accorder. La deuxième présente les différentes régions viticoles de France. Guide, François Gilbert et Philippe Gaillard, 100 p. 1999.
Bonne lecture !
« Petite histoire de la Vache Limousine » est arrivé dans Amap-à-Lire
Petite histoire de la Vache Limousine
Sous forme de conte, voici toute l’histoire de la race Limousine. De la domestication en Anatolie jusqu’à la vache ultra-moderne du pôle de Lanaud… avec des annexes sur les personnalités qui ont fait cette race, son ancêtre et son fromage… Fascicule, Fred Treglia, 24 p. 2024.
Bonne lecture !
















