« Tueur de bisons » est arrivé dans Amap-à-Lire

Tueur de bisons

« Ici, Monsieur, c’est l’Ouest. Quand la légende dépasse la réalité, on publie la légende ». Voici le récit de ce que fut la vie de Frank Mayer, né à La Nouvelle-Orléans en 1850. Cet homme « ordinaire » qui aura connu les guerres avec les Indiens et la ruée vers l’or, devenu une figure archétypale de l’aventurier des Grandes Plaines, nous laisse un témoignage effarant sur le carnage sans précédent de près de quinze millions de bisons. Il raconte, entre 1870 et 1880, le quotidien de son « business », la façon qu’il avait trouvé pour économiser les balles, la collecte des ossements pour les industries agroalimentaires de la côte est. Mais ce récit haut en couleurs décrit d’abord un désastre environnemental… Récit, Franck Mayer, 120 p., 1958 (2025 en France).

Bonne lecture,

« Autobiographie d’un poulpe » est arrivé dans Amap-à-Lire

Autobiographie d’un poulpe et autres récits d’anticipation

Nourrie de travaux scientifiques pointus, la philosophe y va de bon cœur ! Dans le récit éponyme, on a retrouvé des traces d’écriture de poulpe sur des tessons de poterie sous-marine : « Plus de coquillages, plus d’espoir »… Un animal qui s’exprime par jets d’encre, c’est tentant pour un littérateur… Mais on découvre aussi que les acouphènes dont on croyait victimes les arachnologues étaient en fait les pensées vibratoires des araignées. Et encore ailleurs, que le wombat qui construit des murs avec ses fèces carrées est expert en géopolitique. Par ce recours à la fiction, l’autrice pousse de quelques crans les expériences de pensée que lui inspirent depuis longtemps les découvertes des éthologistes. Bienvenue en thérologie, l’étude du monde sauvage pour mieux cohabiter : discipline très sérieuse et néanmoins imaginaire qui se décline tout aussi malicieusement en thérolinguistique ou théroarchitecture… Récits imaginaires, Vinciane Despret, 140 p., 2021.

Bonne lecture,

« Pensées végétariennes » est arrivé dans Amap-à-Lire

Pensées végétariennes

Voltaire commence à s’intéresser à la question végétarienne autour de l’année 1761. Cet intérêt « tardif » — Voltaire a alors soixante-huit ans — semble être lié à un grand nombre de ses lecture. À partir de 1762, le mot « végétarien » apparaît régulièrement dans l’œuvre du philosophe, mais le plus souvent de manière éparse et allusive. L’auteur consacre néanmoins plusieurs longs passages à la boucherie, à la viande, aux bêtes et à leurs souffrances qui sont lus aujourd’hui comme un plaidoyer implacable de la cause animale. Textes de Voltaire recueillis par Renan Larue, 60 p., 2014.

Bonne lecture,

« Un vaisseau fabuleux » est arrivé dans Amap-à-Lire

En ce mois d’août, chaque samedi des livres de science-fiction évoquant d’autres planètes où des humains, colons ou naufragés, ont à faire face à une nature hostile… Et des romans d’anticipation, d’avenir imaginé plus ou moins proche, qui s’inquiètent des terres dégradées, remettant en cause la vie sur terre…

Un vaisseau fabuleux (et autres voyages galactiques)

Dans ce recueil de douze nouvelles, Philip K. Dick montre différents « univers » futuristes (pas de relation directe entre les nouvelles). Notre système solaire y a souvent « bénéficié » (de la colonisation humaine depuis la terre, des siècles auparavant (suffisamment de temps pour que des divergences apparaissent, d’une planète à l’autre). Du coup, racisme et antiracisme, tentation de la guerre et tentatives pour la paix, sont des ressorts récurrents. L’humanité semble n’être capable de s’unir que face à un danger extérieur à notre propre galaxie…

Le chantre des futurs incertains est aussi un grand maître du space opera.

Recueil de nouvelles, Philip K. Dick, Un vaisseau fabuleux (et autres voyages galactiques), Gallimard, Folio SF N°213, 373 pages, 2010 (trad. 2000, nouvelles de 1952 à 1954)

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« Les champs de la lune » est arrivé dans Amap-à-Lire

En ce mois d’août, chaque samedi des livres de science-fiction évoquant d’autres planètes où des humains, colons ou naufragés, ont à faire face à une nature hostile… Et des romans d’anticipation, d’avenir imaginé plus ou moins proche, qui s’inquiètent des terres dégradées, remettant en cause la vie sur terre…

Les champs de la lune

Sur la Lune qui n’a plus reçu de visites venant de la Terre depuis des lustres, un être féminin (humaine à 100%, ou pas?), El-Jarline, veille en surface au maintien en bon état de l’écosystème de sa « ferme » sous dôme, établie au profit d’une colonie souterraine. Elle reçoit de rares stagiaires (les enfants sont trop sensibles aux radiations) venus voir plantes et animaux, alerte sur les fragilités de son dôme, découvre non sans mal ce qui cause la « fièvre aspic », une espèce de « maladie du sommeil » qui décime les colons sélénites… .

Un conte empreint de poésie, de lenteur, d’humanité. On relèvera les alertes désespérées envoyées par El-Jarline touchant la « fissure » qui s’agrandit inexorablement au fil des jours dans le dôme fragile… alors que ces alertes ne provoquent strictement aucune action chez les « décideurs » (le dôme comme parabole?).

Roman, Catherine Dufour, Les champs de la lune, Robert Laffont, Coll. Ailleurs et demain, 284 p., 2024

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« Le monde vert » est arrivé dans Amap-à-Lire

En ce mois d’août, chaque samedi des livres de science-fiction évoquant d’autres planètes où des humains, colons ou naufragés, ont à faire face à une nature hostile… Et des romans d’anticipation, d’avenir imaginé plus ou moins proche, qui s’inquiètent des terres dégradées, remettant en cause la vie sur terre…

Le monde vert

Obéissant à une loi inéluctable, toutes choses croissaient, se développaient dans le désordre et l’étrangeté. La chaleur, la lumière, l’humidité étaient constantes. Elles l’étaient depuis… personne ne savait depuis combien de temps. « Depuis quand…? » « Pourquoi…? » C’étaient là des questions que nul n’avait plus l’idée de poser. réfléchir n’avait plus de sens. Dans ce monde, un seul problème se posai: croître. C’était le règne du végétal. C’était un monde qui ressemblait à une serre.

La pauvre humanité qui survit avec ses règles et ses superstitions sur cette terre ou sur sa lune, peut être en butte à des carnivores, des parasites psychiques… Même les descendants de nos chiens ou chats peuvent apparaître y avoir un sort privilégié. Jusqu’à ce qu’un jeune homme se lève…

Roman, Brian W. Aldiss, Le monde vert, J’ai lu SFF N°520, 303 p., 1974 (EO 1962)

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« Les dépossédés » est arrivé dans Amap-à-Lire

En ce mois d’août, chaque samedi des livres de science-fiction évoquant d’autres planètes où des humains, colons ou naufragés, ont à faire face à une nature hostile… Et des romans d’anticipation, d’avenir imaginé plus ou moins proche, qui s’inquiètent des terres dégradées, remettant en cause la vie sur terre…

Les dépossédés

Une planète et son satellite se font face. Sur le plus petit monde, Anarres, peuplé deux siècles plus tôt par des dissidents soucieux de créer une société utopique vraiment libre, le prix à payer est la pauvreté. Mais même une utopie libertaire peut devenir oppressive. Urras, restée capitaliste, est divisée entre nations d’apparence démocratique, systèmes d’orthodoxie communiste, ou d’anciennes colonies plus ou moins libérées…

Shevek, physicien anarresti hors norme, a conscience que l’isolement de son univers le condamne à la sclérose. Fort de son invention, l’ansile, qui permettra une communication instantanée entre tous les peuples, il choisit de voyager vers Urras dans l’espoir de faire naître une nouvelle ère de fraternité.

Roman, Ursula K. Le Guin, Les dépossédés (Le livre de Hain, tome 5), Le livre de poche N°7288, 446 p., 2023 (1ère éd. 2006, EO 1974)

Bonne lecture,

« La planète oubliée » est arrivé dans Amap-à-Lire

En ce mois d’août, chaque samedi des livres de science-fiction évoquant d’autres planètes où des humains, colons ou naufragés, ont à faire face à une nature hostile… Et des romans d’anticipation, d’avenir imaginé plus ou moins proche, qui s’inquiètent des terres dégradées, remettant en cause la vie sur terre…

La planète oubliée

Une planète stérile, sans aucune trace de vie… Des vaisseaux humains qui, au fil des millénaires, la répertorient, l’ensemencent avec des micro-organismes unicellulaires, puis un peu plus complexes (champignons, levures…), puis des insectes. Un dernier vaisseau apporte poissons et plantes. Mais l’ultime apport prévu (oiseaux, mammifères) n’aura pas lieu, car la fiche de la planète est purement et simplement perdue! Un jour, les survivants du naufrage d’un paquebot spatial (l’Icare) s’y posent.

Après quarante générations, les êtres humains sur l’astre oublié survivent, sans feu ni métaux, au milieu du grouillement des insectes et des champignons géants, devenus des sauvages. Jusqu’au jour où, face à la mort, un adolescent ne recule pas, invente une arme et revient, paré des ailes du phalène vaincu.

Roman, Murray Leinster, La planète oubliée, J’ai lu SF N°1184, 191 p., 1981 (EO 1954)

Bonne lecture,

« Bestioles gênantes et bestioles géniales » est arrivé dans Amap-à-Lire

Bestioles gênantes et bestioles géniales

Un guide pratique pour mieux comprendre le monde des insectes et apprendre à vivre en harmonie avec eux… Ce livre est une source d’inspiration pour tous ceux qui cherchent à préserver la nature et à vivre en harmonie avec elle. Il s’adresse aux amateurs de jardinage, aux écolos convaincus comme aux débutants en quête de solutions simples et respectueuses de l’environnement pour cohabiter avec les petites bêtes qui partagent notre quotidien. Guide, Blaise Leclerc, 224 p., 2023.

Bonne lecture,

Tout le mois d’août, je laisserai le clavier à David, amapien, grand lecteur-annoteur, inconditionnel de Amap-à-Lire. Il proposera chaque samedi des livres de science-fiction évoquant d’autres planètes où des humains, colons ou naufragés, ont à faire face à une nature hostile… Et des romans d’anticipation, d’avenir imaginé plus ou moins proche, qui s’inquiètent des terres dégradées, remettant en cause la vie sur terre…