« La colère des aubergines » est arrivé dans Amap-à-Lire

La colère des aubergines – Récits gastronomiques

Les mets et les saveurs de la cuisine indienne au cœur du récit. Chacune des nouvelles débouche sur une ou plusieurs recettes, évoquées dans l’histoire qui précède : on découvre les saveurs du pickle de mangue, du chutney à la menthe, du curry d’aubergines au yaourt… On salive aux effluves de coriandre, de cumin et de curcuma. À chaque recette est associé un court récit qui dépeint la vie de femmes indiennes dans leur cercle familial. Par le biais de souvenirs d’enfance, de secrets de famille, de fêtes religieuses et de traditions séculaires sont évoqués, dans des épisodes plus ou moins marquants, les conflits, les joies, les combats et les tristesses qui caractérisent la vie de ces femmes. Les aspects modernes, propre au monde occidental, s’y mêlent intimement au poids des traditions et de la religion. De jeunes bonzes déambulent en baskets. Les femmes passent beaucoup de temps à la cuisine, servent leur mari avec zèle et échangent des recettes avec leurs voisines. L’auteure brosse avec humour et ironie la lutte de pouvoir qui sévit par le biais de la nourriture. Nouvelles, Bulbul Sharma, 200 p., 1997 (1999 pour la traduction française).

Bonne lecture,

« Impact » est arrivé dans Amap-à-Lire

Impact

Virgil Solal, soldat des forces spéciales, sait à quel point ce monde (pré) apocalyptique peut être dangereux. Sa fille est mort-née à cause de la pollution atmosphérique. Il décide donc de faire payer ceux qu’il tient pour responsables : les grands ­patrons, les financiers, les politiques. Il devient alors un écoterroriste à la tête de Greenwar (sorte de branche armée de Greenpeace) dont la population soutient l’action. Le travail de documentation est impressionnant. Dans une France en pleine crise, un peu avant l’élection présidentielle de 2022, on voit se manifester tous les dérèglements climatiques. L’auteur, ancien lieutenant de police, ne cache pas son empathie pour son héros qui pour les millions de victimes passées et les millions de victimes à venir entre en guerre contre les géants. Polar, Olivier Norek, 300 p., 2020.

Bonne lecture,

« Mangez bio » est arrivé dans Amap-à-Lire

Mangez bio – Plus de 100 recettes santé

L’auteure propose des recettes de santé originales adaptées à chaque saison, et nous explique en même temps les règles de base d’une alimentation diététique. Elle expérimente depuis 25 ans les astuces culinaires de nos grands-mères avec la diversité retrouvée des plantes potagères et fruitières de la ferme de Sainte Marthe, près d’Angers ici. Recettes, Jacqueline Desbrosses, 160 p., 1998.

À vos tabliers !

« Le ventre de Paris » est arrivé dans Amap-à-Lire

Le ventre de Paris

Pris sur les barricades, Florent a été condamné au bagne de Cayenne. Il s’en évade et retourne à Paris, aux Halles, où il espère se cacher et revoir son frère. Ce dernier, un gros charcutier, a épousé la belle Lisa. Le couple lui procure une place d’inspecteur aux Halles et essaie de l’engraisser. Mais Florent, au pied des montagnes de viande, de légumes et de beurre, reste maigre. Il n’a faim que de justice. Généreux, tendre, persuadé que l’homme est bon et honnête, il rêve de politique et veut changer la société du Second Empire. Lisa prend peur, son argent est en danger ! Les bien-nourris feront taire les affamés.
L’action se passe essentiellement aux Halles centrales de Paris, construites par Victor Baltard entre 1854 et 1870. Zola en fait une sorte de monstre, comme le seront plus tard le grand magasin dans Au Bonheur des Dames, l’alambic dans l’Assommoir ou la locomotive dans la Bête humaine. Dans le roman se déploie aussi la bataille dite « des gras et des maigres ». Un homme gras, prospère et en bonne santé, est un homme honnête, à la conscience tranquille, tandis qu’un maigre est un crève-la-faim, un suspect, qui menace la tranquillité des repus.
En dehors de ce « gueux de Paris » où règne « cette humidité nauséabonde qui traîne le cadavre des êtres », dans le potager de madame François : « il semblait qu’à certains craquements, à certains soupirs légers, on entendit naître et pousser les légumes. Les carrés d’épinards et d’oseille, les bandes de radis, de navets, de carottes, les grands plants de pommes de terre et de chou… Plus loin, les rigoles de salades, les oignons, les poireaux, les céleris, alignés plantés au cordeau , semblaient des soldats de plomb à la parade. » Roman, Émile Zola, 468 p., 1873.

Bonne lecture,

« Champs de bataille » est arrivé dans Amap-à-Lire

Champs de bataille — L’histoire enfouie du remembrement

Le « remembrement ». Cette politique décisive pour le déploiement de l’agriculture intensive a été peu documentée. Aucun livre d’histoire ou de sociologie n’a été consacré aux perdants de cette politique ni aux résistants à ce bouleversement. À la sortie de la Seconde Guerre mondiale, l’État fait redessiner les terres agricoles dans la plupart des campagnes françaises. Accessibilité des champs par des machines, regroupement des parcelles et disparition des haies et talus. C’est le « remembrement ». L’objectif est que la paysannerie produise davantage, que le pays atteigne son auto-suffisance alimentaire et que la France devienne une puissance agricole mondiale. L’ouvrage enquête sur l’autre face de la médaille et examine comment cette politique a fracturé le monde rural. De façon irréversible ? Bande dessinée documentaire, Inès Léraud (textes) et Pierre Van Hove (dessins), 184 p., 2024.

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« Notre avenir s’écrit dans l’océan » est arrivé dans Amap-à-Lire

« Notre avenir s’écrit dans l’océan »

Comment vivre demain, en solidarité avec les humains et la nature ? Comment faire« monde commun » ? Face à cette situation inédite : le réchauffement climatique, la détérioration de la biodiversité et les difficultés qui se profilent pour notre planète, la grande navigatrice Isabelle Autissier, présidente du WWF (Fond mondial pour la nature), engage un dialogue-réflexion avec Francis Vallat, président de SOS Méditerranée, qui a une vision autre et complémentaire de la sienne. Ils proposent ensemble de réfléchir aux fragilités, aux beautés et aux complexités de la nature, pour mieux la préserver. Ils évoquent bien sûr la mer, qu’ils connaissent bien tous les deux. La mer prend une large place dans cette discussion, comme figure de la mondialisation, témoin du changement de climat, cimetière de réfugiés, mais aussi domaine d’avenir. La mer, miroir de notre société, en porte tous les maux, toutes les tares, et tous les possibles, tous les espoirs. 
Un livre dense, singulier, engagé et agréable à lire, qui transmet une conviction : chacun peut jouer un rôle face aux tempêtes qui s’annoncent et le combat pour la défense de la nature et de l’environnement correspond au plus beau rêve que l’humanité puisse et doive aujourd’hui porter. Réflexion dialoguée, Isabelle Autissier et Francis Vallat, 220 p., 2021.

Bonne lecture,