TélérAmap, semaine du 16 au 22 mars 2024

Cette semaine avec Télérama, il y a d’autres façons de penser à la terre, au ciel, à la mer :

Histoire d’oiseaux

samedi 16 mars sur Arte à 22h25. Le mystérieux voyage des oiseaux de rivage. Les limicoles, les oiseaux de rivage, effectuent la plus longue migration du monde animal, la plus mystérieuse aussi. Avec des images à couper le souffle, ce documentaire suit pendant un an l’odyssée de trois espèces d’oiseaux, auprès d’ornithologues et de scientifiques passionnés, mobilisés pour les étudier et les protéger. Aujourd’hui, une course contre la montre s’est engagée pour percer les secrets de ces athlètes d’exception et les sauver de l’extinction. Un enjeu environnemental majeur, tant la survie des oiseaux de rivage, qui dépendent de fragiles écosystèmes, est essentielle à l’avenir de la planète.

Histoire de ver de terre

lundi 18 mars sur France 5 à 21h05. Sur le Front. Enquête que la terre qui nous nourrit. On s’inquiète, à juste titre, de la disparition des oiseaux et de la raréfaction des insectes, mais dans nos terres cultivées en conventionnel, il existe une hécatombe du vivant aussi dramatique. Les vers de terre sont en grand danger, victimes collatérales de l’usage des produits phytosanitaires et de l’appauvrissement des sols. La vie est là sous nos pied : un sol fertile est une terre vivante à laquelle on se doit de préserver les organismes qui la composent. Le mieux serait de se passer des produits chimiques et de revenir à des pratiques plus saines et avec moins d’incidence. En partant à la rencontre de ceux qui ont choisi une voie plus respectueuse de l’environnement, et en donnant la parole à ceux qui œuvrent au quotidien pour alerter sur les dangers de l’appauvrissement des sols ou de l’utilisation à outrance des produits chimiques, le reportage trace les contours d’un monde agricole rattrapé par des années d’excès.

Histoire d’arbres

jeudi 21 mars sur Ushuaïa TV à 20h5. Francis Hallé, le passeur d’arbres. Le Costa Rica qui consacre un quart de son territoire à des parcs nationaux fait figure de modèle écologique. Sa remarquable biodiversité et la mangrove splendide, sont l’occasion d’une rencontre entre un jeune français passionné de nature et le botaniste-biologiste, Francis Hallé. Ils évoquent l’idée de la renaissance d’une forêt primaire en Europe de l’Ouest et grimpent aux arbres…

Bonne semaine de TV et… d’ailleurs,

« Du gras, du sucre et de l’amour » est arrivé dans Amap-à-Lire

Du gras, du sucre et de l’amour

Une histoire mettant l’accent sur la transmission et le partage accompagnée de 40 recettes gourmandes issues de son héritage familial. « Du gras, du sucre et de l’amour, trois sources d’endorphines mais aussi des ingrédients indispensables à toute bonne recette de cuisine ». Légumes (conserve de brocoli à l’italienne, aigre doux de betterave et pomme…), fruits (confiture rouge de ma mère, confit abricots pêches au gingembre…), alcools (liqueur passion, sirop anisé…), confit (cuisses de pintades confites, cœurs de canard confits…), cochon ( jarret farci, ventrèche…). Recettes (familiales et traditionnelles), Véronique Chapacou, 136 p., 2018.

À vos tabliers !

« Produire plus, polluer moins, … » est arrivé dans Amap-à-Lire

Produire plus, polluer moins : l’impossible découplage ?

Une réflexion issue du séminaire Trois points de vue sur le découplage, organisé par l’Institut Veblen le 13 février 2014, concernant la mise en place d’un nouveau modèle économique, respectueux de l’environnement, sans renoncer à la croissance économique, ni à l’essor du PIB et des emplois : soit la promesse de la croissance verte. Le problème est que cette croissance verte ne s’est encore produite nulle part et qu’elle est fortement dépendante d’une énergie abondante et bon marché. Mais, si nous voulons éviter l’extrême brutalité de la décroissance et la pénurie des ressources, il faut très rapidement une économie « économe » en énergie et en matières. Essai, Collectif, 72 p., 2014.

Bonne lecture !

« Le vieux qui lisait des romans d’amour » est arrivé dans Amap-à-Lire

Le vieux qui lisait des romans d’amour

Lorsque les habitants d’El Idilio, petite ville d’Amazonie, découvrent dans une pirogue le cadavre d’un homme blond assassiné, ils n’hésitent pas à accuser les Indiens (les Shuars) de meurtre. Le maire, surnommé la « limace », est l’un des plus virulents accusateurs. Seul Antonio José Bolivar, un vieil homme, déchiffre dans l’étrange blessure la marque d’un félin… Un hymne à la lecture, à l’humanité et un éloge de la plus grande forêt du monde. La finesse du romancier vous emmènera bien plus loin encore… Roman, Luis Sepulveda, 120 p., 1992.

Bonne lecture !

« Le poids du papillon » est arrivé dans Amap-à-Lire

Le poids du papillon

Ce très court roman met face à face deux êtres formidables. L’un est un vieux chasseur qui a couru les bois et les montagnes pendant des années.
L’autre est un chamois magnifique, de taille exceptionnelle, qui mène sa harde en roi majestueux, mâle procréateur que toute sa descendance respecte sans jamais oser remettre en question sa suprématie. Il est le fils d’une femelle que le chasseur a abattue alors qu’il n’était encore qu’un jeune éterlou. Depuis, il a toujours veillé et protégé sa harde, il n’a jamais été inquiété par des prétendants à la succession, il a toujours échappé au chasseur redoutable.
L’un comme l’autre pourtant, le chasseur comme le chamois, savent que l’âge les gagne, que le bout du chemin n’est plus si loin, que l’affrontement est inévitable, que leurs règnes respectifs touchent à leurs fins. Roman, Erri De Luca, 80 p., 2009.

Bonne lecture !

« Le secret de maître Cornille » est arrivé dans Amap-à-Lire

Le secret de maître Cornille

Le moulin de maître Cornille est le seul encore en activité depuis qu’une minoterie à vapeur s’est installée. Depuis longtemps, plus personne ne lui apporte de blé, or les ailes du moulin continuent de tourner. « Tout cela sent le mystère. » Nouvelle extraite des Lettres de mon moulin, Alphonse Daudet, 12 p., 1866.

Bonne lecture !

« Humus » est arrivé dans Amap-à-Lire

Humus

Deux amis étudiants en agronomie, d’esprit critique, angoissés par la crise écologique, décident de changer le monde en s’intéressant aux lombrics. L’un va revitaliser le sol de la ferme familiale en y réintroduisant les vers de terre, l’autre se lance dans un sytème de vermicompostage à l’échelle industrielle. Le roman promet une terre qui sent enfin bon, un sol vivant. Chercheurs, agriculteurs, économistes font plutôt bien de laisser une part de ce sujet bien documenté aujourd’hui aux artistes et romanciers. Le sujet est grave, les enjeux essentiels et il est rare que le sujet soit ainsi pris de front dans un roman. La leçon de Humus est hélas prévisible : lutter contre les pesticides est un vœu pieux ; la machine industrielle et financière est infernale et broie les destins. Les personnages, presqu’exclusivement au service de la cause, sont inconsistants. L’auteur, de pensée libérale, semble s’amuser avec son sujet — Ah ! l’introduction de Thomas Pesquet dans les milieux lombricoles ! — il règle des comptes, sous forme d’une satire impitoyable, avec les gauchistes, l’administration absurde, le libertinage amoureux et les dérives outrancières du capitalisme. Il montre aussi une certaine désinvolture avec la science : heu… la reproduction des vers de terre ce n’est pas ça. Pas de quoi, tout de même, bouder son plaisir de lecteur. Merci à Sophie, ex-amapienne, hautement partageuse et grande égérie de l’immensément modeste Marcel Bouché, pédozoologue (sous les traits de Marcel Combe). Roman, Gaspard Kœnig, 380 p., 2023.

Bonne lecture !

TélérAmap, semaine du 3 au 9 février 2024

Avec Télérama, des sujets rebattus cette semaine mais qui valent le coup (le coût) !

Encore et encore…

dimanche 4 février sur M6 à 21h10. Capital : des solutions pour la planète. Le sujet est devenu passe-partout et c’est tant mieux : se nourrir, s’habiller, se déplacer, des solutions existent pour que notre mode de vie reste compatible avec l’environnement. Zoom sur les alternatives pour réduire l’impact de l’élevage, fabriquer sans pollution, s’habiller sans gâchis, et des formules innovantes pour se déplacer.

L’inflation, ça creuse… les écarts !

mardi 6 février sur France 2 à 21h10. France grand format. Alimentation : à qui profite la hausse des prix ?
Selon les derniers chiffres, le pouvoir d’achat des salariés a baissé de 3 %. En moyenne, chaque Français a perdu 70 € nets par mois. Une des plus fortes hausses concerne l’alimentation : + 22 % depuis juillet 2021. Comment les Français font-ils face à cette envolée des prix ? Pourquoi les prix de l’alimentation sont-ils montés en flèche ? A qui profite la hausse des prix ? Enquête sur ce phénomène d’actualité.

Bonne semaine de TV et… d’ailleurs,

« Le chant du monde » est arrivé dans Amap-à-Lire

Le chant du monde

À l’automne, Matelot, vieux bûcheron père du « besson » (jumeau dont le frère est mort), et Antonio le pêcheur remontent de chaque côté du fleuve à la recherche du besson qui a disparu ; ils apprennent le nœud de l’histoire : le besson pendant l’été a enlevé Gina, la fille de Maudru, maître du haut pays et des troupeaux de taureaux. Cet enlèvement enclenche une guerre : poursuivi par les chiens et les hommes de Maudru, le besson tue le neveu à qui Gina était promise… Lyrique, les personnages évoluent en fusion avec la nature, et épique, le roman se présente comme une « guerre de Troie ». La fraternité des hommes aura à l’emporter après les violences et les combats. L’auteur souhaitait écrire un roman dans lequel on entendrait chanter le monde et percevrait le halètement des beaux habitants de l’univers. Le roman accède au mythe. Roman, Jean Giono, 280 p., 1934.

Bonne lecture !

TélérAmap, semaine du 27 janvier au 2 février 2024

Avec Télérama, en ce début d’année, l’écologie nous empoigne :

Éteindre les feux, ce n’est pas tout

samedi 27 janvier sur Arte à 18h35. Québec : après les feux. Le Canada a connu en 2023 sa pire saison de feux de forêts. 18 millions d’hectares touchés, 6400 incendies, 200 000 personnes évacuées. La sécheresse et les températures trop élevées sont en cause. Au Québec, l’industrie forestière fait vivre des dizaines de milliers de personnes, mais dans ce secteur, l’heure n’est pas encore au changement de stratégie. Il faut d’abord récolter le bois brûlé, le plus rapidement possible (avant les ravages causés par la prolifération des insectes). Ces territoires dévastés par le feu, sont souvent aussi des zones de chasses et de pêche de la Première Nation Crie (les Cris forment un des plus grands groupes de Premières Nations au Canada). Ces communautés autochtones voient leurs territoires rognés par les flammes et craignent la remise en cause de leur mode de vie. Et puis, de nombreux scientifiques expriment leur inquiétude quant à la régénération naturelle de ces forêts brûlées.

Folie nucléaire

jeudi 1er février sur Arte à 23h20. I’m so sorry. De Fukushima à Tchernobyl, le réalisateur, Zhao Liang, voyage en terres irradiée sous forme d’un essai filmique à la poésie dénudée. 
Des paysages désolés troublés par le grésillement d’un dosimètre, des maisons ensevelies sous la poussière, où subsistent les seuls portraits des habitants évacués, les corps malades d’enfants nés sur une terre où « il ne fallait pas s’aimer« … Présenté à Cannes en 2021, dans la sélection éphémère « Le cinéma pour le climat », ce documentaire interroge les dangers de l’énergie nucléaire – et, plus largement, la « soif de consommation » de l’homme et son goût du malheur – en recourant à la poésie des images, des silences et des mots. Les témoignages de victimes, ponctués de poignants extraits de La supplication de Svetlana Alexievitch (écrit à partir des récits de rescapés de Tchernobyl), se mêlent aux considérations d’une voix off personnifiée sous les traits d’une silhouette masquée, « âme repentie » errant sur les lieux des désastres passés et à venir. Un film-essai au propos et à l’esthétique saisissants. 

Bonne semaine de TV et d’ailleurs !