« Champs de bataille » est arrivé dans Amap-à-Lire

Champs de bataille — L’histoire enfouie du remembrement

Le « remembrement ». Cette politique décisive pour le déploiement de l’agriculture intensive a été peu documentée. Aucun livre d’histoire ou de sociologie n’a été consacré aux perdants de cette politique ni aux résistants à ce bouleversement. À la sortie de la Seconde Guerre mondiale, l’État fait redessiner les terres agricoles dans la plupart des campagnes françaises. Accessibilité des champs par des machines, regroupement des parcelles et disparition des haies et talus. C’est le « remembrement ». L’objectif est que la paysannerie produise davantage, que le pays atteigne son auto-suffisance alimentaire et que la France devienne une puissance agricole mondiale. L’ouvrage enquête sur l’autre face de la médaille et examine comment cette politique a fracturé le monde rural. De façon irréversible ? Bande dessinée documentaire, Inès Léraud (textes) et Pierre Van Hove (dessins), 184 p., 2024.

Bonne lecture,

« Notre avenir s’écrit dans l’océan » est arrivé dans Amap-à-Lire

« Notre avenir s’écrit dans l’océan »

Comment vivre demain, en solidarité avec les humains et la nature ? Comment faire« monde commun » ? Face à cette situation inédite : le réchauffement climatique, la détérioration de la biodiversité et les difficultés qui se profilent pour notre planète, la grande navigatrice Isabelle Autissier, présidente du WWF (Fond mondial pour la nature), engage un dialogue-réflexion avec Francis Vallat, président de SOS Méditerranée, qui a une vision autre et complémentaire de la sienne. Ils proposent ensemble de réfléchir aux fragilités, aux beautés et aux complexités de la nature, pour mieux la préserver. Ils évoquent bien sûr la mer, qu’ils connaissent bien tous les deux. La mer prend une large place dans cette discussion, comme figure de la mondialisation, témoin du changement de climat, cimetière de réfugiés, mais aussi domaine d’avenir. La mer, miroir de notre société, en porte tous les maux, toutes les tares, et tous les possibles, tous les espoirs. 
Un livre dense, singulier, engagé et agréable à lire, qui transmet une conviction : chacun peut jouer un rôle face aux tempêtes qui s’annoncent et le combat pour la défense de la nature et de l’environnement correspond au plus beau rêve que l’humanité puisse et doive aujourd’hui porter. Réflexion dialoguée, Isabelle Autissier et Francis Vallat, 220 p., 2021.

Bonne lecture,

Podcast : Manger la France

On a tous en nous une précieuse madeleine de Proust : le souvenir d’une crème caramel ou des patates sautées d’une grand-mère qui n’ont le goût d’aucune autres. Elles racontent notre relation subjective au goût, à nos histoires intimes et à l’Histoire. Mais quand on vit dans un pays comme la France, où le repas gastronomique est inscrit au patrimoine de l’UNESCO depuis 2015, où l’on passe en moyenne 2H13 à table par jour, dans un pays de fromages, de pâtés, et de blanquettes, nos souvenirs ont peut-être une dimension particulière.
Que peut alors signifier « manger français » ? L’enquête porte sur le rapport à la nourriture en France, à ce qu’il charrie comme mythes, ce qu’il dit de nos identités, dans un pays où gastronomie et culture sont intimement liées, et où l’on grandit en lisant les aventures d’Astérix et ses banquets de sangliers, un pays qui a inventé la notion de « terroir », impossible à traduire dans une autre langue ! En France, nous vivons pourtant un paradoxe, car notre culture raconte une gastronomie riche et unique, mais la France est aussi l’un des plus gros consommateurs de « junk food » (littéralement de nourriture poubelle), après les Etats-Unis.
Aujourd’hui, alors que l’identité française est questionnée et bousculée dans de nombreux domaines, la gastronomie et la cuisine racontent-elles ces changements ? Et nos goûts ? Existe-t-il une mythologie culinaire et des fakenews dans la patrie d’Escoffier, de Bocuse et de Brillat-Savarin? Dans un pays qui a inventé le restaurant, la conserve, le bouillon cube, ou les fiches cuisines, j’ai cherché un lieu qui pourrait convoquer à la fois la mémoire de ce que pouvait consommer nos arrières grand-mères, mais aussi ce que mangent les jeunes Français aujourd’hui.
Et nous avons atterri dans le Ventre de Paris, aux Halles, dans ce lieu de rencontres, à la fois moderne et chargé d’histoires culinaires, là où pour Zola l’opposition entre les maigres et les gras racontait déjà une époque… Nous avons donc relu Zola, rencontré des jeunes chefs et des chefs étoilés, des stars et des artisans, des élèves de CM1, des historiens, des ados, des producteurs, des critiques culinaires, des chercheurs et des écrivains. Et surtout, nous avons beaucoup cuisiné ! Document en 4 épisodes :

  • Épisode 1/4 : Le ventre de Paris « Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es » écrivait Brillat-Savarin en 1865. En France, la cuisine rassemble et inspire notre culture. La culture, l’alimentation dessine les contours de nos identités. Nos repas racontent le pays : histoire intime, sociale et savoureuse d’un pays en mouvement. Durée •  59 min

  • Épisode 2/4 : La fabrique du goût Nos goûts ont été formés par notre histoire. Ils renvoient à des souvenirs. Ils s’inspirent désormais des codes pour les réseaux sociaux et les émissions culinaires. Nos « plats signature » racontent une histoire collective, de famille et de pays. Mais y a-t-il un goût de notre époque en France ? Durée • 58 min
  • Épisode 3/4 : À Table ! La table, comme la cuisine, est un univers fantasmatique, qui a ses coulisses et ses grandes scènes, ses règles et ses créateurs. Désormais, la mise en scène de ce que l’on mange se raconte aussi sur les réseaux sociaux. Durée • 60 min


  • Épisode 4/4 : Y’a plus de saisons ! Aujourd’hui, nous sommes déjà traversés par de nouvelles injonctions qui transforment nos repas, et nous poussent de plus en plus à chercher une essence invisible dans nos plats : la provenance et la saisonnalité. Mais que mangeront les Français dans 50 ans ? Durée• 58 min

A vos écouteurs !

« Une souris dans le potage » est arrivé dans Amap-à-Lire

Une souris dans le potage

Recettes et récits de blogs culinaires. Une sélection de 15 menus composés de 4 plats (entrée, plat principal, dessert, mignardise sucrée ou salée) issus de 15 blogs différents. Pour chacun : les recettes de cuisine et le point de vue de l’auteure du blog correspondant. Dans un petit format, des recettes plutôt simples et des photos appétissantes. Recettes, blogueuses, 160 p., 2006.

À vos tabliers,

« Pourquoi regarder les animaux ? » est arrivé dans Amap-à-Lire

Pourquoi regarder les animaux ?

Si aujourd’hui nous n’observons plus les animaux, eux n’ont pas cessé de le faire. Ils nous regardent car nous avons, depuis la nuit des temps, vécu en leur compagnie. Ils ont nourri nos rêves, habité nos légendes et donné un sens à nos origines. Ils portent à la fois notre différence et la trace de ce que nous croyons avoir perdu. Un lien qui au fil de l’histoire se voit transformé par les nouveaux rapports de production du XXe, réduisant l’animal à l’état de bête avant d’en faire un simple produit de consommation. Dans une prose libre et érudite, John Berger nous rappelle les multiples fonctions – magiques, divinatoires et sacrificielles – de la figure animale, mais aussi sa force évocatrice, tout comme le vol de cette hirondelle venue surprendre le poète.—Essais, poèmes et récits, John Berger, 132 p., publiés entre 1971 et 2009.

Bonne lecture,

« La cantine des Pyrénées en lutte » est arrivé dans Amap-à-Lire

La cantine des Pyrénées en lutte

L’histoire de La Cantine des Pyrénées fait partie de ces nombreuses tentatives qui s’efforcent, en renouant avec des formes de solidarité en résistance au capitalisme, d’instituer autre chose dans les pratiques et les relations sociales.
Ce lieu autogéré, d’abord installé rue des Pyrénées, dans le XXe arrondissement de Paris, se présente dans cet ouvrage en photos (celles de Sarah Ney) et en textes. Plus d’une vingtaine de témoins, de toutes origines, racontent leur rencontre avec La Cantine et ce qu’ils y ont trouvé. Car au-delà des actions qui y sont menées (une cantine, des permanences pour les sans-papiers ou les mal-logés, des cours de français, du cinéma, etc.), ce sont des femmes et des hommes qui font de ce lieu tout autre chose qu’un restaurant ou un centre social. Un endroit où se croisent aussi des luttes, autour d’un repas de soutien ou d’un débat.
Témoignages et textes collectifs, Photographies (nombreuses) Sarah Ney, 84 p., 2018.

Bonne lecture,

« Concevoir la ville durable » est arrivé dans Amap-à-Lire

Concevoir la ville durable. Un enjeu de gestion ?

Quand la gestion devient la nouvelle rhétorique et pénètre les vocabulaires et les pratiques, il est opportun de voir comment « l’empreinte gestionnaire » marque les compétences, les métiers et l’organisation des systèmes attachés aux questions de développement durable. Des habitants qui sont pensés comme des usagers ou des « utilisateurs finaux » ne sont pas écoutés ou conviés à donner leur avis comme avant. — Essai, Isabelle Grudet, Élise Macaire et Nadine Roudil, 164 p., 2017.

Bonne lecture,

« La légende du colibri » est arrivé dans Amap-à-Lire

La légende du colibri

Un jour, il y eut un immense incendie dans la forêt. Les animaux terrifiés assistaient impuissants au désastre. Tous, sauf le petit Colibri qui s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. “Je fais ma part”, répétait-il aux autres animaux incrédules.
Une légende amérindienne qui invite chacun à prendre sa part dans la défense de la planète. Légende racontée par Denis Kormann, postface de Pierre Rabhi. À partir de 4 ans, 24 p., 2016.

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« Nous colonisons l’avenir » est arrivé dans Amap-à-Lire

Nous colonisons l’avenir

Plaidoyer en faveur de la justice climatique. L’auteur rassemble les deux thématiques de la décolonisation et de l’engagement citoyen. À cela près qu’ici ce n’est pas un autre peuple que nous pillons, exploitons et appauvrissons, mais nous-mêmes, en nous privant, par impéritie politique, d’un avenir viable. Pour avoir spolié les populations les plus pauvres pendant des décennies, parfois des siècles, les Occidentaux devraient logiquement assumer la majeure partie du coût des réparations du climat. Après le constat, l’intérêt de l’ouvrage réside dans les quatre perspectives soumises au lecteur : un « preferendum annuel » pour impliquer massivement les citoyens dans la prise de décision. Une « mobilisation planétaire » à l’image des Nations unies. Une dotation en droit d’émission de gaz à effet de serre, un forme de « crédit carbone », attribué annuellement et individuellement. Un appel à la désobéissance civile si nos gouvernements ne passaient pas à l’action — Essai, David Van Reybrouck, 52 p., 2023.

Bonne lecture,