« Mangez bio » est arrivé dans Amap-à-Lire

Mangez bio – Plus de 100 recettes santé

L’auteure propose des recettes de santé originales adaptées à chaque saison, et nous explique en même temps les règles de base d’une alimentation diététique. Elle expérimente depuis 25 ans les astuces culinaires de nos grands-mères avec la diversité retrouvée des plantes potagères et fruitières de la ferme de Sainte Marthe, près d’Angers ici. Recettes, Jacqueline Desbrosses, 160 p., 1998.

À vos tabliers !

« Le ventre de Paris » est arrivé dans Amap-à-Lire

Le ventre de Paris

Pris sur les barricades, Florent a été condamné au bagne de Cayenne. Il s’en évade et retourne à Paris, aux Halles, où il espère se cacher et revoir son frère. Ce dernier, un gros charcutier, a épousé la belle Lisa. Le couple lui procure une place d’inspecteur aux Halles et essaie de l’engraisser. Mais Florent, au pied des montagnes de viande, de légumes et de beurre, reste maigre. Il n’a faim que de justice. Généreux, tendre, persuadé que l’homme est bon et honnête, il rêve de politique et veut changer la société du Second Empire. Lisa prend peur, son argent est en danger ! Les bien-nourris feront taire les affamés.
L’action se passe essentiellement aux Halles centrales de Paris, construites par Victor Baltard entre 1854 et 1870. Zola en fait une sorte de monstre, comme le seront plus tard le grand magasin dans Au Bonheur des Dames, l’alambic dans l’Assommoir ou la locomotive dans la Bête humaine. Dans le roman se déploie aussi la bataille dite « des gras et des maigres ». Un homme gras, prospère et en bonne santé, est un homme honnête, à la conscience tranquille, tandis qu’un maigre est un crève-la-faim, un suspect, qui menace la tranquillité des repus.
En dehors de ce « gueux de Paris » où règne « cette humidité nauséabonde qui traîne le cadavre des êtres », dans le potager de madame François : « il semblait qu’à certains craquements, à certains soupirs légers, on entendit naître et pousser les légumes. Les carrés d’épinards et d’oseille, les bandes de radis, de navets, de carottes, les grands plants de pommes de terre et de chou… Plus loin, les rigoles de salades, les oignons, les poireaux, les céleris, alignés plantés au cordeau , semblaient des soldats de plomb à la parade. » Roman, Émile Zola, 468 p., 1873.

Bonne lecture,

« Champs de bataille » est arrivé dans Amap-à-Lire

Champs de bataille — L’histoire enfouie du remembrement

Le « remembrement ». Cette politique décisive pour le déploiement de l’agriculture intensive a été peu documentée. Aucun livre d’histoire ou de sociologie n’a été consacré aux perdants de cette politique ni aux résistants à ce bouleversement. À la sortie de la Seconde Guerre mondiale, l’État fait redessiner les terres agricoles dans la plupart des campagnes françaises. Accessibilité des champs par des machines, regroupement des parcelles et disparition des haies et talus. C’est le « remembrement ». L’objectif est que la paysannerie produise davantage, que le pays atteigne son auto-suffisance alimentaire et que la France devienne une puissance agricole mondiale. L’ouvrage enquête sur l’autre face de la médaille et examine comment cette politique a fracturé le monde rural. De façon irréversible ? Bande dessinée documentaire, Inès Léraud (textes) et Pierre Van Hove (dessins), 184 p., 2024.

Bonne lecture,

« Notre avenir s’écrit dans l’océan » est arrivé dans Amap-à-Lire

« Notre avenir s’écrit dans l’océan »

Comment vivre demain, en solidarité avec les humains et la nature ? Comment faire« monde commun » ? Face à cette situation inédite : le réchauffement climatique, la détérioration de la biodiversité et les difficultés qui se profilent pour notre planète, la grande navigatrice Isabelle Autissier, présidente du WWF (Fond mondial pour la nature), engage un dialogue-réflexion avec Francis Vallat, président de SOS Méditerranée, qui a une vision autre et complémentaire de la sienne. Ils proposent ensemble de réfléchir aux fragilités, aux beautés et aux complexités de la nature, pour mieux la préserver. Ils évoquent bien sûr la mer, qu’ils connaissent bien tous les deux. La mer prend une large place dans cette discussion, comme figure de la mondialisation, témoin du changement de climat, cimetière de réfugiés, mais aussi domaine d’avenir. La mer, miroir de notre société, en porte tous les maux, toutes les tares, et tous les possibles, tous les espoirs. 
Un livre dense, singulier, engagé et agréable à lire, qui transmet une conviction : chacun peut jouer un rôle face aux tempêtes qui s’annoncent et le combat pour la défense de la nature et de l’environnement correspond au plus beau rêve que l’humanité puisse et doive aujourd’hui porter. Réflexion dialoguée, Isabelle Autissier et Francis Vallat, 220 p., 2021.

Bonne lecture,

Podcast : Manger la France

On a tous en nous une précieuse madeleine de Proust : le souvenir d’une crème caramel ou des patates sautées d’une grand-mère qui n’ont le goût d’aucune autres. Elles racontent notre relation subjective au goût, à nos histoires intimes et à l’Histoire. Mais quand on vit dans un pays comme la France, où le repas gastronomique est inscrit au patrimoine de l’UNESCO depuis 2015, où l’on passe en moyenne 2H13 à table par jour, dans un pays de fromages, de pâtés, et de blanquettes, nos souvenirs ont peut-être une dimension particulière.
Que peut alors signifier « manger français » ? L’enquête porte sur le rapport à la nourriture en France, à ce qu’il charrie comme mythes, ce qu’il dit de nos identités, dans un pays où gastronomie et culture sont intimement liées, et où l’on grandit en lisant les aventures d’Astérix et ses banquets de sangliers, un pays qui a inventé la notion de « terroir », impossible à traduire dans une autre langue ! En France, nous vivons pourtant un paradoxe, car notre culture raconte une gastronomie riche et unique, mais la France est aussi l’un des plus gros consommateurs de « junk food » (littéralement de nourriture poubelle), après les Etats-Unis.
Aujourd’hui, alors que l’identité française est questionnée et bousculée dans de nombreux domaines, la gastronomie et la cuisine racontent-elles ces changements ? Et nos goûts ? Existe-t-il une mythologie culinaire et des fakenews dans la patrie d’Escoffier, de Bocuse et de Brillat-Savarin? Dans un pays qui a inventé le restaurant, la conserve, le bouillon cube, ou les fiches cuisines, j’ai cherché un lieu qui pourrait convoquer à la fois la mémoire de ce que pouvait consommer nos arrières grand-mères, mais aussi ce que mangent les jeunes Français aujourd’hui.
Et nous avons atterri dans le Ventre de Paris, aux Halles, dans ce lieu de rencontres, à la fois moderne et chargé d’histoires culinaires, là où pour Zola l’opposition entre les maigres et les gras racontait déjà une époque… Nous avons donc relu Zola, rencontré des jeunes chefs et des chefs étoilés, des stars et des artisans, des élèves de CM1, des historiens, des ados, des producteurs, des critiques culinaires, des chercheurs et des écrivains. Et surtout, nous avons beaucoup cuisiné ! Document en 4 épisodes :

  • Épisode 1/4 : Le ventre de Paris « Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es » écrivait Brillat-Savarin en 1865. En France, la cuisine rassemble et inspire notre culture. La culture, l’alimentation dessine les contours de nos identités. Nos repas racontent le pays : histoire intime, sociale et savoureuse d’un pays en mouvement. Durée •  59 min

  • Épisode 2/4 : La fabrique du goût Nos goûts ont été formés par notre histoire. Ils renvoient à des souvenirs. Ils s’inspirent désormais des codes pour les réseaux sociaux et les émissions culinaires. Nos « plats signature » racontent une histoire collective, de famille et de pays. Mais y a-t-il un goût de notre époque en France ? Durée • 58 min
  • Épisode 3/4 : À Table ! La table, comme la cuisine, est un univers fantasmatique, qui a ses coulisses et ses grandes scènes, ses règles et ses créateurs. Désormais, la mise en scène de ce que l’on mange se raconte aussi sur les réseaux sociaux. Durée • 60 min


  • Épisode 4/4 : Y’a plus de saisons ! Aujourd’hui, nous sommes déjà traversés par de nouvelles injonctions qui transforment nos repas, et nous poussent de plus en plus à chercher une essence invisible dans nos plats : la provenance et la saisonnalité. Mais que mangeront les Français dans 50 ans ? Durée• 58 min

A vos écouteurs !

« Une souris dans le potage » est arrivé dans Amap-à-Lire

Une souris dans le potage

Recettes et récits de blogs culinaires. Une sélection de 15 menus composés de 4 plats (entrée, plat principal, dessert, mignardise sucrée ou salée) issus de 15 blogs différents. Pour chacun : les recettes de cuisine et le point de vue de l’auteure du blog correspondant. Dans un petit format, des recettes plutôt simples et des photos appétissantes. Recettes, blogueuses, 160 p., 2006.

À vos tabliers,

« Pourquoi regarder les animaux ? » est arrivé dans Amap-à-Lire

Pourquoi regarder les animaux ?

Si aujourd’hui nous n’observons plus les animaux, eux n’ont pas cessé de le faire. Ils nous regardent car nous avons, depuis la nuit des temps, vécu en leur compagnie. Ils ont nourri nos rêves, habité nos légendes et donné un sens à nos origines. Ils portent à la fois notre différence et la trace de ce que nous croyons avoir perdu. Un lien qui au fil de l’histoire se voit transformé par les nouveaux rapports de production du XXe, réduisant l’animal à l’état de bête avant d’en faire un simple produit de consommation. Dans une prose libre et érudite, John Berger nous rappelle les multiples fonctions – magiques, divinatoires et sacrificielles – de la figure animale, mais aussi sa force évocatrice, tout comme le vol de cette hirondelle venue surprendre le poète.—Essais, poèmes et récits, John Berger, 132 p., publiés entre 1971 et 2009.

Bonne lecture,