Demain soir, le pain du fournil est composé d’un mélange de blés paysans :
Le Blé de Noé est un blé d’hiver et de printemps. Vers 1830, ce blé a été trié dans un lot venant d’Odessa et transmis au fermier du marquis de Noé, à l’Isle-de-Noé, près de Mirande (Gers), qui a été un des premiers à le cultiver. Cette nouvelle variété a été introduite par M. de Noé dans sa terre en Beauce, d’où elle s’est ensuite rapidement répandue. Cette céréale attire l’attention de Louis de Vilmorin, qui alors réalise ses premiers travaux généalogiques sur le blé pour obtenir des lignées pures, conservant les mêmes caractères d’une génération à l’autre Le « blé de Noé » a servi à de nombreux croisements. Il a pour point faible d’être sensible à la « rouille du blé ».
Le Rouge de Bordeaux, appelé aussi blé inversé, il avait presque complètement disparu. Très haut (1,75 m), il se couche facilement sous l’effet du vent et de la pluie et son rendement est très faible. Il possède des glumes (l’enveloppe autour du grain) de couleur rouge comme le vin de Bordeaux. Sa farine, quant à elle, est blanche. Ce blé possède d’excellentes propriétés boulangères, et comme la plupart des blés anciens il offre une palette de goût importante, contient des glutens plus digestes ; sa saveur est plus rustique.
Et avec du blé moulu au moulin de Montfermeil, présenté ici.
Comment vivre demain, en solidarité avec les humains et la nature ? Comment faire« monde commun » ? Face à cette situation inédite : le réchauffement climatique, la détérioration de la biodiversité et les difficultés qui se profilent pour notre planète, la grande navigatrice Isabelle Autissier, présidente du WWF (Fond mondial pour la nature), engage un dialogue-réflexion avec Francis Vallat, président de SOS Méditerranée, qui a une vision autre et complémentaire de la sienne. Ils proposent ensemble de réfléchir aux fragilités, aux beautés et aux complexités de la nature, pour mieux la préserver. Ils évoquent bien sûr la mer, qu’ils connaissent bien tous les deux. La mer prend une large place dans cette discussion, comme figure de la mondialisation, témoin du changement de climat, cimetière de réfugiés, mais aussi domaine d’avenir. La mer, miroir de notre société, en porte tous les maux, toutes les tares, et tous les possibles, tous les espoirs. Un livre dense, singulier, engagé et agréable à lire, qui transmet une conviction : chacun peut jouer un rôle face aux tempêtes qui s’annoncent et le combat pour la défense de la nature et de l’environnement correspond au plus beau rêve que l’humanité puisse et doive aujourd’hui porter. Réflexion dialoguée, Isabelle Autissier et Francis Vallat, 220 p., 2021.
Bonjour à tous, aujourd’hui nous avons une nouvelle livraison des trois parcelles. Pour ceux qui n’ont pas encore renouvelé leur adhésion à l’AMAP, pensez à apporter le bulletin et le chèque de cotisation. (Si vous avait fait cette adhésion en octobre au début de la saison légume, vous n’êtes pas concerné).
Voici la liste des légumes de cette semaine. (petits paniers)
De la nature à l’assiette est un recueil de vingt recettes originales élaborées par le Chef, de renommée internationale, Georges Blanc. Retrouvez l’univers et la créativité du Chef au travers d’un voyage gourmand aux étapes savoureuses et colorées. Recettes, 160 p., 2014.
Le blé Rouge de Bordeaux, appelé aussi blé inversé, avait presque complètement disparu. Très haut (1,75 m), il se couche facilement sous l’effet du vent et de la pluie et son rendement est très faible. Il possède des glumes (l’enveloppe autour du grain) de couleur rouge comme le vin de Bordeaux. Sa farine, quant-à-elle est blanche. Ce blé possède d’excellentes propriétés boulangères, et comme la plupart des blés anciens il offre une palette de goût importante, contient des glutens plus digestes ; sa saveur est plus rustique.
Ce blé a été moulu au moulin de Montfermeil, présenté ici.
À bien écouter Thomas et Maxime, si à l’Amap on connaît le Rouge de Bordeaux, la mouture du moulin change radicalement la farine. On commence par oublier alors pour mieux apprécier !
Bonjour à tous, aujourd’hui nous avons une nouvelle livraison des trois parcelles. N’oubliez pas les contrats épicerie, petits fruits, et fleurs. Si vous êtes intéressés, vous pouvez encore apporter contrats et chèques cette semaine.
Voici la liste des légumes de cette semaine. (petits paniers)
On a tous en nous une précieuse madeleine de Proust : le souvenir d’une crème caramel ou des patates sautées d’une grand-mère qui n’ont le goût d’aucune autres. Elles racontent notre relation subjective au goût, à nos histoires intimes et à l’Histoire. Mais quand on vit dans un pays comme la France, où le repas gastronomique est inscrit au patrimoine de l’UNESCO depuis 2015, où l’on passe en moyenne 2H13 à table par jour, dans un pays de fromages, de pâtés, et de blanquettes, nos souvenirs ont peut-être une dimension particulière. Que peut alors signifier « manger français » ? L’enquête porte sur le rapport à la nourriture en France, à ce qu’il charrie comme mythes, ce qu’il dit de nos identités, dans un pays où gastronomie et culture sont intimement liées, et où l’on grandit en lisant les aventures d’Astérix et ses banquets de sangliers, un pays qui a inventé la notion de « terroir », impossible à traduire dans une autre langue ! En France, nous vivons pourtant un paradoxe, car notre culture raconte une gastronomie riche et unique, mais la France est aussi l’un des plus gros consommateurs de « junk food » (littéralement de nourriture poubelle), après les Etats-Unis. Aujourd’hui, alors que l’identité française est questionnée et bousculée dans de nombreux domaines, la gastronomie et la cuisine racontent-elles ces changements ? Et nos goûts ? Existe-t-il une mythologie culinaire et des fakenews dans la patrie d’Escoffier, de Bocuse et de Brillat-Savarin? Dans un pays qui a inventé le restaurant, la conserve, le bouillon cube, ou les fiches cuisines, j’ai cherché un lieu qui pourrait convoquer à la fois la mémoire de ce que pouvait consommer nos arrières grand-mères, mais aussi ce que mangent les jeunes Français aujourd’hui. Et nous avons atterri dans le Ventre de Paris, aux Halles, dans ce lieu de rencontres, à la fois moderne et chargé d’histoires culinaires, là où pour Zola l’opposition entre les maigres et les gras racontait déjà une époque… Nous avons donc relu Zola, rencontré des jeunes chefs et des chefs étoilés, des stars et des artisans, des élèves de CM1, des historiens, des ados, des producteurs, des critiques culinaires, des chercheurs et des écrivains. Et surtout, nous avons beaucoup cuisiné ! Document en 4 épisodes :
Épisode 1/4 : Le ventre de Paris « Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es » écrivait Brillat-Savarin en 1865. En France, la cuisine rassemble et inspire notre culture. La culture, l’alimentation dessine les contours de nos identités. Nos repas racontent le pays : histoire intime, sociale et savoureuse d’un pays en mouvement. Durée • 59 min
Épisode 2/4 : La fabrique du goût Nos goûts ont été formés par notre histoire. Ils renvoient à des souvenirs. Ils s’inspirent désormais des codes pour les réseaux sociaux et les émissions culinaires. Nos « plats signature » racontent une histoire collective, de famille et de pays. Mais y a-t-il un goût de notre époque en France ? Durée • 58 min
Épisode 3/4 : À Table ! La table, comme la cuisine, est un univers fantasmatique, qui a ses coulisses et ses grandes scènes, ses règles et ses créateurs. Désormais, la mise en scène de ce que l’on mange se raconte aussi sur les réseaux sociaux. Durée • 60 min
Épisode 4/4 : Y’a plus de saisons ! Aujourd’hui, nous sommes déjà traversés par de nouvelles injonctions qui transforment nos repas, et nous poussent de plus en plus à chercher une essence invisible dans nos plats : la provenance et la saisonnalité. Mais que mangeront les Français dans 50 ans ? Durée• 58 min
Recettes et récits de blogs culinaires. Une sélection de 15 menus composés de 4 plats (entrée, plat principal, dessert, mignardise sucrée ou salée) issus de 15 blogs différents. Pour chacun : les recettes de cuisine et le point de vue de l’auteure du blog correspondant. Dans un petit format, des recettes plutôt simples et des photos appétissantes. Recettes, blogueuses, 160 p., 2006.
Bonjour à tous, demain nous aurons une nouvelle livraison des trois parcelles. Les effectifs étaient réduits à la ferme en début de semaine, le panier sera donc un peu moins garni que d’habitude. Nous aurons un peu plus de légumes pour compenser dans les semaines qui viennent.
Quelques remarques transmises par Simon pour les légumes de cette semaine : pour encore une ou deux semaines, les courges ne sont pas toutes très belles. Elle seront toutefois très bonnes en soupe et en purée. Nous retrouverons ensuite des butternut, futsu, et sucrine du Berry qui se sont mieux conservées. Les topinambours sont petits cette années. Un période d’oxydation peut faciliter la digestion. A préparer à la poêle, en chips, ou pour aromatiser une soupe.
Par ailleurs, la verdure pousse très lentement à cause du déficit colossal d’ensoleillement (pas de lumière = pas de photosynthèse + pas de chaleur sous serre).
Et enfin, n’oubliez pas les contrats épicerie, petits fruits, et fleurs. Si vous êtes intéressés, ce il faudrait apporter contrats et chèques cette semaine.
Voici la liste des légumes de cette semaine. (petits paniers)