Ce soir, le pain du Bricheton est du Momo : un pain de froment mélangé à un peu de sarrazin sur un levain de seigle.
À vos tartines !
Mythopoïèse- Petit traité d’écologie sauvage
Toujours plus d’actualité, ce troisième (et dernier) tome du Petit traité d’écologie sauvage poursuit avec humour son renversement des codes. Malin, le procédé nous amène à penser l’impensable : l’oiseau militant, la disparition des dirigeants, des présidents qui pensent « indien »… Bref, le nouveau monde, mais qu’on aborderait cette fois avec optimisme et enthousiasme ! Bande dessinée, Alessandro Pignocchi, 124 p. 2020.
Du même auteur dans Amap-à-Lire :
Petit traité d’écologie sauvage
Ethnographies des mondes à venir avec Philippe Descola
Fils d’agriculteurs, Pascal, 57 ans, est maraîcher dans le Lot-et-Garonne. Dans les années 1970, son père rencontrait déjà des difficultés pour trouver du personnel au moment des récoltes et employait alors des travailleurs saisonniers espagnols.
Aujourd’hui, Pascal fait appel à des travailleurs issus d’Afrique du nord, pour augmenter ses rendements.
Les pieds sur terre : Le paysan,l’étranger et le RN (durée 30 mn).
La cosmologie du futur – Petit traité d’écologie sauvage
Dans un monde complètement inversé, il est maintenant complètement admis que les animaux et les plantes ont une vie intellectuelle et sentimentale similaire à celles des humains. Les hommes politiques ont perdu le goût du pouvoir, les mésanges sont devenues des écoterroristes, Marcel Proust est assailli par des accès de mémoire involontaire d’un nouveau type. La culture occidentale traditionnelle ne subsiste plus que dans quelques régions françaises (en Seine-et-Marne, notamment). Un anthropologue jivaro l’étudie et milite pour sa sauvegarde. Bande dessinée, Alessandro Pignocchi, 128 p. 2018.
Du même auteur dans Amap-à-Lire :
Petit traité d’écologie sauvage
Ethnographies des mondes à venir avec Philippe Descola
Le pain de ce soir brichetonné par Thomas est un mélange de blés paysans :

Blés autrichien, Rouge de bordeaux — on le trouve décrit ici —, farine de JF Berthelot.
Les blés Berthelot viennent du Gers. Comme avant, ce sont plusieurs variétés qui ont poussé dans le même champs. Le tri, en ne retenant que les plus beaux épis, se fait au moment de la récolte. Si bien qu’il n’est plus possible de savoir précisément à quelle variété de blé on a affaire — son mélange varie bcp d’une récolte à l’autre. À l’ancienne donc !
Bonne dégustation,
Petit traité d’écologie sauvage
Un anthropologue Jivaro se penche sur notre culture occidentale moderne qui subsiste encore dans quelques petits villages français. Il tentera avec ferveur de sauver les dernières fermes d’élevage intensif et les bars PMU… Les plantes et les animaux sont perçus comme des partenaires sociaux ordinaires. Le pouvoir ne fait plus envie à personne, pas même à nos hommes politiques qui se prennent de passion pour les rainettes — qui au passage reçoivent la considération qu’elles n’ont jamais cesser de mériter. Là où les valeurs s’inversent, un monde émerge qui pose les bonnes questions et déplace les lignes! Bande dessinée, Alessandro Pignocchi, 120 p. 2017.
Du même auteur dans Amap-à-Lire :
Ethnographies des mondes à venir avec Philippe Descola
Bonne lecture,
Éloge des mangeurs d’hommes – Loups, ours, requins… sauvons-les !
« Le qualificatif « nuisible » n’a aucun sens écologique ou scientifique, excepté peut-être quand on l’accole au mot « homme ». Seul, notre genre se comporte en prédateur universel. Seul, il vole aux autres organismes la majeure partie des ressources planétaires en énergie, en eau, en nourriture, en refuges, en espace et même en air – puisque non seulement il pollue l’atmosphère, mais il dérègle de façon dramatique, et pour longtemps, les climats du globe.» p .197. Avec une forme d’humour noir, l’auteur nous dit son admiration pour les animaux sauvage et milite pour qu’on préserve les mythes et les légendes qu’ils ont inspirés et qui font partie de notre histoire et de notre humanité. Essai, Yves Paccalet, 212 p., 2014.
Bonne lecture,
Voici évoquée l’une des premières mondialisations, celle des aliments à l’époque des « grandes explorations ». Comment cette dissémination de fruits, légumes et tubercules, dont nos cultures culinaires contemporaines sont aujourd’hui le réceptacle, s’est-elle mise en place ?
Comment-les-légumes-ont-ils-fait-le-tour-du-monde. Aux XVe et XVIe siècle, les Portugais et les Espagnols se mettent à sillonner les mers du globe, à la recherche de nouvelles routes pour le commerce et de nouvelles terres à exploiter.
A cette occasion, ils tentent d’implanter ailleurs les fruits et légumes qui poussent chez eux et inversement, reviennent avec des plantes aussi exotiques que la tomate, le maïs, les haricots blancs, la pomme de terre ou le tabac.
C’est le coup d’envoi d’une mondialisation culinaire qui n’a cessé de s’intensifier depuis, car aujourd’hui on fait voyager à peu près tous les aliments, abolissant la notion même de climat, ce à quoi n’étaient pas parvenus à faire les cuisiniers de la Renaissance.
Cette grande histoire du voyage des plantes se raconte en parallèle avec celle des « grandes explorations » et la tragédie du commerce des esclaves. • 59 min
À vos écouteurs !
Un jardin dans les Appalaches
Ecologiste engagée, l’auteure décide d’entraîner sa famille dans une aventure incroyable : passer de la junk-food à l’autonomie alimentaire. Son mari, Steven Hopp, intervient dans l’ouvrage pour donner son point de vue et… quelques vérités chiffrées ; sa fille aînée, Camille, ajoute des recettes à ses souvenirs de cuisine. La famille devient « locavore », ne consommant plus que des produits issus de leur ferme dans les Appalaches ou de la production de la région. Cette expérience est racontée, mois après mois, avec un humour communicatif, de la gourmandise, une légèreté apparente et beaucoup d’énergie. Faux pas, fous rires, lucidité et colère – voici l’histoire d’une conversion. Roman-manifeste, Barbara Kingsolver, 500 p., 2007.
Du même auteur, disponibles dans Amap-à-Lire :
Un été prodigue : voir ici
Le temps où nous n’existions pas : voir là
Bonne lecture !