Un pain au Khorasan

Demain soir, le pain sera au Khorasan. On le connaît bien à l’Amap, et il est parmi les plus appréciés des blés que l’on apprend à connaître, distribution après distribution.

De culture exclusivement biologique, ce blé, ou sous sa dénomination commerciale le Kamut®, est un blé ancien qui fut cultivé il y a 5000 ans et dont l’intégrité génétique a été intégralement préservée. C’est un ancêtre du blé dur moderne, originaire de la région de Khorassan (nord-est de l’Iran), d’où il tire son nom. Son épi porte des grains trois fois plus gros que le blé dur. Chaque épi est formé de gros grains longs et bosselés.

Un blé, des légendes

Le blé khorasan aurait été réintroduit dans les temps modernes grâce à un aviateur américain, Earl Dedman, qui a envoyé en 1949 quelques grains de blé d’Égypte à son père dans le Montana (États-Unis), qui les a multipliés. Selon une légende, ces grains proviendraient de la tombe d’un pharaon égyptien, d’où le surnom américain de King Tut’s Wheat (blé du roi Toutânkhamon). On ne sait ni quand ni comment le blé de Khorasan a été introduit en Égypte. Selon une autre légende, Noé aurait emporté ce grain dans son Arche, ce qui lui a valu le surnom de « blé du prophète  ». D’autres légendes supposent qu’il a été introduit en Égypte par les armées d’envahisseurs. Enfin, en Turquie, il est surnommé « dent de chameau » en raison de sa face dorsale bossue ou, plus probablement, parce qu’il ressemble à une dent de chameau. (source Wikipédia)

« À nous la terre ! » est arrivé dans Amap-à-Lire

À nous la terre !

Des écrivains s’engagent. Neuf auteurs très connus célèbrent, à travers des textes forts et engagés, la rencontre inattendue avec un animal, l’immensité de la forêt ou la beauté tragique de la montagne. Loin des discours moralisateurs, ces nouvelles nous rappellent que le monde qui nous entoure est une source d’émerveillement incessant. Elles sonnent comme une invitation poétique à nous réapproprier la nature sans plus attendre. Nouvelles, Catherine Cusset, Erri De Luca, Jean-Baptiste Del Amo, Sonja Delzongle, Luc Lang, Carole Martinez, Ron Rash, Jean-Christophe Rufin, Monica Sabolo, 132 p. 2021.

Bonne lecture !

« Lettre à la terre » est arrivé dans Amap-à-Lire

Lettre à la terre et la terre répond

L’auteure est économiste et écologiste. Or, accablée par les données chiffrées, les désastres en chaîne, une économie de gestion des catastrophes, les mirages d’un capitalisme vert, privée de son univers sensible, elle a la bonne idée dans cet ouvrage de relever le défi et d’écrire à la Terre… Qui répondra… Essai, Geneviève Azam, 132 p. 2019.

Bonne lecture !

« Le mirage bio » est arrivé dans Amap-à-Lire

Le mirage bio

L’ouvrage déconstruit le discours bio et amène à conclure que le bio est un mirage réactionnaire encouragée par une économie marchande. Hum ! Certes, si l’on regarde l’ensemble des indicateurs (toxicité, écotoxicité, caractéristiques organoleptiques, consommation d’énergie, pollutions, rendement, biodiversité), on se rend compte que l’agriculture conventionnelle est performante et surpasse quelquefois l’agriculture bio ; surtout, c’est elle qui est en capacité de répondre à nos besoins alimentaires. Mais, dans cet ouvrage, cette position fait un amalgame entre agriculture conventionnelle et intensive, pourfend le bio-business mais soutient le capitalisme mondialisé, et s’interdit de penser à d’autres formes d’agriculture et aux alternatives indispensables. Dangereux. Essai, Laurent Pahpy, 132 p. 2021.

Bonne lecture !

TélérAmap, semaine du 1er au 7 juillet 2023

Avec Télérama, cette semaine l’écologie a des airs de ne pas y toucher :

La vérité si je mens (encore) !

lundi 3 juillet sur France 5 à 21h. Sur le front. HVE, le label qui tue le bio ? Que cache le label « Haute valeur environnementale » ? Protège-t-il vraiment les insectes ? Pourquoi fleurit-il dans les rayons des supermarchés, alors que les ventes de bio s’effondrent ? Le journaliste a remonté les filières et découvert des modes de production surréalistes, bien loin de l’image bucolique de son logo.

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Un pain de froment, mélange de variétés paysannes

Ce soir, le pain du Bricheton sera un mélange de trois farines paysannes :

Du Blé de Noé et du Rouge de Bordeaux décrits ici : https://wordpress.com/post/amap-rpl.org/22264

de la Touselle de Nîmes un blé ancien relancé d’abord par des paysans du Sud-Ouest. D’après le dictionnaire du monde rural, les touselles (avec un s) est un blé sans barbe, précoce, au grain tendre très prisé pour la panification, très recherchée pour son rendement plus élevé et qui vient très bien sur les terres maigres. Le plus beau et le plus pur des froments, dit-on.


Bonne dégustation !

« 365 jours pour réfléchir à la terre » est arrivé dans Amap-à-Lire

365 jours pour réfléchir à la terre

Une image par jour pendant une année, pour admirer la beauté du monde. Et comprendre les menaces qui pèsent sur la planète, l’environnement, les habitants. Chaque photo est accompagnée d’un texte « rendez-vous », rédigé par des intervenants sur les enjeux du développement durable : agriculture, biodiversité, eau douce, énergie… « Calendrier » commenté et illustré, Yann Arthus-Bertrand, env. 800 p. 2004.

Bonne lecture !

Ce gros livre devrait participer aux deux challenges littéraires ci-dessous, respectivement sur le blog de dasola (ta d loi du cine) et sur celui de La petite liste (Sibylline). Cliquez sur les images!

Un pain de froment, multigraines

Le pain que Maxime nous présente ce soir — c’est Thomas qui « boulange » — est un pain de froment multigraines — lin, sésame, tournesol, courge — pétri à partir du mélange de plusieurs variétés de blé paysan :

Touselles de Nîmes : un blé ancien relancé par des paysans du Sud-Ouest. D’après le dictionnaire du monde rural, les touselles (avec un s) est un blé sans barbe, précoce, au grain tendre très prisé pour la panification, très recherchée pour son rendement plus élevé et qui vient très bien sur les terres maigres. Le plus beau et le plus pur des froments, dit-on.

Blé du Minervois : la région qui se situe entre Narbonne et Carcassonne dans le sud de la France est une zone pauvre sur laquelle ne peut pousser que le vignoble et en aucun cas des céréales. Or dans un projet d’agriculture biologique, le blé est planté avec une légumineuse appelée «Pois Carré» qui apporte l’azote nécessaire. Un pâturage des troupeaux apporte l’engrais « vert » ; une rotation avec de la luzerne améliore significativement la teneur en protéines. Des variétés de blé ancien trouvent bien leur place-là.

Rouge de Bordeaux : appelé aussi blé inversé, il avait presque complètement disparu. Très haut (1,75 m), il se couche facilement sous l’effet du vent et de la pluie et son rendement est très faible. Il possède des glumes (l’enveloppe autour du grain) de couleur rouge comme le vin de Bordeaux. Sa farine, quant-à-elle est blanche. Ce blé possède d’excellentes propriétés boulangères, et comme la plupart des blés anciens il offre une palette de goût importante, contient des glutens plus digestes ; sa saveur est plus rustique.

A vos tartines,

« La bombe “P” » est arrivé dans Amap-à-Lire

La bombe « P ». 7 milliards d’hommes en l’an 2000

P, c’est pour Population ! Le livre qui traite du problème de la surpopulation humaine a eu un succès retentissant : « Trop de voitures, trop d’usines, trop de détergents, trop de pesticides, (…) trop d’oxyde de carbone. La cause en est toujours la même : trop de monde sur la terre. ». Il a été violemment critiqué pour son ton alarmiste. Si la plupart des prédictions de l’auteur se sont révélées erronées ou inexactes, il aura néanmoins participé à la prise de conscience écologique. A lire avec un solide sens critique et… historique ! Essai, Paul R. Ehrlich, 300 p. 1971.

Bonne lecture !