« Écoutons les agriculteurs raisonner » est arrivé dans Amap-à-Lire

Écoutons les agriculteurs raisonner

« Avant tout, je dis aux paysans que je les plains, sans la moindre condescendance. Ils font un métier difficile, encore plus difficile qu’il ne l’a été autrefois, même s’il est devenu aujourd’hui moins pénible, un des métiers les plus difficiles avec celui d’enseignant et celui de médecin. Ces trois-là œuvrent sur le long terme, ils aident les humains à se forger un avenir. Cependant, ils agissent dans un monde manœuvré par les hommes du court terme : le politique mobilisé par l’échéance électorale, le médiatique ébloui par l’actualité, le financier anxieux de prendre ses gains. Face à ces puissances, les paysans n’ont même plus l’avantage du nombre. » Michel Serres, philosophe, a préfacé ce livre qui rassemble les portraits et les témoignages spontanés d’une douzaine d’agriculteurs. Nous sont ainsi confiés leurs doutes, leurs espoirs, leur volonté de continuer à exercer leur métier. Un ouvrage à plusieurs voix auxquelles tentent de répondre un économiste et le rapporteur de l’agriculture raisonnée au gouvernement. Enquête, Laurent Jézéquiel, 220 p. 2006

Bonne lecture,

TélérAmap, semaine du 14 au 20 janvier 2023

Cette semaine avec Télérama, en écologie, on voyage et on se pose des questions…

En passant par les glaces

samedi 14 janvier sur Arte à 20h55. L’Arctique, une région bouleversée. Au pôle Nord, le compte à rebours a commencé : le réchauffement climatique s’accélère. Il y est désormais quatre fois plus rapide que sur le reste de la planète. En grande partie encore inaccessible et désert, l’Arctique reste un refuge pour les ours, les baleines, les morses et les troupeaux de rennes, mais les trajets de recherche de nourriture s’allongent. Dans le nord du Canada, la fonte inexorable du permafrost est enregistrée. La disparition des glaces a des conséquences sur la faune marine du Groenland et le pont hivernal qui le relie au Canada est menacé d’effondrement. La recherche de matières premières à exploiter, menée partout dans la région et les dégâts qu’elle occasionne, sont aussi un motif d’inquiétudes.

En passant par la mer !

lundi 16 janvier sur France 5 à 21h. Sur le front. Cargos géants : comment voyagent nos achats. Les porte-conteneurs, ces cargos géants qui transportent 90% du fret international, sont devenus le fer de lance de la mondialisation. Enquête en haute mer, jusqu’à un cargo poubelle abandonné au Sénégal avec ses marins bloqués à bord. Rencontre également avec des combattants qui œuvrent contre la pollution de la marine marchande.

Bonne semaine de TV, d’ici et d’ailleurs !

Momo, un pain au blé paysan

Ce soir, comme tous les mercredis de janvier, le pain est disponible au Bricheton – 50, rue de la Réunion, entre 16h et 20h.
C’est du Momo et c’est Thomas qui a boulangé. Maxime est le seul à appeler comme ça ce pain de froment sur levain de seigle.

Le froment vient d’un blé de population, le Laure minervois, qui a poussé à St-Rémy-de-Provence, le plus souvent sur de la terre arrachée à la vigne et convertie en céréales. Maxime a mélangé à cette farine un peu de sarrazin.

Il vous donnera peut-être l’explication de son nom…

TélérAmap, semaine du 7 au 13 janvier 2023

Cette semaine avec Télérama, en écologie, on pédale…

Quand un documentaire passe les bornes !

samedi 7 janvier sur Ushuaïa TV à 20h45. Plusieurs fois primé, mi-documentaire environnemental, mi-film de voyage, c’est l’histoire d’un voyage de 8 000 kilomètres à vélo à travers l’Europe. De Tarifa au Cap Nord, le projet de Fabien est de s’affranchir de tous les emballages en plastique sur son parcours. À travers cette singulière expérience, et en rapprochant les messages des scientifiques de ceux des citoyens, Fabien nous invite à interroger nos modes de consommation, et plus globalement notre rapport au monde.

Bonne semaine de TV, d’ici et d’ailleurs !

Un pain de froment, mélange de blés paysans

Ce soir, c’est au Bricheton que vous irez chercher le pain de Maxime. Aux heures d’ouverture du fournil : entre 16h et 20h.

Il est fait à partir d’un mélange de Rouge de Bordeaux et de farine de Tréziers, elle-même composée de quatre variétés paysannes :

Barbu du Roussillon : c’est ici

Touselles : un blé ancien relancé par des paysans du Sud-Ouest. D’après le dictionnaire du monde rural, les touselles (avec un s) est un blé sans barbe, précoce, au grain tendre très prisé pour la panification, très recherchée pour son rendement plus élevé et qui vient très bien sur les terres maigres. Le plus beau et le plus pur des froments, dit-on.

Pétanielle noire de Nice : Blé poulard originaire du pays niçois. Autrefois fortement répandue en Provence, dans le Roussillon, le bas Languedoc et le Compté de Nice, la Pétanielle doit son nom à l’aspect noirâtre de ses épis et à son lieu de culture. Cette variété a été beaucoup cultivée, il y a un demi-siècle, dans les environs de Paris. Elle convient cependant mieux aux terres du midi et d’Algérie.

Poulard : Le blé poulard est une espèce de blé barbu ancienne, proche du blé dur, caractérisée par ses grains renflés et une bonne résistance aux grandes chaleurs. Il a été nommé ainsi car ses grains épais et renflés font penser à une poule engraissée. C’est une culture relique mais qui suscite de nouveau l’intérêt pour ses caractéristiques partagées avec d’autres grains anciens : goût, tolérance aux conditions difficiles, faible taux de gluten. Il convient aussi à la production de pâtes.

Rouge de Bordeaux on le retrouve ici

A vos bonnes, délicieuses, excellentes tartines !

« Atlas de l’alimentation » est arrivé dans Amap-à-Lire

L’épopée illustrée des nourritures terrestres

Les questions d’alimentation sous forme d’atlas, c’est une première ! L’ouvrage tente de répondre, à grands coups de cartes, graphiques et statistiques, à cette double question : « Savons-nous réellement ce que nous mangeons et d’où vient ce qui est dans notre assiette ? » Les sujets abordés sont vastes et variés (mondialisation du vin, élevages intensifs, alimentation de demain, produits locaux, surpêche…). En plus de lui permettre de saisir les enjeux planétaires et locaux des productions et des consommations alimentaires, l’ouvrage alerte le lecteur sur l’appauvrissement de la biodiversité alimentaire. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, il existerait 10 000 à 50 000 plantes comestibles alors que moins de 200 d’entre elles sont utilisées pour l’alimentation. Est-il prudent de faire reposer la quasi-totalité de notre alimentation uniquement sur trois céréales, le blé, le maïs et le riz, qui fournissent près de 60 % des calories et des protéines d’origine végétale ? Beaucoup de questions, beaucoup de réponses. L’écriture est simple et dynamique, les illustrations passionnantes. Atlas, Gilles Fumey et Pierre Raffard, 240 p. 2018.

Bonne lecture,

« La meilleure façon de manger » est arrivé dans Amap-à-Lire

La meilleure façon de manger

Le guide de l’alimentation saine pour toute la famille. Son succès est tel qu’on l’appelle MFM pour Meilleure Façon de Manger. Des règles pour équilibrer au mieux notre alimentation. La connaissance des différents nutriments existants dans l’alimentation. Des recommandations par type de produits. Des conseils pour choisir ses produits et planifier ses repas. Enfin des exemples de repas équilibrés avec des recettes, saines, colorées et faciles. Ce n’est pas la Bible de l’alimentation familiale — mais ça s’en rapproche ! Guide, Thierry Souccar et Angélique Houlbert, 320 p. 2015.

À vos prises de (bonnes) notes,

Un pain de froment, mélange de variétés paysannes

Ce soir, le pain de Maxime ressemble fort à celui de la semaine dernière : ici

Un mélange de froments qu’il a complété avec de la Touselle de Nîmes : une variété ancienne datant du Moyen-âge qui a été redécouverte dans les années 2000 par des paysans-boulangers, curieux et passionnés.
D’après le dictionnaire du monde rural, la touselle (avec un s) est un blé sans barbe, précoce, au grain tendre très prisé pour la panification, très recherchée pour son rendement plus élevé et qui vient très bien sur les terres maigres. Le plus beau et le plus pur des froments dit-on !

A vos tartines !

« La longue marche des dindes » est arrivé dans Amap-à-Lire

La longue marche des dindes

Une très jolie rencontre entre une illustratrice et un bientôt classique de la littérature jeunesse. Missouri, été 1860. Simon a 12 ans et perd son temps à l’école ; son institutrice gentiment lui demande de déployer ses ailes. Aussi, lorsqu’il apprend que les dindes sur pattes valent 20 fois plus à Denver que chez lui, il décide d’acquérir 1000 têtes pour les convoyer sur 1000 kilomètres et prouver ainsi qu’il a le sens des affaires. Il recrute pour l’escorter une équipe improbable avec laquelle il va devoir traverser le désert, affronter les rocheuses et négocier avec les Indiens ! Ces derniers accepteront-ils de laisser passer cette étrange caravane qui doit atteindre Denver pour y faire fortune ? Une grande balade et un message de générosité très peu naïf… Bande dessinée jeunesse, Kathleen Karr et Léonie Bischoff, 148 p. 2022.

Aux enfants,