Mercredi 17 novembre, le pain de Maxime sera au blé tendre, la saissette de Provence. L’origine de ce blé, se perd dans les mémoires des paysans du Sud-Est de la France. Un temps abandonné en raison de la faiblesse de son rendement, il est observé pour son adaptation au changement climatique dans la région, pour ses qualités gustatives et de panification.
Les animaux en ont assez de voir les dirigeants politiques des pays se réunir sans cesse pour de nouvelles conférences qui n’ont pour résultats que guerres, révolutions, grèves, famines et nouvelles maladies, dont les enfants sont les premières victimes. C’est pourquoi Oskar l’éléphant, Aloïs le lion et Léopold la girafe ont l’idée d’organiser la première et dernière conférence des animaux, afin d’agir contre les dirigeants du monde dans l’intérêt des enfants. La conférence des animaux a lieu en même temps que la 87e conférence des hommes politiques, à Kapstadt (Le Cap) pour exiger qu’il n’y ait plus jamais de guerre, de misère ni de révolution. Les hommes politiques refusent de signer ce traité de paix proposé par les animaux. Face à ce refus de coopérer, les animaux réfléchissent aux moyens de faire céder les hauts dirigeants. Ils vont en imaginer trois. Une fable écrite peu après la guerre, entre satire politique et utopie. Roman jeunesse illustré, Erich Kästner, 128 p., 1949 (première publication) et 1980 pour la parution en France.
Hélène, amapienne (site Philippe-Auguste) nous informe qu’une fresque climatique est programmée à l’Agora de Nanterre (Bon, ce n’est pas tout près). Mais ce lieu est dédié à relever les défis écologiques, numériques et citoyens, c’est une « fabrique des futurs » très inspirée (et inspirante) où habitants et curieux, petits et grands, peuvent venir découvrir et se former pour agir aujourd’hui pour un futur souhaitable. www.nanterre.fr/agora.
Pour ceux qui ne connaissent pas encore, une fresque climatique se déroule sous la forme d’un atelier. L’objectif est de permettre de mieux décrypter les enjeux climatiques, de comprendre les liens de cause à effet entre les activités humaines, le réchauffement climatique, la montée des eaux, la perte de biodiversité, etc. Basé sur le rapport du GIEC, cet atelier est d’abord un jeu à plusieurs (jusqu’à 8 personnes) qui consiste à agencer des cartes sur une fresque. L’Agora a programmé deux dates : https://www.nanterre.fr/evenement/5868/69-agenda.htm. Gratuit, sur inscription.
Notre Amap, souhaite prochainement monter un atelier fresque. Hélène a suivi la formation de « fresqueuse » et s’est amapiennement proposé de l’animer.
Merci de nous faire savoir si vous êtes intéressés.
Contacts : Hélène Gestin (Philippe-Auguste) ou Anne L.-Rivaille
Cette semaine, dans Télérama, l’écologie peut faire bouger les lignes !
Hum, hum
mardi 16 novembre sur France 5 à 20h55, Sous le bio, la malbouffe. Les grands industriels de l’agro-alimentaire lancent des déclinaisons bio de leurs marques les plus iconiques. Pourtant, certains de ces produits de plus en plus décriés sont aussi des emblèmes de la « malbouffe ». Les repeindre en bio ne suffit pas à leur racheter une conduite. Céréales bio, pâtes fromagères bio, bonbons bio ou chips bio demeurent le plus souvent trop gras, trop salés, trop sucrés et trop transformés et donc nocifs pour la santé. En plongeant dans les coulisses de cette nouvelle vague de produits bio, cette enquête débusque certains pièges.
Du grain au pain. L’ouvrage est un classique qui propose une histoire du blé et du pain. Depuis la mythologie où le blé est un don des dieux, à sa place et son rôle dans l’histoire ou sa représentation dans l’art. Il aborde aussi les aspects techniques conventionnels : la farine et sa transformation, le blé et ses saveurs, et donne quelques recettes de pain. Un beau livre illustré et une bonne base pour savoir ce qu’on choisit quand on se lance dans l’aventure des blés paysans. Beau livre, Alain Bonjean, Renaud Leblond, 120 p., 2000.
Cette semaine, dans Télérama, Cop 26 oblige (au moins à un petit quelque chose), l’écologie, c’est tout pour le climat :
Soufflant !
samedi 6 novembre sur Ushuaïa TV à 20h45, Face au climat. Une série documentaire de 3 épisodes de 52′ chacun qui propose d’explorer les problématiques du changement climatique. Cette première saison est consacrée à l’Europe et aux 3 pays particulièrement impactés par de nouveaux phénomènes de plus en plus extrêmes : les Pays-Bas, Chypre et la Roumanie. Comment anticiper ces phénomènes ? Peut-on les empêcher de se produire ? Quelles sont les populations concernées ? Des témoignages des populations locales et des avis de veilleurs et d’experts engagés permettent de se rendre compte.
Chaquemercredi, Maxime livreun pain de farine paysanne. Demain, 3 novembre, le pain sera au blé de Noé.
Le Blé de Noé est un blé d’hiver et de printemps. Vers 1830, ce blé a été trié dans un lot venant d’ Odessa et transmis au fermier du marquis de Noé, à l’Isle-de-Noé, près de Mirande (Gers), qui a été un des premiers à le cultiver. Cette nouvelle variété a été introduite par M. de Noé dans sa terre en Beauce, d’où elle s’est ensuite rapidement répandue. Cette céréale attire l’attention de Louis de Vilmorin, qui alors réalise ses premiers travaux généalogiques sur le blé pour obtenir des lignées pures, conservant les mêmes caractères d’une génération à l’autre Le « blé de Noé » a servi à de nombreux croisements. Il a pour point faible d’être sensible à la « rouille du blé ».
Le jeune Satoru explorait une grotte pendant une randonnée avec des amis en montagne, lorsqu’un terrible tremblement de terre l’isole et le bloque dans la cavité. Parvenu à sortir de la caverne, il découvre un Japon ravagé, inondé et détruit, où toute civilisation semble avoir disparue. Coupé de tout contact humain, Satoru va devoir réagir s’il veut vivre. Trouver de l’eau, faire du feu, trouver à manger vont constituer ses soucis principaux, mais aussi trouver un abri pour se protéger d’un ours qui rode et suit sa trace. Enfin, faire face psychologiquement à la peur et la solitude. Cet ouvrage est la version redessinée et actualisée de Survivant paru en 2006. Manga, Saito Takao et Miyagawa Akira, 182 p., 2018.
Une bande dessinée pédagogique sur la sécurité sociale de l’alimentation ! Divisée en cinq chapitres, les trois premiers permettent de découvrir les enjeux alimentaires, agricoles, et le fonctionnement du régime général de sécurité sociale entre 1946 et 1967. Les deux derniers sont consacrés à développer l’utopie que représenterait l’idée d’étendre et de perfectionner ce fonctionnement au domaine de la production agricole et alimentaire. Tout un programme ! Bande dessinée, Collectif, 72 p., 2021.