TélérAmap, semaine du 25 au 31 mai 2024

Cette semaine, dans Télérama, il y en a des raisons pour s’intéresser à l’écologie :

Le cuisinier des Rois

  • samedi 25 mai sur Arte à 20h50, Auguste Escoffier ou la naissance de la gastronomie moderne. Le documentaire est le récit d’une conquête ou comment, au tournant du XXe s., entre le déclin de l’aristocratie et une haute bourgeoisie en plein essor, depuis les fastes du second Empire jusqu’aux bouleversements de la seconde guerre mondiale, un jeune chef visionnaire va révolutionner l’art culinaire et devenir la référence absolue de notre gastronomie. Le portrait est formidablement documenté et mêle images d’archives et de fiction.
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« Respirez, vous êtes chez vous » est arrivé dans Amap-à-Lire

Respirez, vous êtes chez vous

Matériau, mobilier, textile, luminaire, déco… Des conseils et des adresses pour un habitat écolo et sain. Maison ou appartement, il existe aujourd’hui des solutions pour vivre dans un lieu sain, prendre soin de l’environnement et éloigner les COV (composés organiques volatiles) qui envahissent nos maisons et emplissent nos poumons.
L’auteur passe en revue tout ce qui, du sol au plafond, compose les pièces de nos maisons et propose des alternatives aux produits, traitements et matériaux industriels pour apprendre à s’en passer…. Guide, Florence Leroy, 140 p., 2010.

Bonne lecture !

« Cochons – Voyage au pays du vivant » est arrivé dans Amap-à-Lire

Cochons – Voyage au pays du vivant

Petit précis de mondialisation VI. Une invitation ébouriffante à faire plus amples connaissances avec le cochon. Cet animal nous accompagne depuis toujours. Nous adorons sa viande, génétiquement parlant, il nous ressemble comme deux gouttes d’eau. Très proche de l’homme, il est aussi le réservoir des dérèglements que nous infligeons à la Terre — élevage industriel, maltraitance, pollutions. L’auteur puise aussi bien dans la biologie, la médecine, la diététique, mais aussi dans la géopolitique, l’économie, l’éthique… pour nous amener à réfléchir sur le sort que nous infligeons à nos pauvres co-habitants (et à nous-mêmes). Essai, Érik Orsenna, 400 p., 2020.

Bonne lecture !

« Le charme discret de l’intestin » est arrivé dans Amap-à-Lire

Le charme discret de l’intestin

Tout sur un organe mal aimé ! Ce plaidoyer en faveur du rôle joué par l’intestin nous réconcilie avec la pièce maîtresse de notre vie : notre ventre ! Avec beaucoup d’humour, l’auteur nous invite à ne pas négliger notre intestin afin de ne pas le rendre irritable. Car voici bien notre « deuxième cerveau »… et notre microbiote — chacun le sien — de jouer un rôle prépondérant dans notre système immunitaire. Des conseils d’alimentation complètent cette édition augmentée, qui comporte également de nouveaux dessins et de nouvelles sources. Best-seller, Giulia Enders (illustrations Jill Enders), 364 p., 2014.

Bonne lecture !

TélérAmap, semaine du 4 au 10 mai 2024

Cette semaine avec Télérama, on peut penser que les problèmes des agriculteurs, ce sont les artistes qui en parlent le mieux :

C’est du cinéma

  • lundi 6 mai sur France 5 à 21h05. Petit paysan. Pierre, la trentaine, est éleveur de vaches laitières. Sa vie s’organise autour de sa ferme, de sa sœur vétérinaire et de ses parents dont il a repris l’exploitation. Alors que les premiers cas d’une épidémie se déclarent en France, Pierre découvre que l’une de ses bêtes est infectée. Il ne peut se résoudre à perdre ses vaches. Il n’a rien d’autre et ira jusqu’au bout pour les sauver. Un film extra, inspiré par la rude réalité paysanne d’une épizootie.

Bonne semaine de TV et d’ailleurs,

« Stratégie pour deux jambons » est arrivé dans Amap-à-lire

Stratégie pour deux jambons – Roman cochon

« À pied, à cheval, à l’intérieur des camions frigorifiques ou dans les boites de conserve, mon avenir est assuré. Mes rôtis et côtelettes sentent déjà l’appel du grand large. » Au seuil de l’abattoir, « prodigieuse aventure », un cochon plein de sagesse explique les solides principes qui l’ont guidé pour atteindre au but de toute une vie : livrer à l’humanité des jambons de premier choix, pour l’honneur de la race porcine. Avec un humour proche de l’absurde, l’auteur, très génial et très oublié, fait à travers ce moraliste ronchon le procès de la société de consommation, du suivisme et du conformisme bourgeois. [Au-delà du] roman, Raymond Cousse, 88 p., 1978

Bonne lecture !

« Faire la fête » est arrivé dans Amap-à-Lire

Faire la fête sans détruire la planète

Qu’est-ce qui pollue dans une fête ? Eh bien, à peu près tout. Prévenir ses convives ? Un mail représente 4 g d’équivalent CO2. Préparer un dîner copieux ? 10 millions de tonnes de nourriture consommable finissent à la poubelle. Proposer quelques alcools forts, notamment de la vodka et du gin ? Ce sont les boissons qui polluent le plus, car le procédé de distillation est extrêmement énergivore. Cet ouvrage insiste : chips, vaisselle en plastique et poubelles débordantes ne sont pas une fatalité. Il aide à penser une manière légèrement décalée de faire la fête. Du buffet aux cadeaux, en passant par la musique et la déco, c’est une belle entrée pour découvrir, et faire découvrir à ses proches, une multitude de pistes vers la transition. Car ces voies nouvelles, simples et souvent ludiques, ont toutes cela en commun : lorsqu’on ose les tester, elles se révèlent enthousiasmantes. Guide, Emmanuelle Vibert, 56 p., 2017.

Bonne lecture !

TélérAmap, semaine du 20 au 26 avril 2024

Cette semaine avec Télérama, notre planète bleue est bien encore une planète verte :

Ça promet !

samedi 20 avril sur Arte à 22h25. Le sol, royaume du vivant.Le documentaire suit deux expériences menées en Hollande cherchant à prouver que l’agriculture peut être à la fois régénératrice et productive. Les premiers cultivateurs ont travaillé une parcelle de terre appauvrie jusqu’à ce qu’elle soit entièrement revitalisée. Les seconds dirigent une exploitation agricole où les animaux enrichissent directement les sols de ses cultures en bandes.  
Parallèlement, biologistes et ingénieurs agronomes de l’université libre d’Amsterdam dévoilent l’avancée de leurs recherches sur les liens entre champignons et plantes. La capacité de stockage de carbone de ce réseau interpelle les scientifiques, notamment parce qu’elle pourrait jouer un rôle dans la concentration en nutriments des sols et des plantes. À une autre échelle, elle pourrait également contribuer à ralentir le réchauffement climatique. Au fil des saisons, des récoltes et des expériences scientifiques, ce documentaire, émaillé de prises de vues souterraines, avance autant de questions que d’éléments de réponses dans un contexte de crise agricole en Europe. 

Instruire et plaire

mardi 23 avril sur Arte à 20h55. Le temps des paysans Parcourant l’Europe, historiens, archéologues et paysans d’aujourd’hui évoquent les singularités de cette épopée des communautés paysannes : les siècles d’oppression et de luttes, de solidarités et de rêves, et l’obstination constante à rester « paysans » malgré tout. En quatre films de 55 mn (à vos replay !) :

  • 1.  Âge d’or, âge de fer L’histoire de la paysannerie européenne débute dans les ruines de Rome. Avec la disparition de l’empire et des grandes villes, la majorité de la population se retrouve paysanne. Libérés de l’impôt, ces nouveaux paysans, plus autonomes qu’ils ne le seront jamais, ne produisent qu’à la mesure de leurs besoins. Mais à partir du IXe siècle, les élites guerrières imposent le retour de la domination, des taxes et des corvées, tandis que l’Église traque les anciens cultes ruraux. Voici venu le temps de la féodalité et de l’oppression.
  • 2.  Désastres et révoltes Vers l’an mille, la croissance reprend en Europe grâce au travail paysan, seule source de richesse. L’agriculture commerciale, surtout céréalière, prend son essor. Pour conquérir de nouvelles terres à blé, on détruit forêts et zones humides. Mais l’arrêt de la croissance au XIVe siècle et une longue succession de famines, d’épidémies et de guerres déciment l’Europe paysanne et provoquent de grandes révoltes. De la Jacquerie française de 1358 à la guerre des Paysans allemands de 1525, toutes sont noyées dans le sang.
  • 3.  Vers l’émancipation Au XVIIe siècle, les paysans commencent à savoir lire et écrire, au grand déplaisir des maîtres, les mêmes qui criminalisent les superstitions rurales et font la chasse aux sorcières de village. En Angleterre, l’aristocratie s’empare des terres communales au nom du progrès et de la rentabilité. Pour survivre, les paysans se font ouvriers agricoles ou vagabonds. La France suit un autre chemin. Sa paysannerie se maintient et joue un rôle majeur dans la Révolution de 1789, qui met fin à mille ans de régime féodal.
  • 4.  Paysans envers et contre tout Au XIXe siècle, la révolution industrielle bouleverse le monde paysan. Les anciennes solidarités villageoises sont démantelées, la population agricole chute. L’heure est à l’exode rural. Mais lorsque les nationalismes explosent, le paysan, opposé à l’ouvrier, est promu premier défenseur de la patrie. Après les deux guerres mondiales, le modèle productiviste s’impose partout. Le champ devient usine ; le cultivateur, technicien spécialisé. Aujourd’hui ce modèle est en crise. Le retour des paysans est-il le recours ?

Bonne semaine de TV, d’ici et d’ailleurs…

« Silence dans les champs » est arrivé dans Amap-à-Lire

Silence dans les champs

Une enquête de plus de 7 ans nourrie d’articles sur les sujets agricoles et agroalimentaires en Bretagne pour Le Monde a abouti à ce livre pour essayer de décrypter le modèle agro-industriel productiviste. Loin de faire le procès de la Bretagne, encore moins celui de l’agriculture et des progrès qui ont profité à la région, ce livre est une photographie crue du modèle agroalimentaire breton : né sur ce que l’auteur appelle une « trinité fondatrice » (la terre, la religion et l’argent), il a pour figure fondatrice Alexis Gourvennec, paysan devenu « dieu » qui a sa statue de 4m à la Vallée des saints à Carnoët (22), et qui est accessoirement président du Crédit agricole, président de la Brittany ferries et co-fondateur de la coopérative légumière Sica de Saint-Pol-de-Léon (29).
À travers les 300 rencontres qu’il a faites, l’auteur décortique les changements apportés par ce modèle qui a pour mot d’ordre depuis 1950 : produire, éliminer les talus, introduire des races productives, assécher des zones humides, apporter des engrais, industrialiser les élevage… pour « nourrir le pays à pas cher » et sortir la Bretagne de la pauvreté. Il décrit aussi en détails les conséquences : nombre de paysans divisé par 7 en 50 ans, algues vertes, dettes, salaires faibles, baisse de la solidarité, risque de faillite, d’infarctus et taux de suicide des agriculteurs en Bretagne le plus élevé de toutes les catégories professionnelles. Un système inscrit dans les inconscients, impitoyable pour les plus faibles, qui a enrichi une élite et été verrouillé par l’omerta, le silence. L’ouvrage a reçu le prix Albert-Londres 2023, qui couronne chaque année les meilleurs reporters francophones. Enquête, Nicolas Legendre, 340 p., 2023.

Bonne lecture !

« Le développement au ras du sol » est arrivé dans Amap-à-Lire

Le développement au ras du sol – chez les paysans du tiers-Monde

Les animateurs de Frères des Hommes – une association sans appartenance politique ou religieuse – cherchent, en partageant la vie des populations les plus déshéritées du Tiers Monde, à susciter leur autodéveloppement et leur promotion. Ce livre a été écrit à partir de rapports d’activités, lettres, bulletins, conversations et interviews, qu’ils ont réalisés sur place avec les populations concernées. Il décrit, en quelques tableaux, l’action de développement « au ras du sol » chez les paysans de la brousse de Haute-Volta, les campesinos des Andes, les Intouchables de l’Inde, les agriculteurs du Bangladesh. Il nous fait connaître la vie de ces populations et constitue un document unique, non seulement sur le sort misérable de ces hommes, mais aussi sur leurs espoirs et la capacité qu’ils ont de le prendre en main quand, peu à peu, les obstacles se lèvent. C’est aussi tout le problème du sous-développement qui est mis en lumière, et la responsabilité à cet égard des nations développées. Que doit être l’attitude des riches envers les pauvres si les hommes d’aujourd’hui veulent éviter des catastrophes et vivre demain ? Essai, Jean Gray, 288 p., 1978.

Bonne lecture !