« Humus » est arrivé dans Amap-à-Lire

Humus

Deux amis étudiants en agronomie, d’esprit critique, angoissés par la crise écologique, décident de changer le monde en s’intéressant aux lombrics. L’un va revitaliser le sol de la ferme familiale en y réintroduisant les vers de terre, l’autre se lance dans un sytème de vermicompostage à l’échelle industrielle. Le roman promet une terre qui sent enfin bon, un sol vivant. Chercheurs, agriculteurs, économistes font plutôt bien de laisser une part de ce sujet bien documenté aujourd’hui aux artistes et romanciers. Le sujet est grave, les enjeux essentiels et il est rare que le sujet soit ainsi pris de front dans un roman. La leçon de Humus est hélas prévisible : lutter contre les pesticides est un vœu pieux ; la machine industrielle et financière est infernale et broie les destins. Les personnages, presqu’exclusivement au service de la cause, sont inconsistants. L’auteur, de pensée libérale, semble s’amuser avec son sujet — Ah ! l’introduction de Thomas Pesquet dans les milieux lombricoles ! — il règle des comptes, sous forme d’une satire impitoyable, avec les gauchistes, l’administration absurde, le libertinage amoureux et les dérives outrancières du capitalisme. Il montre aussi une certaine désinvolture avec la science : heu… la reproduction des vers de terre ce n’est pas ça. Pas de quoi, tout de même, bouder son plaisir de lecteur. Merci à Sophie, ex-amapienne, hautement partageuse et grande égérie de l’immensément modeste Marcel Bouché, pédozoologue (sous les traits de Marcel Combe). Roman, Gaspard Kœnig, 380 p., 2023.

Bonne lecture !

TélérAmap, semaine du 3 au 9 février 2024

Avec Télérama, des sujets rebattus cette semaine mais qui valent le coup (le coût) !

Encore et encore…

dimanche 4 février sur M6 à 21h10. Capital : des solutions pour la planète. Le sujet est devenu passe-partout et c’est tant mieux : se nourrir, s’habiller, se déplacer, des solutions existent pour que notre mode de vie reste compatible avec l’environnement. Zoom sur les alternatives pour réduire l’impact de l’élevage, fabriquer sans pollution, s’habiller sans gâchis, et des formules innovantes pour se déplacer.

L’inflation, ça creuse… les écarts !

mardi 6 février sur France 2 à 21h10. France grand format. Alimentation : à qui profite la hausse des prix ?
Selon les derniers chiffres, le pouvoir d’achat des salariés a baissé de 3 %. En moyenne, chaque Français a perdu 70 € nets par mois. Une des plus fortes hausses concerne l’alimentation : + 22 % depuis juillet 2021. Comment les Français font-ils face à cette envolée des prix ? Pourquoi les prix de l’alimentation sont-ils montés en flèche ? A qui profite la hausse des prix ? Enquête sur ce phénomène d’actualité.

Bonne semaine de TV et… d’ailleurs,

« Le chant du monde » est arrivé dans Amap-à-Lire

Le chant du monde

À l’automne, Matelot, vieux bûcheron père du « besson » (jumeau dont le frère est mort), et Antonio le pêcheur remontent de chaque côté du fleuve à la recherche du besson qui a disparu ; ils apprennent le nœud de l’histoire : le besson pendant l’été a enlevé Gina, la fille de Maudru, maître du haut pays et des troupeaux de taureaux. Cet enlèvement enclenche une guerre : poursuivi par les chiens et les hommes de Maudru, le besson tue le neveu à qui Gina était promise… Lyrique, les personnages évoluent en fusion avec la nature, et épique, le roman se présente comme une « guerre de Troie ». La fraternité des hommes aura à l’emporter après les violences et les combats. L’auteur souhaitait écrire un roman dans lequel on entendrait chanter le monde et percevrait le halètement des beaux habitants de l’univers. Le roman accède au mythe. Roman, Jean Giono, 280 p., 1934.

Bonne lecture !

TélérAmap, semaine du 27 janvier au 2 février 2024

Avec Télérama, en ce début d’année, l’écologie nous empoigne :

Éteindre les feux, ce n’est pas tout

samedi 27 janvier sur Arte à 18h35. Québec : après les feux. Le Canada a connu en 2023 sa pire saison de feux de forêts. 18 millions d’hectares touchés, 6400 incendies, 200 000 personnes évacuées. La sécheresse et les températures trop élevées sont en cause. Au Québec, l’industrie forestière fait vivre des dizaines de milliers de personnes, mais dans ce secteur, l’heure n’est pas encore au changement de stratégie. Il faut d’abord récolter le bois brûlé, le plus rapidement possible (avant les ravages causés par la prolifération des insectes). Ces territoires dévastés par le feu, sont souvent aussi des zones de chasses et de pêche de la Première Nation Crie (les Cris forment un des plus grands groupes de Premières Nations au Canada). Ces communautés autochtones voient leurs territoires rognés par les flammes et craignent la remise en cause de leur mode de vie. Et puis, de nombreux scientifiques expriment leur inquiétude quant à la régénération naturelle de ces forêts brûlées.

Folie nucléaire

jeudi 1er février sur Arte à 23h20. I’m so sorry. De Fukushima à Tchernobyl, le réalisateur, Zhao Liang, voyage en terres irradiée sous forme d’un essai filmique à la poésie dénudée. 
Des paysages désolés troublés par le grésillement d’un dosimètre, des maisons ensevelies sous la poussière, où subsistent les seuls portraits des habitants évacués, les corps malades d’enfants nés sur une terre où « il ne fallait pas s’aimer« … Présenté à Cannes en 2021, dans la sélection éphémère « Le cinéma pour le climat », ce documentaire interroge les dangers de l’énergie nucléaire – et, plus largement, la « soif de consommation » de l’homme et son goût du malheur – en recourant à la poésie des images, des silences et des mots. Les témoignages de victimes, ponctués de poignants extraits de La supplication de Svetlana Alexievitch (écrit à partir des récits de rescapés de Tchernobyl), se mêlent aux considérations d’une voix off personnifiée sous les traits d’une silhouette masquée, « âme repentie » errant sur les lieux des désastres passés et à venir. Un film-essai au propos et à l’esthétique saisissants. 

Bonne semaine de TV et d’ailleurs !

« Châtaigne » est arrivé dans Amap-à-Lire

Châtaigne

Châtaigne est une jeune chienne affectueuse et intelligente. Un soir d’hiver, son maître ayant trop bu la perd. L’animal retrouve vite un nouveau maître, un autre refuge et plusieurs compagnons avec lesquels Châtaigne fait connaissance : un chat, un jars, une truie… et apprend quelques tours. Forte de ces nouveaux apprentissages, elle peut aborder une première représentation publique… Nouvelle pour enfants à partir de 8 ans, Anton Tchekhov (illustration, Fabienne Julien), 68 p., 1984 (1887 première publication en russe).

Bonne lecture !

TélérAmap, semaine du 20 au 26 janvier 2024

Avec Télérama, il est encore temps de se souhaiter une bonne année, inventive, optimiste et écologique :

On en mangerait !

lundi 22 janvier sur France 3 à 22h40. La forêt gourmande. Les forêts comestibles, une solution pour lutter contre le dérèglement climatique ? Fabrice fait pousser des forêts régénératives où tout ce qui pousse se mange. Et si une forêt détenait la clé pour lutter contre le dérèglement climatique ? Il y a quinze ans, en Bourgogne, il lance une révolution silencieuse : planter des forêts qui nourrissent les hommes. Au fil des années, il transforme une pâture infertile en une forêt gourmande d’une densité prodigieuse. Comparée à une forêt classique, celle de Fabrice stocke quatre fois plus de carbone. Elle peut nourrir hommes et animaux, décontaminer les sols, générer de la pluie, favoriser le retour de la biodiversité.

Bonne semaine de TV et d’ailleurs !

« Circuit court » est arrivé dans Amap-à-Lire

Circuit court – Une histoire de la première Amap

Bien manger ! Les deux auteurs sont adhérents d’une Amap. Ils retracent dans cette bande dessinée l’histoire de la première Amap avec la rencontre des deux pionniers de l’aventure en France, Denise et Daniel Vuillon, dans leur ferme des Olivades près de Toulon. Quelques recettes sont glissées dans le récit : on ne parle pas de légumes sans parler de cuisine ! Bande dessinée (à savourer), Tristan Thil (texte) et Claire Malary (illustration), 124 p., 2023.

Bonne lecture !

« Terre en vue ! » est arrivé dans Amap-à-Lire

Terre en vue !

Plaidoyer pour un pacte social-écologique : l’ouvrage part d’un constat d’échec – nous n’avons pas vu les limites de la planète et nous détruisons l’habitabilité de la Terre. Toutes les espèces vivantes, y compris la nôtre, sont menacées. Le contrat social originel, sur lequel repose nos démocraties, demande au Citoyen de renoncer à une liberté absolue en échange de la protection de l’État. Mais ce modèle considère les écosystèmes planétaires comme un simple décor, immuable et illimité. Aujourd’hui ce décor terrestre se met à trembler et à interrompre le jeu des acteurs humains. Afin d’éviter le désastre, cet essai propose de réincorporer les limites de la biosphère, du vivant dont nous dépendons et qui dépend de nous, en signant ensemble un Pacte social écologique, qui élargisse à la Terre le contrat social! Plaidoyer, Cédric Chevalier, 220 p., 2021.

Bonne lecture !

« la famille sans supermarché » est arrivé dans Amap-à-Lire

La famille sans supermarché

Consommation alternative : un guide mais aussi un témoignage. Beaucoup d’informations vérifiées par l’expérience dans ce petit-grand livre qui sont délivrées avec sympathie et vivacité. Faire le pari de se passer des supermarchés amène plus globalement à revoir ses choix de vie : revenir aux valeurs essentielles, gérer les déchets et les budgets, s’interdire toute surconsommation, se poser la question des rôles et des places de chacun dans la maison. Un bouleversement complet mais aussi un art et un savoir mieux vivre, une conquête de liberté ! Guide, Chloé Landriot, 312 p., 2019.

À vos (bonnes) notes !

« Notre grand pari » est arrivé dans Amap-à-Lire

Notre grand pari – Métamorphoser l’île-de-France

Années 2040-2050. Le mouvement pour le climat et la justice sociale a obtenu gain de cause. Partout, les limites planétaires et la biodiversité sont respectées. Les modes de vie sont devenus soutenables et les territoires ont augmenté leur résilience face au changement climatique. Comment cela se traduit-il, intimement, à l’échelle locale ? Prenant l’exemple de l’Île-de-France, représentative des défis contemporains, le collectif militant Alternatiba Paris s’est appuyé sur des expériences concrètes réussies et des études solides (sciences de l’ingénieur, sociales et humaines, agriculture, urbanisme…) pour proposer une vision d’une Île-de-France qui a réussi sa métamorphose écologique. Qui a su mobiliser ses ressources culturelles et géologiques pour résoudre ses problèmes d’inégalités, de pollution et de dépendance énergétique et alimentaire, comme pourraient le faire d’autres régions. Ne reste qu’à agir pour atteindre cet horizon durable, désirable et… réaliste ! Projet Alternatiba, Collectif, 220 p., 2022.

Bonne lecture !