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Des réponses simples et convaincantes à tous les problèmes de l’humanité : l’amour, la guerre, le homard, le rien, la vie des vers de terre… Le tout en un peu moins de cent pages. Rien de plus ! Pas-de-côté, Fred Vargas, 92 p., 2001.
Virgil Solal, soldat des forces spéciales, sait à quel point ce monde (pré) apocalyptique peut être dangereux. Sa fille est mort-née à cause de la pollution atmosphérique. Il décide donc de faire payer ceux qu’il tient pour responsables : les grands patrons, les financiers, les politiques. Il devient alors un écoterroriste à la tête de Greenwar (sorte de branche armée de Greenpeace) dont la population soutient l’action. Le travail de documentation est impressionnant. Dans une France en pleine crise, un peu avant l’élection présidentielle de 2022, on voit se manifester tous les dérèglements climatiques. L’auteur, ancien lieutenant de police, ne cache pas son empathie pour son héros qui pour les millions de victimes passées et les millions de victimes à venir entre en guerre contre les géants. Polar, Olivier Norek, 300 p., 2020.
L’auteure propose des recettes de santé originales adaptées à chaque saison, et nous explique en même temps les règles de base d’une alimentation diététique. Elle expérimente depuis 25 ans les astuces culinaires de nos grands-mères avec la diversité retrouvée des plantes potagères et fruitières de la ferme de Sainte Marthe, près d’Angers ici. Recettes, Jacqueline Desbrosses, 160 p., 1998.
Pris sur les barricades, Florent a été condamné au bagne de Cayenne. Il s’en évade et retourne à Paris, aux Halles, où il espère se cacher et revoir son frère. Ce dernier, un gros charcutier, a épousé la belle Lisa. Le couple lui procure une place d’inspecteur aux Halles et essaie de l’engraisser. Mais Florent, au pied des montagnes de viande, de légumes et de beurre, reste maigre. Il n’a faim que de justice. Généreux, tendre, persuadé que l’homme est bon et honnête, il rêve de politique et veut changer la société du Second Empire. Lisa prend peur, son argent est en danger ! Les bien-nourris feront taire les affamés. L’action se passe essentiellement aux Halles centrales de Paris, construites par Victor Baltard entre 1854 et 1870. Zola en fait une sorte de monstre, comme le seront plus tard le grand magasin dans Au Bonheur des Dames, l’alambic dans l’Assommoir ou la locomotive dans la Bête humaine. Dans le roman se déploie aussi la bataille dite « des gras et des maigres ». Un homme gras, prospère et en bonne santé, est un homme honnête, à la conscience tranquille, tandis qu’un maigre est un crève-la-faim, un suspect, qui menace la tranquillité des repus. En dehors de ce « gueux de Paris » où règne « cette humidité nauséabonde qui traîne le cadavre des êtres », dans le potager de madame François : « il semblait qu’à certains craquements, à certains soupirs légers, on entendit naître et pousser les légumes. Les carrés d’épinards et d’oseille, les bandes de radis, de navets, de carottes, les grands plants de pommes de terre et de chou… Plus loin, les rigoles de salades, les oignons, les poireaux, les céleris, alignés plantés au cordeau , semblaient des soldats de plomb à la parade. » Roman, Émile Zola, 468 p., 1873.
Champs de bataille— L’histoire enfouie du remembrement
Le « remembrement ». Cette politique décisive pour le déploiement de l’agriculture intensive a été peu documentée. Aucun livre d’histoire ou de sociologie n’a été consacré aux perdants de cette politique ni aux résistants à ce bouleversement. À la sortie de la Seconde Guerre mondiale, l’État fait redessiner les terres agricoles dans la plupart des campagnes françaises. Accessibilité des champs par des machines, regroupement des parcelles et disparition des haies et talus. C’est le « remembrement ». L’objectif est que la paysannerie produise davantage, que le pays atteigne son auto-suffisance alimentaire et que la France devienne une puissance agricole mondiale. L’ouvrage enquête sur l’autre face de la médaille et examine comment cette politique a fracturé le monde rural.De façon irréversible ? Bande dessinée documentaire, Inès Léraud (textes) et Pierre Van Hove (dessins), 184 p., 2024.
Comment vivre demain, en solidarité avec les humains et la nature ? Comment faire« monde commun » ? Face à cette situation inédite : le réchauffement climatique, la détérioration de la biodiversité et les difficultés qui se profilent pour notre planète, la grande navigatrice Isabelle Autissier, présidente du WWF (Fond mondial pour la nature), engage un dialogue-réflexion avec Francis Vallat, président de SOS Méditerranée, qui a une vision autre et complémentaire de la sienne. Ils proposent ensemble de réfléchir aux fragilités, aux beautés et aux complexités de la nature, pour mieux la préserver. Ils évoquent bien sûr la mer, qu’ils connaissent bien tous les deux. La mer prend une large place dans cette discussion, comme figure de la mondialisation, témoin du changement de climat, cimetière de réfugiés, mais aussi domaine d’avenir. La mer, miroir de notre société, en porte tous les maux, toutes les tares, et tous les possibles, tous les espoirs. Un livre dense, singulier, engagé et agréable à lire, qui transmet une conviction : chacun peut jouer un rôle face aux tempêtes qui s’annoncent et le combat pour la défense de la nature et de l’environnement correspond au plus beau rêve que l’humanité puisse et doive aujourd’hui porter. Réflexion dialoguée, Isabelle Autissier et Francis Vallat, 220 p., 2021.
De la nature à l’assiette est un recueil de vingt recettes originales élaborées par le Chef, de renommée internationale, Georges Blanc. Retrouvez l’univers et la créativité du Chef au travers d’un voyage gourmand aux étapes savoureuses et colorées. Recettes, 160 p., 2014.
Recettes et récits de blogs culinaires. Une sélection de 15 menus composés de 4 plats (entrée, plat principal, dessert, mignardise sucrée ou salée) issus de 15 blogs différents. Pour chacun : les recettes de cuisine et le point de vue de l’auteure du blog correspondant. Dans un petit format, des recettes plutôt simples et des photos appétissantes. Recettes, blogueuses, 160 p., 2006.
Si aujourd’hui nous n’observons plus les animaux, eux n’ont pas cessé de le faire. Ils nous regardent car nous avons, depuis la nuit des temps, vécu en leur compagnie. Ils ont nourri nos rêves, habité nos légendes et donné un sens à nos origines. Ils portent à la fois notre différence et la trace de ce que nous croyons avoir perdu. Un lien qui au fil de l’histoire se voit transformé par les nouveaux rapports de production du XXe, réduisant l’animal à l’état de bête avant d’en faire un simple produit de consommation. Dans une prose libre et érudite, John Berger nous rappelle les multiples fonctions – magiques, divinatoires et sacrificielles – de la figure animale, mais aussi sa force évocatrice, tout comme le vol de cette hirondelle venue surprendre le poète.—Essais, poèmes et récits, John Berger, 132 p., publiés entre 1971 et 2009.