« Grossir le ciel » est arrivé dans Amap-à-lire

Grossir le ciel

Gus vit depuis toujours aux Doges, un hameau perdu au cœur des Cévennes. Son voisin Abel, aussi solitaire que lui, et son chien lui servent de famille. C’est toujours mieux que rien. Un froid matin de janvier Gus s’approche de la ferme d’Abel avec son calibre seize : il a repéré du gibier. Mais alors qu’il s’apprête à tirer, il entend un coup de feu. Gus se dira plus tard qu’il n’aurait jamais dû baisser les yeux vers la ferme, qu’il fallait ignorer cette grosse tache dans la neige.
L’auteur connu pour ses romans policiers signe un roman très sombre dans lequel les secrets de famille sont des déflagrations ; son écriture poétique, sert une nature, les Cévennes, austère et majestueuse. Chronique paysanne, Franck Bouysse, 232 p., 2016.

Bonne lecture,

« Le topinambour & autres merveilles » est arrivé dans Amap-à-Lire

Le topinambour & autres merveilles

« Violette, agave, chrysanthème, cornuelle, mûre sauvage, œillet, gratte-cul, safran, topinambour, fenouil, bien d’autres encore composent ce petit bouquet de choses exquises, choisies pour leur raffinement, mais aussi pour leur côté bizarre, parfois même barbare, qui surprend toujours le goût français, si rétif à tout ce qui lui est étranger. Connaît-on le branle du topinambour ? l’obscénité d’une petite touffe de sarriette ? la tristesse de l’orgasme mâle de l’agave ? le rite des noces du coco ? Telles sont les secrètes attractions passionnelles de quelques plantes rares, et surtout gourmandes, ainsi que les fastes de leur imaginaire érotique. » Essai plaisant, Jean-Luc Hennig, 208 p., 2000.

Bonne lecture,

« Gourmet détective » est arrivé dans Amap-à-Lire

Gourmet Détective

Si vous deviez mourir demain, quel serait votre dernier repas ? Goro Akechi est un célèbre détective privé qui a un petit bureau à Omotesando. Il aime la bonne cuisine et se retrouve souvent à résoudre des affaires mystérieuses. Akechi implique également Ichigo Kobayashi, une vendeuse de bento, dans ses aventures, faisant d’elle son assistante. Série de 10 mangas, Akiko Higashimura, 168 p., 2015 (2023 vf).

Bonne lecture,

« Solo camping for two » est arrivé dans Amap-à-Lire

Solo camping for two

Kinokura Gen aime camper en solo. Il profite de la solitude tranquille loin du tumulte de la ville et peut apprécier la nature tout seul. Mais lors d’un voyage de camping, sa solitude est brisée par l’apparition de Kusano Shizuku, une jeune femme qui voulait camper seule, mais qui y est mal préparée. Série de 18 mangas (en cours de parution), Yûdai Debata, 172 p., 2018 (2024 vf).

Bonne lecture,

« Natsuko no Sake » est arrivé dans Amap-à-Lire

Natsuko no Sake

Littéralement, « Le saké de Natsuko ». Natsuko est une jeune femme qui s’ennuie dans une agence de publicité à Tōkyō. Elle retourne dans la brasserie de saké familiale à la campagne et y retrouve son frère, Yasuo, qui est à la recherche d’une variété de riz disparue appelée tatsunishiki qui semble être capable d’être la source d’un nouveau saké. Il trouve une poignée de graines, mais il meurt subitement après. Natsuko décide de quitter son emploi et commence à travailler à la brasserie pour réaliser le rêve de son frère, c’est-à-dire produire le meilleur saké du Japon. Le défi est relevé dans un univers où la production du saké est traditionnellement réservée aux hommes. Série de 6 mangas, Akira Ose, 450 p., 1988.

Bonne lecture,

« Un monde à construire ensemble » est arrivé dans Amap-à-Lire

Un monde à construire ensemble – Récits de vie

Un couple dans l’aventure de la construction d‘une maison en bois, terre crue et paille. Ils nous livrent dans ce récit les joies et les écueils rencontrés. Une façon de découvrir les enjeux environnementaux et sociaux des choix de construction. Récit/témoignage, Emmanuelle Philippo-Poussol & Michel Philippo, 116 p. 2022.

Bonne lecture,

« Une rivière sur la lune » est arrivé dans Amap-à-Lire

Une rivière sur la lune

Quittant Tucson et Carlo, son petit ami chirurgien, Codi retourne à Grace, petite ville imaginaire d’Arizona où elle est née, pour y enseigner les sciences naturelles au lycée où elle a elle-même suivi sa scolarité. Consciente que la solution à ses problèmes a toujours été la fuite, Codi est néanmoins rattrapée dans son incapacité maladive à s’engager quand elle découvre avec ses élèves que la rivière qui coule dans le cañon non loin de Grace et qui irrigue les vergers de la région est irréversiblement polluée par une société minière. La menace d’un désastre écologique, n’est pas le sujet principal du roman mais il fournit à l’auteure l’occasion de s’interroger sur le mode de vie américain, son rapport à la consommation, sur la responsabilité des pays occidentaux envers les générations futures et envers les pays affamés par des embargos à visée géopolitique. Ni pamphlétaire, ni moralisateur, le roman raconte, à travers de simples mais précises et précieuses descriptions, les couleurs du désert de l’Arizona et les coutumes des Indiens navajo, apache et pueblo. Les dialogues sont minutieusement construits et vivants. L’écriture d’une beauté douce humanise une histoire où l’on s’insurge contre la facilité et où l’on doute de la raison du plus fort. Roman, Barbara Kingsolver, 388 p. 1990 (2002 pour la traduction française).

Bonne lecture,

« Les raisins de la colère » est arrivé dans Amap-à-Lire

Les raisins de la colère

L’intrigue se déroule pendant la Grande Dépression (une période qui débute lors du krach de 1929 et se termine par le début de la Seconde Guerre mondiale, en 1939) et le lecteur suit les aventures d’une famille pauvre de métayers, les Joad, contrainte de quitter l’Oklahoma à cause de la sécheresse (Dust Bowl), des difficultés économiques et des bouleversements dans le monde agricole. Dans une situation presque désespérée, les Joad font route vers la Californie avec des milliers d’autres Okies (habitants de l’Oklahoma), à la recherche d’une terre, d’un travail et d’un avenir. Chef-d’œuvre, John Steinbeck, 92 p. 1939.

Bonne (re)lecture,

Le DVD du film américain est disponible dans Amap-à-Lire. Adaptation très fidèle du roman, on y retrouve les nuances de ton, la sobriété et la force des images ; surtout, le caractère épique de la narration, son réalisme, la compassion humaine et l’engagement passionné donne au film toute sa beauté et son idéal héroïque. Le film a obtenu deux Oscars. Chef d’œuvre (aussi), John Ford, 1940, 2h04.