« Produire plus, polluer moins, … » est arrivé dans Amap-à-Lire

Produire plus, polluer moins : l’impossible découplage ?

Une réflexion issue du séminaire Trois points de vue sur le découplage, organisé par l’Institut Veblen le 13 février 2014, concernant la mise en place d’un nouveau modèle économique, respectueux de l’environnement, sans renoncer à la croissance économique, ni à l’essor du PIB et des emplois : soit la promesse de la croissance verte. Le problème est que cette croissance verte ne s’est encore produite nulle part et qu’elle est fortement dépendante d’une énergie abondante et bon marché. Mais, si nous voulons éviter l’extrême brutalité de la décroissance et la pénurie des ressources, il faut très rapidement une économie « économe » en énergie et en matières. Essai, Collectif, 72 p., 2014.

Bonne lecture !

« Le vieux qui lisait des romans d’amour » est arrivé dans Amap-à-Lire

Le vieux qui lisait des romans d’amour

Lorsque les habitants d’El Idilio, petite ville d’Amazonie, découvrent dans une pirogue le cadavre d’un homme blond assassiné, ils n’hésitent pas à accuser les Indiens (les Shuars) de meurtre. Le maire, surnommé la « limace », est l’un des plus virulents accusateurs. Seul Antonio José Bolivar, un vieil homme, déchiffre dans l’étrange blessure la marque d’un félin… Un hymne à la lecture, à l’humanité et un éloge de la plus grande forêt du monde. La finesse du romancier vous emmènera bien plus loin encore… Roman, Luis Sepulveda, 120 p., 1992.

Bonne lecture !

Panier de mercredi 21 février 2024

Bonjour à tous,

Je prends le relai d’Isabelle, en vacances à la campagne. Voici la liste du panier pour la semaine (suivant la taille du panier les quantités peuvent être différentes) :

  • Topinambours : 1 kg  / 1,5 kg
  • Panais : 1 kg  / 1,5 kg
  • Céleri branche : 300 g
  • Choux de Bruxelles : 500 g / 700 g
  • Céleri rave : 1 pièce
  • Mesclun : 200 g / 400 g
  • Chou rouge : 1/2 / 1 pièce
  • Oignons jaunes : 400 g / 600 g

« Le poids du papillon » est arrivé dans Amap-à-Lire

Le poids du papillon

Ce très court roman met face à face deux êtres formidables. L’un est un vieux chasseur qui a couru les bois et les montagnes pendant des années.
L’autre est un chamois magnifique, de taille exceptionnelle, qui mène sa harde en roi majestueux, mâle procréateur que toute sa descendance respecte sans jamais oser remettre en question sa suprématie. Il est le fils d’une femelle que le chasseur a abattue alors qu’il n’était encore qu’un jeune éterlou. Depuis, il a toujours veillé et protégé sa harde, il n’a jamais été inquiété par des prétendants à la succession, il a toujours échappé au chasseur redoutable.
L’un comme l’autre pourtant, le chasseur comme le chamois, savent que l’âge les gagne, que le bout du chemin n’est plus si loin, que l’affrontement est inévitable, que leurs règnes respectifs touchent à leurs fins. Roman, Erri De Luca, 80 p., 2009.

Bonne lecture !

Un pain mélange de farines paysannes

Ce soir, le pain du Bricheton est pétri avec un mélange de farines paysannes.

Les blés de population, ou blé paysans, sont des mélanges de différentes variétés anciennes semées dans le même champ pour encourager la biodiversité. C’est un choix à rebours de la course au rendement qu’on connaît depuis le XXe siècle avec la sélection de variétés retenues exclusivement pour répondre aux besoins de la filière boulangère : une demande de blés très productifs et des farines pouvant être pétries facilement et de manière très uniforme par des machines. On n’a progressivement planté et en très grande quantité que quelques variétés de blé, en compensant la perte de biodiversité par l’introduction de produits phytosanitaires. Sols et équilibres naturels se sont considérablement appauvris.

Les variétés regroupées dans le mélange de blés de pays : farine de J.-F. Berthelot, Mercier et blé autrichien.

Bonne dégustation,

« Le secret de maître Cornille » est arrivé dans Amap-à-Lire

Le secret de maître Cornille

Le moulin de maître Cornille est le seul encore en activité depuis qu’une minoterie à vapeur s’est installée. Depuis longtemps, plus personne ne lui apporte de blé, or les ailes du moulin continuent de tourner. « Tout cela sent le mystère. » Nouvelle extraite des Lettres de mon moulin, Alphonse Daudet, 12 p., 1866.

Bonne lecture !

« Humus » est arrivé dans Amap-à-Lire

Humus

Deux amis étudiants en agronomie, d’esprit critique, angoissés par la crise écologique, décident de changer le monde en s’intéressant aux lombrics. L’un va revitaliser le sol de la ferme familiale en y réintroduisant les vers de terre, l’autre se lance dans un sytème de vermicompostage à l’échelle industrielle. Le roman promet une terre qui sent enfin bon, un sol vivant. Chercheurs, agriculteurs, économistes font plutôt bien de laisser une part de ce sujet bien documenté aujourd’hui aux artistes et romanciers. Le sujet est grave, les enjeux essentiels et il est rare que le sujet soit ainsi pris de front dans un roman. La leçon de Humus est hélas prévisible : lutter contre les pesticides est un vœu pieux ; la machine industrielle et financière est infernale et broie les destins. Les personnages, presqu’exclusivement au service de la cause, sont inconsistants. L’auteur, de pensée libérale, semble s’amuser avec son sujet — Ah ! l’introduction de Thomas Pesquet dans les milieux lombricoles ! — il règle des comptes, sous forme d’une satire impitoyable, avec les gauchistes, l’administration absurde, le libertinage amoureux et les dérives outrancières du capitalisme. Il montre aussi une certaine désinvolture avec la science : heu… la reproduction des vers de terre ce n’est pas ça. Pas de quoi, tout de même, bouder son plaisir de lecteur. Merci à Sophie, ex-amapienne, hautement partageuse et grande égérie de l’immensément modeste Marcel Bouché, pédozoologue (sous les traits de Marcel Combe). Roman, Gaspard Kœnig, 380 p., 2023.

Bonne lecture !

TélérAmap, semaine du 3 au 9 février 2024

Avec Télérama, des sujets rebattus cette semaine mais qui valent le coup (le coût) !

Encore et encore…

dimanche 4 février sur M6 à 21h10. Capital : des solutions pour la planète. Le sujet est devenu passe-partout et c’est tant mieux : se nourrir, s’habiller, se déplacer, des solutions existent pour que notre mode de vie reste compatible avec l’environnement. Zoom sur les alternatives pour réduire l’impact de l’élevage, fabriquer sans pollution, s’habiller sans gâchis, et des formules innovantes pour se déplacer.

L’inflation, ça creuse… les écarts !

mardi 6 février sur France 2 à 21h10. France grand format. Alimentation : à qui profite la hausse des prix ?
Selon les derniers chiffres, le pouvoir d’achat des salariés a baissé de 3 %. En moyenne, chaque Français a perdu 70 € nets par mois. Une des plus fortes hausses concerne l’alimentation : + 22 % depuis juillet 2021. Comment les Français font-ils face à cette envolée des prix ? Pourquoi les prix de l’alimentation sont-ils montés en flèche ? A qui profite la hausse des prix ? Enquête sur ce phénomène d’actualité.

Bonne semaine de TV et… d’ailleurs,