Un pain de farines paysannes

Aujourd’hui 1er mai, il n’y a pas de livraison de légumes
et le fournil est fermé !

Votre pain sera disponible demain, jeudi 2 mai, directement au Bricheton :
50, rue de la Réunion, 75020 Paris, entre 16h et 20h.

Il sera pétri comme souvent, avec un mélange de farines paysannes :

Les blés de population, ou blé paysans, sont des mélanges de différentes variétés anciennes semées dans le même champ pour encourager la biodiversité. C’est un choix à rebours de la course au rendement qu’on connaît depuis le XXe siècle avec la sélection de variétés retenues pour ne répondre qu’aux besoins de la filière boulangère qui demande de blés très productifs et des farines pouvant être pétries facilement et de manière très uniforme par des machines. On n’a progressivement planté et en très grande quantité que quelques variétés de blé, en compensant la perte de biodiversité par l’introduction de produits phytosanitaires. Sols et équilibres naturels se sont considérablement appauvris.

Les variétés regroupées dans le mélange de blés de pays : farines de J.-F. Berthelot, Agrof’île (Voir ici )
et blé autrichien.

Bonne dégustation,

« Stratégie pour deux jambons » est arrivé dans Amap-à-lire

Stratégie pour deux jambons – Roman cochon

« À pied, à cheval, à l’intérieur des camions frigorifiques ou dans les boites de conserve, mon avenir est assuré. Mes rôtis et côtelettes sentent déjà l’appel du grand large. » Au seuil de l’abattoir, « prodigieuse aventure », un cochon plein de sagesse explique les solides principes qui l’ont guidé pour atteindre au but de toute une vie : livrer à l’humanité des jambons de premier choix, pour l’honneur de la race porcine. Avec un humour proche de l’absurde, l’auteur, très génial et très oublié, fait à travers ce moraliste ronchon le procès de la société de consommation, du suivisme et du conformisme bourgeois. [Au-delà du] roman, Raymond Cousse, 88 p., 1978

Bonne lecture !

« Faire la fête » est arrivé dans Amap-à-Lire

Faire la fête sans détruire la planète

Qu’est-ce qui pollue dans une fête ? Eh bien, à peu près tout. Prévenir ses convives ? Un mail représente 4 g d’équivalent CO2. Préparer un dîner copieux ? 10 millions de tonnes de nourriture consommable finissent à la poubelle. Proposer quelques alcools forts, notamment de la vodka et du gin ? Ce sont les boissons qui polluent le plus, car le procédé de distillation est extrêmement énergivore. Cet ouvrage insiste : chips, vaisselle en plastique et poubelles débordantes ne sont pas une fatalité. Il aide à penser une manière légèrement décalée de faire la fête. Du buffet aux cadeaux, en passant par la musique et la déco, c’est une belle entrée pour découvrir, et faire découvrir à ses proches, une multitude de pistes vers la transition. Car ces voies nouvelles, simples et souvent ludiques, ont toutes cela en commun : lorsqu’on ose les tester, elles se révèlent enthousiasmantes. Guide, Emmanuelle Vibert, 56 p., 2017.

Bonne lecture !

TélérAmap, semaine du 20 au 26 avril 2024

Cette semaine avec Télérama, notre planète bleue est bien encore une planète verte :

Ça promet !

samedi 20 avril sur Arte à 22h25. Le sol, royaume du vivant.Le documentaire suit deux expériences menées en Hollande cherchant à prouver que l’agriculture peut être à la fois régénératrice et productive. Les premiers cultivateurs ont travaillé une parcelle de terre appauvrie jusqu’à ce qu’elle soit entièrement revitalisée. Les seconds dirigent une exploitation agricole où les animaux enrichissent directement les sols de ses cultures en bandes.  
Parallèlement, biologistes et ingénieurs agronomes de l’université libre d’Amsterdam dévoilent l’avancée de leurs recherches sur les liens entre champignons et plantes. La capacité de stockage de carbone de ce réseau interpelle les scientifiques, notamment parce qu’elle pourrait jouer un rôle dans la concentration en nutriments des sols et des plantes. À une autre échelle, elle pourrait également contribuer à ralentir le réchauffement climatique. Au fil des saisons, des récoltes et des expériences scientifiques, ce documentaire, émaillé de prises de vues souterraines, avance autant de questions que d’éléments de réponses dans un contexte de crise agricole en Europe. 

Instruire et plaire

mardi 23 avril sur Arte à 20h55. Le temps des paysans Parcourant l’Europe, historiens, archéologues et paysans d’aujourd’hui évoquent les singularités de cette épopée des communautés paysannes : les siècles d’oppression et de luttes, de solidarités et de rêves, et l’obstination constante à rester « paysans » malgré tout. En quatre films de 55 mn (à vos replay !) :

  • 1.  Âge d’or, âge de fer L’histoire de la paysannerie européenne débute dans les ruines de Rome. Avec la disparition de l’empire et des grandes villes, la majorité de la population se retrouve paysanne. Libérés de l’impôt, ces nouveaux paysans, plus autonomes qu’ils ne le seront jamais, ne produisent qu’à la mesure de leurs besoins. Mais à partir du IXe siècle, les élites guerrières imposent le retour de la domination, des taxes et des corvées, tandis que l’Église traque les anciens cultes ruraux. Voici venu le temps de la féodalité et de l’oppression.
  • 2.  Désastres et révoltes Vers l’an mille, la croissance reprend en Europe grâce au travail paysan, seule source de richesse. L’agriculture commerciale, surtout céréalière, prend son essor. Pour conquérir de nouvelles terres à blé, on détruit forêts et zones humides. Mais l’arrêt de la croissance au XIVe siècle et une longue succession de famines, d’épidémies et de guerres déciment l’Europe paysanne et provoquent de grandes révoltes. De la Jacquerie française de 1358 à la guerre des Paysans allemands de 1525, toutes sont noyées dans le sang.
  • 3.  Vers l’émancipation Au XVIIe siècle, les paysans commencent à savoir lire et écrire, au grand déplaisir des maîtres, les mêmes qui criminalisent les superstitions rurales et font la chasse aux sorcières de village. En Angleterre, l’aristocratie s’empare des terres communales au nom du progrès et de la rentabilité. Pour survivre, les paysans se font ouvriers agricoles ou vagabonds. La France suit un autre chemin. Sa paysannerie se maintient et joue un rôle majeur dans la Révolution de 1789, qui met fin à mille ans de régime féodal.
  • 4.  Paysans envers et contre tout Au XIXe siècle, la révolution industrielle bouleverse le monde paysan. Les anciennes solidarités villageoises sont démantelées, la population agricole chute. L’heure est à l’exode rural. Mais lorsque les nationalismes explosent, le paysan, opposé à l’ouvrier, est promu premier défenseur de la patrie. Après les deux guerres mondiales, le modèle productiviste s’impose partout. Le champ devient usine ; le cultivateur, technicien spécialisé. Aujourd’hui ce modèle est en crise. Le retour des paysans est-il le recours ?

Bonne semaine de TV, d’ici et d’ailleurs…

Panier de mercredi 17 avril 2024

Mathilde et Valentin viennent nous voir ce soir. Hier, Mathilde nous a donné par mail des nouvelles de la ferme : 

« – En ce moment, on prépare des planches sous serres afin de planter les tomates rondes rouges, anciennes et cerises qui vous régaleront cet été. 
« – On prépare aussi des planches pour accueillir les premiers plants de concombres et d’aubergines. 
« – Le temps est assez coquin : pluie, soleil, pluie, soleil, alors le travail en extérieur avec nos terres en pâte à modeler est encore compliqué. On reste patient.e – rentrer trop vite dans nos parcelles abimerait notre sol, en le tassant d’avantage.
« – La semaine dernière une partie de l’équipe a passé une semaine à Blois pour démonter une serre : un chantier réussi avec brio ! 
« – Et puis sinon, on voulait vous partager le fait que c’est un peu la disette dans nos champs et dans la chambre froide. Le temps si pluvieux et peu ensoleillé de Février et Mars n’a pas permis de précocité sur les légumes primeurs : alors les carottes et courgettes se font attendre et nos semis de betteraves, carottes, navets en extérieur se sont fait plus tard que prévu. 
« En parallèle notre stock de légumes de conservation (topinambour, panais, etc., se vide) – à tel point que nous nous posons la question de faire une pause de panier d’ici les trois prochaines semaines. On vous tient au courant suite à notre réunion hebdo du jeudi 
« – Côté poulettes, on a reçu 80 nouvelles poules, elles pondent 🙂 
« – Côté pain, Valentin est content des fournées. « 

Cueillette des épinards

Voici la liste du panier pour la semaine : suivant la taille du panier les quantités peuvent être différentes.

  • Pommes de terre : 1 / 2 kg
  • Poires de terre : 0,6 /0,8 kg
  • Blettes : 0,8 / 1 kg 
  • Épinards : 0,5 /0,7 kg
  • Aillet : 4 pièces / 6 pièces 
  • Navets : 0,4 / 1 kg
  • Persil : 1 botte pour petits ou grands paniers

Le pain « brichetonné » par Thomas ce soir est du Momo ici

« Silence dans les champs » est arrivé dans Amap-à-Lire

Silence dans les champs

Une enquête de plus de 7 ans nourrie d’articles sur les sujets agricoles et agroalimentaires en Bretagne pour Le Monde a abouti à ce livre pour essayer de décrypter le modèle agro-industriel productiviste. Loin de faire le procès de la Bretagne, encore moins celui de l’agriculture et des progrès qui ont profité à la région, ce livre est une photographie crue du modèle agroalimentaire breton : né sur ce que l’auteur appelle une « trinité fondatrice » (la terre, la religion et l’argent), il a pour figure fondatrice Alexis Gourvennec, paysan devenu « dieu » qui a sa statue de 4m à la Vallée des saints à Carnoët (22), et qui est accessoirement président du Crédit agricole, président de la Brittany ferries et co-fondateur de la coopérative légumière Sica de Saint-Pol-de-Léon (29).
À travers les 300 rencontres qu’il a faites, l’auteur décortique les changements apportés par ce modèle qui a pour mot d’ordre depuis 1950 : produire, éliminer les talus, introduire des races productives, assécher des zones humides, apporter des engrais, industrialiser les élevage… pour « nourrir le pays à pas cher » et sortir la Bretagne de la pauvreté. Il décrit aussi en détails les conséquences : nombre de paysans divisé par 7 en 50 ans, algues vertes, dettes, salaires faibles, baisse de la solidarité, risque de faillite, d’infarctus et taux de suicide des agriculteurs en Bretagne le plus élevé de toutes les catégories professionnelles. Un système inscrit dans les inconscients, impitoyable pour les plus faibles, qui a enrichi une élite et été verrouillé par l’omerta, le silence. L’ouvrage a reçu le prix Albert-Londres 2023, qui couronne chaque année les meilleurs reporters francophones. Enquête, Nicolas Legendre, 340 p., 2023.

Bonne lecture !

« Le développement au ras du sol » est arrivé dans Amap-à-Lire

Le développement au ras du sol – chez les paysans du tiers-Monde

Les animateurs de Frères des Hommes – une association sans appartenance politique ou religieuse – cherchent, en partageant la vie des populations les plus déshéritées du Tiers Monde, à susciter leur autodéveloppement et leur promotion. Ce livre a été écrit à partir de rapports d’activités, lettres, bulletins, conversations et interviews, qu’ils ont réalisés sur place avec les populations concernées. Il décrit, en quelques tableaux, l’action de développement « au ras du sol » chez les paysans de la brousse de Haute-Volta, les campesinos des Andes, les Intouchables de l’Inde, les agriculteurs du Bangladesh. Il nous fait connaître la vie de ces populations et constitue un document unique, non seulement sur le sort misérable de ces hommes, mais aussi sur leurs espoirs et la capacité qu’ils ont de le prendre en main quand, peu à peu, les obstacles se lèvent. C’est aussi tout le problème du sous-développement qui est mis en lumière, et la responsabilité à cet égard des nations développées. Que doit être l’attitude des riches envers les pauvres si les hommes d’aujourd’hui veulent éviter des catastrophes et vivre demain ? Essai, Jean Gray, 288 p., 1978.

Bonne lecture !

TélérAmap, semaine du 6 au 12 avril 2024

Cette semaine avec Télérama, notre planète bleue est aussi une planète verte :

Inédit

samedi 6 avril sur Arte à 22h25. Le génie caché des plantes. On savait les plantes sensibles à la température, à l’ensoleillement ou à l’humidité. Mais on découvre aujourd’hui qu’elles sentent, touchent, goûtent, et réagissent à des stimuli de diverses natures. Elles ont aussi l’ouïe fine, de la mémoire, perçoivent les formes et interagissent plus qu’on ne le croyait avec le monde extérieur. Suivis sur le terrain et dans leurs laboratoires, des scientifiques partagent leurs dernières recherches sur les sens et les stratégies de survie des plantes, travaux qui nous amènent à porter sur elles un regard neuf. Grâce à l’imagerie scientifique de dernière génération, notamment des microscopes numériques 3D, ce documentaire nous offre une plongée fascinante dans l’intimité du monde végétal, loin d’avoir révélé tous ses secrets.

Spectaculaire et plusieurs fois primés

lundi 8 avril sur France 5 à 21h05. Les superpouvoirs des plantes. Nous dépendons des plantes pour chaque denrée élémentaire et chaque bouffée d’oxygène que nous respirons et pourtant nous les connaissons peu. Sur plus de trois années, l’équipe du reportage a tourné dans 27 pays grâce à une technologie de pointe alliant images accélérées, drones et dernières générations de caméras. Comme jamais auparavant, cette production nous permet de changer radicalement de perspective sur le monde végétal et de vivre une expérience immersive dans cet univers fascinant. Nous pouvons voir le monde du point de vue des plantes, décrypter leurs comportements et, plus que jamais, nous émerveiller de leur beauté et de leur génie. Car les plantes sont dotées de superpouvoirs, dont elles usent pour se nourrir, se reproduire et conquérir un territoire. Les plantes communiquent, chassent, dissimulent, manipulent, et nouent des alliances avec d’autres plantes, des animaux et parfois même avec les humains.

Bonne semaine de TV, d’ici et d’ailleurs…