Halic le phoque n’a que quelques semaines lorsqu’une violente tempête le sépare de sa mère et l’arrache à sa rive natale. Il se retrouve loin des côtes porté par le courant. À ce moment commence sa vie chargée d’aventures. Roman (pour enfants à partir de 11-12 ans), Ewan Clarkson, 220 p., 1973.
En ce mois d’août, chaque samedi des livres de science-fiction évoquant d’autres planètes où des humains, colons ou naufragés, ont à faire face à une nature hostile… Et des romans d’anticipation, d’avenir imaginé plus ou moins proche, qui s’inquiètent des terres dégradées, remettant en cause la vie sur terre…
Un vaisseau fabuleux (et autres voyages galactiques)
Dans ce recueil de douze nouvelles, Philip K. Dick montre différents « univers » futuristes (pas de relation directe entre les nouvelles). Notre système solaire y a souvent « bénéficié » (de la colonisation humaine depuis la terre, des siècles auparavant (suffisamment de temps pour que des divergences apparaissent, d’une planète à l’autre). Du coup, racisme et antiracisme, tentation de la guerre et tentatives pour la paix, sont des ressorts récurrents. L’humanité semble n’être capable de s’unir que face à un danger extérieur à notre propre galaxie…
Le chantre des futurs incertains est aussi un grand maître du space opera.
Recueil de nouvelles, Philip K. Dick, Un vaisseau fabuleux (et autres voyages galactiques), Gallimard, Folio SF N°213, 373 pages, 2010 (trad. 2000, nouvelles de 1952 à 1954)
En ce mois d’août, chaque samedi des livres de science-fiction évoquant d’autres planètes où des humains, colons ou naufragés, ont à faire face à une nature hostile… Et des romans d’anticipation, d’avenir imaginé plus ou moins proche, qui s’inquiètent des terres dégradées, remettant en cause la vie sur terre…
Les champs de la lune
Sur la Lune qui n’a plus reçu de visites venant de la Terre depuis des lustres, un être féminin (humaine à 100%, ou pas?), El-Jarline, veille en surface au maintien en bon état de l’écosystème de sa « ferme » sous dôme, établie au profit d’une colonie souterraine. Elle reçoit de rares stagiaires (les enfants sont trop sensibles aux radiations) venus voir plantes et animaux, alerte sur les fragilités de son dôme, découvre non sans mal ce qui cause la « fièvre aspic », une espèce de « maladie du sommeil » qui décime les colons sélénites… .
Un conte empreint de poésie, de lenteur, d’humanité. On relèvera les alertes désespérées envoyées par El-Jarline touchant la « fissure » qui s’agrandit inexorablement au fil des jours dans le dôme fragile… alors que ces alertes ne provoquent strictement aucune action chez les « décideurs » (le dôme comme parabole?).
Roman, Catherine Dufour, Les champs de la lune, Robert Laffont, Coll. Ailleurs et demain, 284 p., 2024
En ce mois d’août, chaque samedi des livres de science-fiction évoquant d’autres planètes où des humains, colons ou naufragés, ont à faire face à une nature hostile… Et des romans d’anticipation, d’avenir imaginé plus ou moins proche, qui s’inquiètent des terres dégradées, remettant en cause la vie sur terre…
Le monde vert
Obéissant à une loi inéluctable, toutes choses croissaient, se développaient dans le désordre et l’étrangeté. La chaleur, la lumière, l’humidité étaient constantes. Elles l’étaient depuis… personne ne savait depuis combien de temps. « Depuis quand…? » « Pourquoi…? » C’étaient là des questions que nul n’avait plus l’idée de poser. réfléchir n’avait plus de sens. Dans ce monde, un seul problème se posai: croître. C’était le règne du végétal. C’était un monde qui ressemblait à une serre.
La pauvre humanité qui survit avec ses règles et ses superstitions sur cette terre ou sur sa lune, peut être en butte à des carnivores, des parasites psychiques… Même les descendants de nos chiens ou chats peuvent apparaître y avoir un sort privilégié. Jusqu’à ce qu’un jeune homme se lève…
Roman, Brian W. Aldiss, Le monde vert, J’ai lu SFF N°520, 303 p., 1974 (EO 1962)
En ce mois d’août, chaque samedi des livres de science-fiction évoquant d’autres planètes où des humains, colons ou naufragés, ont à faire face à une nature hostile… Et des romans d’anticipation, d’avenir imaginé plus ou moins proche, qui s’inquiètent des terres dégradées, remettant en cause la vie sur terre…
Les dépossédés
Une planète et son satellite se font face. Sur le plus petit monde, Anarres, peuplé deux siècles plus tôt par des dissidents soucieux de créer une société utopique vraiment libre, le prix à payer est la pauvreté. Mais même une utopie libertaire peut devenir oppressive. Urras, restée capitaliste, est divisée entre nations d’apparence démocratique, systèmes d’orthodoxie communiste, ou d’anciennes colonies plus ou moins libérées…
Shevek, physicien anarresti hors norme, a conscience que l’isolement de son univers le condamne à la sclérose. Fort de son invention, l’ansile, qui permettra une communication instantanée entre tous les peuples, il choisit de voyager vers Urras dans l’espoir de faire naître une nouvelle ère de fraternité.
Roman, Ursula K. Le Guin, Les dépossédés (Le livre de Hain, tome 5), Le livre de poche N°7288, 446 p., 2023 (1ère éd. 2006, EO 1974)
En ce mois d’août, chaque samedi des livres de science-fiction évoquant d’autres planètes où des humains, colons ou naufragés, ont à faire face à une nature hostile… Et des romans d’anticipation, d’avenir imaginé plus ou moins proche, qui s’inquiètent des terres dégradées, remettant en cause la vie sur terre…
La planète oubliée
Une planète stérile, sans aucune trace de vie… Des vaisseaux humains qui, au fil des millénaires, la répertorient, l’ensemencent avec des micro-organismes unicellulaires, puis un peu plus complexes (champignons, levures…), puis des insectes. Un dernier vaisseau apporte poissons et plantes. Mais l’ultime apport prévu (oiseaux, mammifères) n’aura pas lieu, car la fiche de la planète est purement et simplement perdue! Un jour, les survivants du naufrage d’un paquebot spatial (l’Icare) s’y posent.
Après quarante générations, les êtres humains sur l’astre oublié survivent, sans feu ni métaux, au milieu du grouillement des insectes et des champignons géants, devenus des sauvages. Jusqu’au jour où, face à la mort, un adolescent ne recule pas, invente une arme et revient, paré des ailes du phalène vaincu.
Roman, Murray Leinster, La planète oubliée, J’ai lu SF N°1184, 191 p., 1981 (EO 1954)
Un guide pratique pour mieux comprendre le monde des insectes et apprendre à vivre en harmonie avec eux… Ce livre est une source d’inspiration pour tous ceux qui cherchent à préserver la nature et à vivre en harmonie avec elle. Il s’adresse aux amateurs de jardinage, aux écolos convaincus comme aux débutants en quête de solutions simples et respectueuses de l’environnement pour cohabiter avec les petites bêtes qui partagent notre quotidien. Guide, Blaise Leclerc, 224 p., 2023.
Bonne lecture,
Tout le mois d’août, je laisserai le clavier à David, amapien, grand lecteur-annoteur, inconditionnel de Amap-à-Lire. Il proposera chaque samedi des livres de science-fiction évoquant d’autres planètes où des humains, colons ou naufragés, ont à faire face à une nature hostile… Et des romans d’anticipation, d’avenir imaginé plus ou moins proche, qui s’inquiètent des terres dégradées, remettant en cause la vie sur terre…
Épi, Épicerie associative, Supermarché coopératif, Coopérative alimentaire autogérée. Quel modèle choisir pour votre ville, votre village ? La crise de la grande distribution ainsi que les problématiques économiques, sociales et environnementales actuelles participent à transformer le paysage commercial français. Dans ce contexte, une myriade d’acteurs économiques émerge avec la volonté de proposer des modèles alternatifs aux circuits alimentaires conventionnels. Or tous ne portent pas les mêmes valeurs économiques et sociales. Le propos de ce livre est de faire le point sur les différents modèles et de mettre en lumière les avantages et les inconvénients de chacun d’eux. Inventaire raisonné, Jean-Claude Richard, 144 p., 2022.
L’autrice, en 1960, observe un chimpanzé en train de fabriquer un outil pour attraper des termites. Cette découverte ébranle la définition de « l’être humain » dans la communauté scientifique de l’époque qui attribuait alors ce comportement exclusivement à l’homme…. Voici le récit des longues années au Kenya passées en confiance et amitiés avec les chimpanzés, sans doute l’animal le plus proche de nous. Jane V. L.- Goodall, 380 p., 1970.
Le film développe le lien qui unit l’homme à la Terre. Conçu comme un carnet de voyages, il est constitué uniquement d’images aériennes et d’une voix off. Cette « terre vue du ciel » montre la pression que l’homme fait subir à l’environnement et les conséquences que cela entraîne sur le climat. L’auteur souhaite le présenter comme un message d’espoir, en rappelant qu’il reste dix ans pour agir. Les thèmes abordés sont tous en relations avec l’environnement : le manque d’eau, la déforestation, la fonte des glaces ou encore l’épuisement des ressources naturelles. À voir pour les images magnifiques plus que pour les solutions. Documentaire, Yann Arthus-Bertrand, 1h33 mn, 2009.