« Semences hors-la-loi » est arrivé dans Amap-à-lire

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Semences hors-la-loi de Blanche Magarinos-Rey

Plus de 90% des variétés utilisées traditionnellement par les paysans ont déjà disparu de nos assiettes et de nos champs. Stockées dans des banques de gènes réfrigérées à l’usage de l’industrie semencière, les variétés traditionnelles, jugées insuffisamment uniformes, sont rendues illégales et ont laissé la place aux variétés modernes protégées par des droits de propriété intellectuelle. L’arsenal législatif est complexe. L’auteure est avocate au barreau de Paris et a défendu Kokopelli devant les juridictions françaises et la Cour de justice de l’Union européenne. Elle suit de près l’évolution de la législation européenne sur le commerce des semences. Essai, Blanche Magarinos-Rey, 156 p.

Bonne lecture,

Amap-à-lire : Rencontre autour d’un livre le 13 octobre 2016

Chers Amapiens,
il y a une rencontre à la librairie Equipages (61 rue de Bagnolet),
jeudi 13 octobre 2016 à 20h30, avec Marie Astier, auteur d’un livre bref et passionnant :
« Quel pain voulons-nous ? »

Je vous encourage tous à venir rencontrer cette journaliste, et à la lire aussi !
Son bouquin permet de comprendre le métier de boulanger, sa dépendance aux minotiers (meuniers), la réalité de la fabrication pain (facilitée par l’ajout de produits chimiques allergisants).
Sa lecture décuple le plaisir de manger le pain de Maxime, pain fait à la main, avec des farines anciennes et saines  !

Si vous avez 30 minutes, écoutez l’émission de France Culture, entretien avec un paysan qui élève des blés anciens (ceux que nous mangeons grâce à Maxime !) :
http://www.franceculture.fr/emissions/ne-parle-pas-la-bouche-pleine/le-collectionneur-de-ble

J’ai déjà informé Maxime de cette rencontre jeudi 12 octobre à la librairie, il sera présent. Et vous ? Moi, oui !

quel-pain-voulons-nous Quel pain voulons-nous de Marie Astier

Notre pain est quotidien, mais on sait peu de chose sur la façon dont il arrive sur nos tables. Marie Astier a donc mené l’enquête en remontant la filière de production d’un produit en danger de standardisation.

Côté boulangerie, les artisans restent majoritaires avec 58 % du marché, mais ils sont concurrencés par les supermarchés et les chaînes qui s’installent dans le périurbain. Les boulangers sont de moins en moins maîtres de leur pain et de plus en plus dépendants des meuniers, qui définissent contenu et qualité des farines. Ceux-ci ont tout intérêt à faire vivre les petits boulangers, qui paient la farine plus cher. Mais une partie de ces derniers tendent à devenir des « franchisés déguisés » de meuniers qui leur fournissent des produits de base standardisés, des mélanges prêts à l’emploi, etc. Et des « améliorants » ont été introduits moins pour améliorer la qualité du pain que la vie des boulangers, qui peuvent travailler plus vite. Il s’agit d’enzymes, d’OGM qui se répandent à grande vitesse et développent chez les boulangers des allergies… à la farine ! Et entre les blés modernes qui contiennent plus de gluten (qui permet de retenir les gaz qui font monter le pain) et les boulangers qui ont tendance à en ajouter, on pourrait peut-être avoir là l’une des explications de la croissance des hypersensibilités au gluten.

Enfin, l’industrie des meuniers se concentre de plus en plus. Elle cherche à contrôler l’ensemble de la filière jusqu’au pain, le produit où la marge est la plus forte. Leur intérêt est d’écraser le blé dans des grandes usines, fournissant la farine à de gros clients vendant le pain dans des gros réseaux. S’il n’y a pas de pain idéal, la diversité est importante. Il faut la préserver.

Quel pain voulons-nous ?, par Marie Astier
Le Seuil, 2016, 127 p., 12 euros.

 

Bonne découverte,
Sophie / Collectif Amap Réunion-Père Lachaise

« Les Racines du Ciel » est arrivé dans Amap-à-lire

                                          

les-racines-du-ciel Les Racines du Ciel de Romain Gary

« La viande ! C’était l’aspiration les plus ancienne, la plus réelle, et la plus universelle de l’humanité. Il pensa à Morel et à ses éléphants et sourit amèrement. Pour l’homme blanc, l’éléphant avait été pendant longtemps de l’ivoire et pour l’homme noir, il était uniquement de la viande, la plus abondante quantité de viande qu’un coup heureux de sagaie empoisonnée pût lui procurer. L’idée de « beauté » de l’éléphant, de la « noblesse » de l’éléphant, c’était une notion d’homme rassasié… Le premier roman écologique, 1956, Romain Gary, 500 p.

Bonne lecture,

« Zéro fossile » est arrivé dans Amap-à-lire

                                          

Zéro fossile Zéro fossile de Nicolas Haeringer

Désinvestir du charbon, du gaz et du pétrole pour sauver le climat. Mouvement pour le désinvestissement, lancé en 2012 pour maintenir le réchauffement climatique sous la barre des 2°C. Il s’agit de sensibiliser, voire  contraindre, les investisseurs des secteurs énergétiques. Essai, Nicolas Haeringer chargé de campagne pour 350 org. en France,  110 p.

 

Bonne lecture,

« Le restaurant de l’amour retrouvé » est arrivé dans Amap-à-lire

                          Le restaurant de l’amour retrouvé de Ogawa Itao

le-restaurant-de-lamour-retrouveUne jeune femme perd la voix à la suite d’un chagrin d’amour. Elle revient chez sa mère et se découvrira un don insoupçonné dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant des plats médités comme une prière. Rinco cueille les grenades dans les arbres, visite un champ de navets et prépare des plats qui se dégustent dans la lenteur. Roman, Ogawa Ito, traduit du japonais, 252 p.

 

 

Bonne lecture,

« Avec les Fralib… » est arrivé dans Amap-à-lire

Avec les Fralib Avec les Fralib, de la résistance à l’alternative

La lutte des Fralib à Gémenos montre des ouvriers défiant le géant Unilever et la création d’une société coopérative ouvrière de production la Scop T.I. S’inscrivant dans une démarche de circuits courts, ils font appel à des producteurs locaux pour les ingrédients nécessaires à la production des infusions. La lutte est devenue emblématique. Essai, Collectif, 100 p.

Bonne lecture,

« Le climat est notre affaire » est arrivé dans Amap-à-lire

Le climat est notre affaireLe climat est notre affaire du collectif Attac

Les bouleversements climatiques ont un sens politique et éthique considérable. Nos sociétés ont cru pouvoir s’affranchir des limites naturelles et le capitalisme ne sait prospérer qu’en soumettant la nature et les humains aux exigences du profit et de la croissance. Ce livre propose que les citoyens puissent démocratiquement se réapproprier l’avenir de notre monde. Essai, Attac, 118 p.

Bonne lecture,

« Le syndrome de la grenouille » est arrivé dans Amap-à-lire

Le syndrome de la grenouilleLe syndrome de la grenouille de Ivar Ekeland

L’économie et le climat. Dans le domaine de l’environnement, le délai entre l’action et l’impact de cette action est au minimum de cinquante ans. Seul un point de vue éthique et anthropologique peut venir à bout de l’enjeu du changement climatique et de ses contradictions. Essai, Ivar Ekeland, 120 p.

 

 

Bonne lecture,

« L’allée des baleines » est arrivé dans Amap-à-lire

L'allée des baleinesL’allée des baleines de Jean Malaurie

Dans le détroit de Béring, Jean Malaurie, anthropogéographe, nous entraîne voir l’Allée des baleines. Un site exceptionnel, découvert en 1976, où sont disposés mâchoires, os et crânes de baleines franches (les grandes baleines). Il tente de déchiffrer ces ivoires gravés, d’en percer le mystère et questionne les peuples premiers, pas à pas avec les Inuit. Essai, Jean Malaurie, 200 p.

 

Bonne lecture,