Une résistance à l’industrialisation de l’élevage sous forme de revue dessinée. Des témoignages et des échanges qui mettent en lumière la profonde remise en question du geste de l’élevage. Les acteurs plaident pour sa préservation comme un reflet de notre humanité. Essai, Collectif, Illustrations à l’aquarelle Guillaume Trouillard, 144 p, 2017 — Paysan
Dans Télérama cette semaine, en écologie, il y a un peu de vie sauvage et de douceur…
La beauté du monde
mardi 15 décembre sur Ushuaïa TV à 20h45, Vincent Munier, éternel émerveillé. En photographie animalière, c’est lui le « patron ». C’est l’un des rares à savoir tisser un lien entre l’homme et la vie sauvage, à transformer la merveille en émerveillement. Mais montrer la beauté du monde ne lui suffit plus. C’est un choc, une sorte de révolution culturelle que nous devons désormais opérer si nous voulons préserver – pour ne pas dire sauver – le monde que nous laisserons à nos enfants. Egalement dans Amap-à-lire : https://amap-rpl.org/2020/01/25/dans-le-circullivres-de-philippe-auguste-96/
Un autre monde est possible, il est indispensable, il est à notre portée. Le capitalisme, après un règne de deux cents ans, s’est métamorphosé en entrant dans une phase mortifère: il génère tout à la fois une crise économique majeure et une crise écologique d’ampleur historique. Pour sauver la planète, il faut sortir du capitalisme, en reconstruisant une société où l’économie n’est pas reine mais outil, où la coopération l’emporte sur la compétition, où le bien commun prévaut. Essai, Hervé Kempf, 160 p, 2009 — Ecologie
S’il n’y en avait qu’un ! Jean Macquart, le héros, l’un des rares membres de la branche Macquart indemne de toute tare, après avoir participé aux campagnes militaires du Second Empire, reprend son métier de menuisier puis s’embauche comme ouvrier agricole à Rognes, dans la plaine de la Beauce. L’histoire, particulièrement atroce, se déroule au sein de la famille Fouan. Le vieux Louis Fouan décide à l’âge de 70 ans de partager ses biens entre ses trois enfants, à charge pour eux de l’héberger, de le nourrir et de lui donner deux cents francs de rente chacun. Ils s’acquitteront particulièrement mal de leur tâche. Le monde paysan de la fin du XIXe siècle est peint avec une férocité qui a horriblement choqué les lecteurs de l’époque et provoqué de violentes controverses : âpre au gain, dévoré d’une passion pour la terre qui va jusqu’au crime. Mais, du fond de la noirceur jaillit aussi l’amour, la joie de la nature, une part d’incertitude et, surtout, la poésie, la grande. Roman, Emile Zola, 480 p, 1887
L’histoire de la première Amap (presque imaginaire)
La ville Edmond Baudouin
Une fabuleuse tribu de locavores franciliens, que la ville affamée, la France en danger, l’humanité en péril, les abeilles sauvages, le sacrifice des paysans, 100 jours sans supermarché, avaient rempli de doutes et d’effroi, prirent avec le cœur blanc les chemins noirs.
Einstein avait raison. L’égologie dans un pays de Cocagne perturbe le réseau secret de la nature, impose zéro fossile et remet Jean-Jacques Rousseau dans son assiette. « Nous voulons des coquelicots, un sol vivant, une gourmandise, penser la terre, les gouttes de Dieu », disaient-ils et de chanter « Il était une bergère » en provoquant : « c’était mieux avant ! » Et aussi « aménager les paysages de l’après-pétrole, devenir agriculteur, un été prodigue, une radieuse aurore, la part du colibri, le vélo, le mur, le citoyen. » Ils criaient presque. « Et encore, des jardins en partage, des alternatives économiques, vivre avec la terre, faire connaissance avec les légumes, tout savoir sur l’eau du robinet. Que l’agronome de la faim n’ait pas l’air d’une courge. Que l’animal en République ne soit pas la vache qui pleure. Qu’on puisse encore dire « Courgettes, je vous aime » et savoir qui descendra les poubelles. Et ne jamais oublier que si notre pain est politique, la citrouille est une lune naufragée. » Cette fois, ils s’époumonaient.
Parce qu’à la rencontre d’une planète qui change, on trouve l’invention de la nature, l’allée des baleines, le lièvre de Vatanen, le gang de la clé à mollette (bien sûr), les racines du ciel, un désert solitaire, il firent mieux que de rêver.Avec la constance du jardinier et du souffle dans les mots, ils partirent désobéïr aux grands projets inutiles, s’engager dans une Amap, consommer bio et local.
Et si au milieu coule une rivière et l’arbre-monde, les fruits de ma colère font de bien bonnes histoires de bouches.
Tous les titres qui ont aidé à retrouver l’Amap et ses origines sont dans Amap-à-lire. Il y en a 58 et la solution est pour bientôt…
Soixante idées de cosmétiques bio à fabriquer soi-même à offrir ou à s’offrir. Livre très agréable, avec beaucoup de bonnes idées. Attention au tournemain quand même ; pour certaines des recettes, ça peut faire pschittt ! Guide, Marie Bousquet, Christie Vanbremeersch, 160 p, 2008
À travers quatre histoires de bêtes et d’humains, cette série sur France Culture explore quelques aspects de notre vie commune.
Épisode 1 : Travailler avec les animaux De la campagne au campus et retour. Dans un paysage d’hiver, des animaux et des humains au travail : près de Lourmarin dans le Lubéron, Guillaume s’occupe de ses bêtes et de ses arbres fruitiers ; dans les Alpes-de-Haute-Provence, Pauline et Aubin élèvent des chèvres et des brebis à flanc de montagne dans leur ferme en bois au milieu des arbres. L’un comme les autres ont fait le choix d’avoir de petites exploitations et vivent de peu. Ils racontent leur quotidien, les cycles du sol, des plantes, la cohabitation des mondes domestique et sauvage, du vivant humain et non-humain. 54 min
Dans Télérama cette semaine, en écologie il y a de quoi faire…
Faites veiller les enfants
samedi 21 novembre sur France 4 à 21h05, Tante Hilda. Un dessin animé écolo ! Tante Hilda, amoureuse de la nature, conserve dans son musée végétal des milliers de plantes du monde entier. Beaucoup sont en voie de disparition. Parallèlement, une nouvelle céréale, Attilem, mise au point par des industriels, se cultive avec si peu d’eau, sans engrais, et produit des rendements si prodigieux, qu’elle apparaît comme la solution miracle pour enrayer la faim dans le monde et prendre le relais du pétrole dont les réserves s’épuisent. Mais la catastrophe n’est pas loin…
On se confine, mais on peut encore lire et profiter d’Amap-à-lire encore ouvert avant de retourner se réchauffer dans les bibliothèques ou de pouvoir glaner à sa guise chez le libraire…
David N. (à Philippe-Auguste) a établi à partir des articles publiés chaque semaine sur le blog le fichier d’Amap-à-lire. Dans ce fichier se déroule le catalogue de l’ensemble des livres prêtés ou donnés par des Amapiens et mis à notre disposition. Ils sont classés par rubrique : alimentation, animal, environnement ou cuisine… avec un lien vers le billet paru sur le blog. Lancez-vous à la recherche d’un mot : « panier », « semence », « abeille », un titre peut surgir et vous donner des idées d’emprunt et de lecture…
Alors que les dangers des perturbateurs endocriniens, notamment le bisphénol A, contenus dans les pesticides et les plastiques ont été démontrés scientifiquement, les cantines scolaires continuent d’employer intensivement des contenants jetables en plastique. Des parents d’élèves exposent les risques encourus par les enfants et proposent des mesures concrètes pour préserver la santé des élèves. Plaidoyer, L’association Cantine sans plastique, 188 p, 2018