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Le quotidien de quatre exploitations agricoles du Pays d’Aubagne qui ont choisi les circuits courts de distribution. Il vise à montrer l’envers du décor du développement des circuits courts depuis dix ans en France : comment cela se traduit concrètement dans la vie de l’exploitation agricole, ce que cela change dans ses pratiques, son mode de vie, son économie et au final, comment ce choix du circuit court redéfinit le rôle de paysan au XXIe siècle. Ce livre, illustré de photos, prend la forme d’une narration rythmée par les quatre saisons. Il entrelace la vie quotidienne d’un maraîcher, d’un arboriculteur, d’un chevrier et d’un apiculteur. Essai, Stéphane Sarpaux et Nathalie Crubézy, 140 p., 2012. Consommation
Une histoire de la contestation agricole en France depuis soixante ans.« J’ai choisi la vie d’éleveur de brebis et de maraîcher. Avant tout, je voulais fuir le néant et l’humiliation du salariat. Devant l’horizon saturé de la société industrielle, j’aurais pu me satisfaire d’une discrète fréquentation du vivant : un petit jardin, une petite basse-cour, deux ou trois brebis, quelques fruitiers… (…) Mais j’ai eu ce pressentiment tenace : qu’à ces petites fréquentations de la nature quelque chose manque, ou plutôt, que d’une fréquentation, on peut toujours s’absenter ; et que cela, confusément, je n’en voulais pas. Au contraire, je cherchais à être pris. » Essai, Yannick Ogor, 216 p., 2017. Paysan
Saviez-vous que le premier éloge du ver de terre a été publié en 1881 par Charles Darwin dont il clôture l’œuvre ? Pendant 45 ans, il l’a étudié sous toutes ses coutures. Saviez-vous que certains montent aux arbres, que d’autres butinent, qu’ils influencent la croissance des plantes et les rendements agricoles ? Ici, l’auteur complète son Eloge du ver de terre par une suite plus pédagogique et scientifique. Ce livre inclut l’essentiel du dernier ouvrage de Darwin et s’adresse autant aux consommateur soucieux de leur alimentation qu’à ceux qui la produisent : maraîchers, agriculteurs, jardiniers et tous les paysans de demain. Grand merci à Jardin vivant, blog sympathique et lombricentré, www.lejardinvivant.fr, pour sa participation à Amap-à-lire. Essai, Christophe Gatineau et Sylvie Corré 288 p, 2020 — Animal
Quand les insectes ont le bourdon! après l’éloge du ver de terre, voici celui de l’abeille. L’auteur y parle de ses mœurs, de son intelligence (elle est capable de compter, débattre et se concerter) mais aussi des dangers qui la menacent et qui par rebond, nous menacent tous. Son premier fléau, le glyphosate décime les colonies de butineuses : « il diminue leur rythme cardiaque, l’oxygénation du cerveau et ça les désoriente. Elles ne retrouvent pas l’entrée de la ruche. Et sur des abeilles dites « sauvages », comme le bourdon, où c’est la femelle dominante qui nourrit l’essaim, si elle ne retrouve pas son essaim, il meurt. » L’auteur milite pour un statut juridique de l’abeille. Au-delà des abeilles, l’ensemble des pollinisateurs est aujourd’hui menacé par les pesticides. Essai, Christophe Gatineau, 248 p, 2019 — Animal
Bienvenue dans l’univers fascinant du ver de terre. Un univers au bord de l’anéantissement biologique. Première biomasse animale terrestre, elle est l’un des premiers marqueurs de la biodiversité et de la bonne santé des sols, et sa raréfaction signe leur santé précaire, car un sol en mauvaise santé est à l’image d’un puits à sec ou d’un sein tari, il n’est plus nourricier. Étant donné que 95 % de notre alimentation dépend des sols, et que les sols disparaissent avec les vers de terre sous les effets de l’érosion, elle-même amplifiée par leur absence, nul besoin d’un dessin pour saisir que nous leur préparons un destin funeste. Et à nous, donc. (Merci à Sophie pour le conseil bibliographique et gros bisous.) Essai, Christophe Gatineau, 208 p, 2018 — Animal
L’histoire de la première Amap (presque imaginaire)
La ville Edmond Baudouin
Une fabuleuse tribu de locavores franciliens, que la ville affamée, la France en danger, l’humanité en péril, les abeilles sauvages, le sacrifice des paysans, 100 jours sans supermarché, avaient rempli de doutes et d’effroi, prirent avec le cœur blanc les chemins noirs. Einstein avait raison. L’égologie dans un pays de Cocagne perturbe le réseau secret de la nature, impose zéro fossile et remet Jean-Jacques Rousseau dans son assiette. « Nous voulons des coquelicots, un sol vivant, une gourmandise, penser la terre, les gouttes de Dieu », disaient-ils et de chanter « Il était une bergère » en provoquant : « c’était mieux avant ! » Et aussi « aménager les paysages de l’après-pétrole, devenir agriculteur, un été prodigue, une radieuse aurore, la part du colibri, le vélo, le mur, le citoyen. » Ils criaient presque. « Et encore, des jardins en partage, des alternatives économiques, vivre avec la terre, faire connaissance avec les légumes, tout savoir sur l’eau du robinet. Que l’agronome de la faim n’ait pas l’air d’une courge. Que l’animal en République ne soit pas la vache qui pleure. Qu’on puisse encore dire « Courgettes, je vous aime » et savoir qui descendra les poubelles. Et ne jamais oublier que si notre pain est politique, la citrouille est une lune naufragée. » Cette fois, ils s’époumonaient. Parce qu’à la rencontre d’une planète qui change, on trouve l’invention de la nature, l’allée des baleines, le lièvre de Vatanen, le gang de la clé à mollette (bien sûr), les racines du ciel, un désert solitaire, il firent mieux que de rêver.Avec la constance du jardinier et du souffle dans les mots, ils partirent désobéir aux grands projets inutiles, s’engager dans une Amap, consommer bio et local. Et si au milieu coule une rivière et l’arbre-monde, les fruits de ma colère font de bien bonnes histoires de bouches.
Une résistance à l’industrialisation de l’élevage sous forme de revue dessinée. Des témoignages et des échanges qui mettent en lumière la profonde remise en question du geste de l’élevage. Les acteurs plaident pour sa préservation comme un reflet de notre humanité. Essai, Collectif, Illustrations à l’aquarelle Guillaume Trouillard, 144 p, 2017 — Paysan
Un autre monde est possible, il est indispensable, il est à notre portée. Le capitalisme, après un règne de deux cents ans, s’est métamorphosé en entrant dans une phase mortifère: il génère tout à la fois une crise économique majeure et une crise écologique d’ampleur historique. Pour sauver la planète, il faut sortir du capitalisme, en reconstruisant une société où l’économie n’est pas reine mais outil, où la coopération l’emporte sur la compétition, où le bien commun prévaut. Essai, Hervé Kempf, 160 p, 2009 — Ecologie
S’il n’y en avait qu’un ! Jean Macquart, le héros, l’un des rares membres de la branche Macquart indemne de toute tare, après avoir participé aux campagnes militaires du Second Empire, reprend son métier de menuisier puis s’embauche comme ouvrier agricole à Rognes, dans la plaine de la Beauce. L’histoire, particulièrement atroce, se déroule au sein de la famille Fouan. Le vieux Louis Fouan décide à l’âge de 70 ans de partager ses biens entre ses trois enfants, à charge pour eux de l’héberger, de le nourrir et de lui donner deux cents francs de rente chacun. Ils s’acquitteront particulièrement mal de leur tâche. Le monde paysan de la fin du XIXe siècle est peint avec une férocité qui a horriblement choqué les lecteurs de l’époque et provoqué de violentes controverses : âpre au gain, dévoré d’une passion pour la terre qui va jusqu’au crime. Mais, du fond de la noirceur jaillit aussi l’amour, la joie de la nature, une part d’incertitude et, surtout, la poésie, la grande. Roman, Emile Zola, 480 p, 1887
L’histoire de la première Amap (presque imaginaire)
La ville Edmond Baudouin
Une fabuleuse tribu de locavores franciliens, que la ville affamée, la France en danger, l’humanité en péril, les abeilles sauvages, le sacrifice des paysans, 100 jours sans supermarché, avaient rempli de doutes et d’effroi, prirent avec le cœur blanc les chemins noirs.
Einstein avait raison. L’égologie dans un pays de Cocagne perturbe le réseau secret de la nature, impose zéro fossile et remet Jean-Jacques Rousseau dans son assiette. « Nous voulons des coquelicots, un sol vivant, une gourmandise, penser la terre, les gouttes de Dieu », disaient-ils et de chanter « Il était une bergère » en provoquant : « c’était mieux avant ! » Et aussi « aménager les paysages de l’après-pétrole, devenir agriculteur, un été prodigue, une radieuse aurore, la part du colibri, le vélo, le mur, le citoyen. » Ils criaient presque. « Et encore, des jardins en partage, des alternatives économiques, vivre avec la terre, faire connaissance avec les légumes, tout savoir sur l’eau du robinet. Que l’agronome de la faim n’ait pas l’air d’une courge. Que l’animal en République ne soit pas la vache qui pleure. Qu’on puisse encore dire « Courgettes, je vous aime » et savoir qui descendra les poubelles. Et ne jamais oublier que si notre pain est politique, la citrouille est une lune naufragée. » Cette fois, ils s’époumonaient.
Parce qu’à la rencontre d’une planète qui change, on trouve l’invention de la nature, l’allée des baleines, le lièvre de Vatanen, le gang de la clé à mollette (bien sûr), les racines du ciel, un désert solitaire, il firent mieux que de rêver.Avec la constance du jardinier et du souffle dans les mots, ils partirent désobéïr aux grands projets inutiles, s’engager dans une Amap, consommer bio et local.
Et si au milieu coule une rivière et l’arbre-monde, les fruits de ma colère font de bien bonnes histoires de bouches.
Tous les titres qui ont aidé à retrouver l’Amap et ses origines sont dans Amap-à-lire. Il y en a 58 et la solution est pour bientôt…