Les étapes de production de l’oignon

PLANTATION — Mars

L’oignon jaune, rose, blanc ou violet fait partie des premières plantations de plein champ que les maraîchers, en Ile-de-France, vont pouvoir faire avec l’arrivée du printemps, courant mars.

Une grande partie des maraîchers achète ses bulbilles d’oignon. La qualité reste la même, on observe juste une moins bonne conservation qu’en partant de la semence. En contrepartie, la culture démarre plus vite et avec plus de régularité, car il faut tout de même six ou sept mois pour faire pousser un oignon !

D’abord s’assurer que sol est prêt à recevoir les bulbilles d’oignon, il doit être bien drainé, car l’oignon ne supporte pas bien l’humidité et la stagnation de l’eau. Ils peuvent être plantés sur bâche pour éviter que d’autres plantes ne poussent et ne fassent concurrence aux oignons à raison de 2/3 bulbilles par trou à 2/3 cm de profondeur ou sur un lit de compost si on dispose d’un peu plus de temps pour préparer une planche.

DEVELOPPEMENT— D’avril à juillet

La plante émerge, entre 10 et 20 jours après la plantation, la durée varie en fonction des conditions climatiques. Puis les feuilles grandissent et accumulent des réserves dans le bulbe, c’est la partie de la plante que nous mangerons.

Tout au long de sa croissance, il faudra désherber pour éviter la concurrence des autres plantes même si les bâches sont d’une grande aide. L’eau est aussi un ingrédient indispensable au grossissement des bulbes. Le système de goutte à goutte permet de maîtriser l’apport en eau car un surcroit d’humidité favorise l’apparition de maladie comme le mildiou ainsi que la pourriture du collet. A contrario, s’il n’y pas assez d’arrosage, les bulbes resteront petits.  

L’année dernière, il a beaucoup plu et la rouille est apparue sur les feuilles sous forme de petites taches orangées ou brun-rouille, souvent en lignes. Il est difficile de lutter, les feuilles atteintes sèchent et bloquent la croissance.

RECOLTE — De juillet à août

L’été, on observe le jaunissement des feuilles signe de maturité de l’oignon. On peut ainsi commencer l’arrachage. S’il fait sec, les oignons peuvent sécher pendant plusieurs jours aux champs. L’année dernière, comme il a beaucoup plu, la récolte a été moins bonne et de moins belle qualité (petite taille). Il a fallu les faire sécher à l’abri dans un endroit sec et ventilé, et il a été difficile de les conserver longtemps.

Une fois séchés, les oignons sont stockés toute l’année, en prenant soin de ne pas trop les serrer, dans des cagettes bien aérées, à basse température, car les oignons peuvent encore s’abîmer (botrytis, pourriture grise).

DEGUSTATION — De juillet à octobre

L’oignon parfume toute sorte de plats … Il est aussi l’ingrédient principal de la soupe à l’oignon ou de la pissaladière !


Un pain au froment, mélange de variétés

Maxime nous présente souvent son pain comme un mélange de variétés de froment. Ce soir, le mélange de blés anciens vient de l’Aube, à Villehardouin, près de Troyes. Ces variétés de blé barbu ou non, blanc ou rouge, anciens ou moins, ont de jolis noms :

Le Blanc de Saône : blé blanc, de très haute qualité ;

Florence Aurore, variété recherchée pour sa panification ;

La variété Alauda, venue d’Allemagne, est issue de sélection participative récente. Dans des mélanges de blés anciens et modernes resemés, un épi a été sélectionné, puis multiplié, et s’est avéré très intéressant : bel épi, paille solide, bonne productivité ;

Le Barbu du Macônnais : chaque grain arbore une barbe ou arête plus ou moins longue. D’autres céréales (orge, seigle, épeautre, engrain, etc.,) présentent cette caractéristique qui constitue une protection contre les prédateurs.

Le blé Chiddam, du nom d’un village du comté de Sussex, en Angleterre. Paille blanche, droite, ferme, peu élevée, assez fine. … Grain blanc, arrondi, court, très plein. Il serait difficile de dire à combien de variétés de blés s’est appliqué le nom de Chiddam (ou mieux Chidham).

Bonne dégustation,

Plantations confinées – avril 2020 – balcons & terrasses des amapiens

La demande de l’AMAP RPL à notre maraîcher, de proposer aux amapiens les plants qu’il ne pouvait écouler auprès de sa clientèle habituelle de professionnels, a rencontré un succès inattendu. Certes, cela a été compliqué à gérer, mais beaucoup d’amapiens ont commandé des plants pour leurs balcons, terrasses ou autres.

Galerie en avril-mai 2020 (les titres sont au-dessus des photos, merci à la douzaine de photographes)!

Rue des Boulets: ciboulette, tomate, estragon

Jardiniere_pieds_de_tomates-20200519 Avenue Philippe Auguste, des plants qui ont bien poussé (estragon et tomates)Estragon-20200519

 

 

 

 

 

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Des mouches dans le chou !

Les aleurodes
Brigitte, en lavant le chou Milan du panier de mercredi dernier a constaté qu’il était attaqué par des mouches blanches — les aleurodes. Ces insectes minuscules se développent en fin d’été ou en automne quand il est doux et plus spécialement dans les serres…  Ces insectes, piqueurs-suceurs, affaiblissent la plante en prélevant leur sève. Ils n’aiment ni le froid ni l’humidité. Et nos maraîchers font très attention à n’abuser ni des traitements ni de l’arrosage. En cuisine,  on vient à bout du problème en lavant la plante à l’eau vinaigrée.

 

 

Le Radis de Gournay

Cousin du radis noir, le radis violet de Gournay ou – violet de Gournay – est une spécialité de nos producteurs dont l’exploitation est toute proche de Gournay – en – Bray. Les LEGER produisent eux-même cette graine rare depuis une cinquantaine d’années. A maturité, les radis produisent des petites gousses qui contiennent des graines en forme de larmes.

Le radis est cultivé depuis l’antiquité, on l’a retrouvé dans des hiéroglyphes égyptiens du temple de Karnak, mais aussi représenté entre les mains du dieu Ganesh. Il est surtout connu pour faciliter la digestion et ouvrir l’appétit, mais il lutte aussi contre le vieillissement et les flatulences, et favorise l’immunité naturelle. On l’associe avec l’artichaut pour se désintoxiquer après des excès alimentaires. Introduit en France et en Europe au 16ème siècle, le Raphanus Sativus, riche en soufre, a une chair blanche et douce. Le radis de Gournay est souvent plus piquant que le radis noir.

Mangé cru, avec du pain et du sel la plupart du temps en occident, on préfère souvent le cuire en orient, sa chair ressemblant alors à celle du navet. On peut aussi le mariner avec du miel et du vinaigre, ou le rapper cru pour le servir avec du poisson (sushi – sashimi).