« Le poids du papillon » est arrivé dans Amap-à-Lire

Le poids du papillon

Ce très court roman met face à face deux êtres formidables. L’un est un vieux chasseur qui a couru les bois et les montagnes pendant des années.
L’autre est un chamois magnifique, de taille exceptionnelle, qui mène sa harde en roi majestueux, mâle procréateur que toute sa descendance respecte sans jamais oser remettre en question sa suprématie. Il est le fils d’une femelle que le chasseur a abattue alors qu’il n’était encore qu’un jeune éterlou. Depuis, il a toujours veillé et protégé sa harde, il n’a jamais été inquiété par des prétendants à la succession, il a toujours échappé au chasseur redoutable.
L’un comme l’autre pourtant, le chasseur comme le chamois, savent que l’âge les gagne, que le bout du chemin n’est plus si loin, que l’affrontement est inévitable, que leurs règnes respectifs touchent à leurs fins. Roman, Erri De Luca, 80 p., 2009.

Bonne lecture !

Un pain mélange de farines paysannes

Ce soir, le pain du Bricheton est pétri avec un mélange de farines paysannes.

Les blés de population, ou blé paysans, sont des mélanges de différentes variétés anciennes semées dans le même champ pour encourager la biodiversité. C’est un choix à rebours de la course au rendement qu’on connaît depuis le XXe siècle avec la sélection de variétés retenues exclusivement pour répondre aux besoins de la filière boulangère : une demande de blés très productifs et des farines pouvant être pétries facilement et de manière très uniforme par des machines. On n’a progressivement planté et en très grande quantité que quelques variétés de blé, en compensant la perte de biodiversité par l’introduction de produits phytosanitaires. Sols et équilibres naturels se sont considérablement appauvris.

Les variétés regroupées dans le mélange de blés de pays : farine de J.-F. Berthelot, Mercier et blé autrichien.

Bonne dégustation,

« Le secret de maître Cornille » est arrivé dans Amap-à-Lire

Le secret de maître Cornille

Le moulin de maître Cornille est le seul encore en activité depuis qu’une minoterie à vapeur s’est installée. Depuis longtemps, plus personne ne lui apporte de blé, or les ailes du moulin continuent de tourner. « Tout cela sent le mystère. » Nouvelle extraite des Lettres de mon moulin, Alphonse Daudet, 12 p., 1866.

Bonne lecture !

« Humus » est arrivé dans Amap-à-Lire

Humus

Deux amis étudiants en agronomie, d’esprit critique, angoissés par la crise écologique, décident de changer le monde en s’intéressant aux lombrics. L’un va revitaliser le sol de la ferme familiale en y réintroduisant les vers de terre, l’autre se lance dans un sytème de vermicompostage à l’échelle industrielle. Le roman promet une terre qui sent enfin bon, un sol vivant. Chercheurs, agriculteurs, économistes font plutôt bien de laisser une part de ce sujet bien documenté aujourd’hui aux artistes et romanciers. Le sujet est grave, les enjeux essentiels et il est rare que le sujet soit ainsi pris de front dans un roman. La leçon de Humus est hélas prévisible : lutter contre les pesticides est un vœu pieux ; la machine industrielle et financière est infernale et broie les destins. Les personnages, presqu’exclusivement au service de la cause, sont inconsistants. L’auteur, de pensée libérale, semble s’amuser avec son sujet — Ah ! l’introduction de Thomas Pesquet dans les milieux lombricoles ! — il règle des comptes, sous forme d’une satire impitoyable, avec les gauchistes, l’administration absurde, le libertinage amoureux et les dérives outrancières du capitalisme. Il montre aussi une certaine désinvolture avec la science : heu… la reproduction des vers de terre ce n’est pas ça. Pas de quoi, tout de même, bouder son plaisir de lecteur. Merci à Sophie, ex-amapienne, hautement partageuse et grande égérie de l’immensément modeste Marcel Bouché, pédozoologue (sous les traits de Marcel Combe). Roman, Gaspard Kœnig, 380 p., 2023.

Bonne lecture !

TélérAmap, semaine du 3 au 9 février 2024

Avec Télérama, des sujets rebattus cette semaine mais qui valent le coup (le coût) !

Encore et encore…

dimanche 4 février sur M6 à 21h10. Capital : des solutions pour la planète. Le sujet est devenu passe-partout et c’est tant mieux : se nourrir, s’habiller, se déplacer, des solutions existent pour que notre mode de vie reste compatible avec l’environnement. Zoom sur les alternatives pour réduire l’impact de l’élevage, fabriquer sans pollution, s’habiller sans gâchis, et des formules innovantes pour se déplacer.

L’inflation, ça creuse… les écarts !

mardi 6 février sur France 2 à 21h10. France grand format. Alimentation : à qui profite la hausse des prix ?
Selon les derniers chiffres, le pouvoir d’achat des salariés a baissé de 3 %. En moyenne, chaque Français a perdu 70 € nets par mois. Une des plus fortes hausses concerne l’alimentation : + 22 % depuis juillet 2021. Comment les Français font-ils face à cette envolée des prix ? Pourquoi les prix de l’alimentation sont-ils montés en flèche ? A qui profite la hausse des prix ? Enquête sur ce phénomène d’actualité.

Bonne semaine de TV et… d’ailleurs,

« Le chant du monde » est arrivé dans Amap-à-Lire

Le chant du monde

À l’automne, Matelot, vieux bûcheron père du « besson » (jumeau dont le frère est mort), et Antonio le pêcheur remontent de chaque côté du fleuve à la recherche du besson qui a disparu ; ils apprennent le nœud de l’histoire : le besson pendant l’été a enlevé Gina, la fille de Maudru, maître du haut pays et des troupeaux de taureaux. Cet enlèvement enclenche une guerre : poursuivi par les chiens et les hommes de Maudru, le besson tue le neveu à qui Gina était promise… Lyrique, les personnages évoluent en fusion avec la nature, et épique, le roman se présente comme une « guerre de Troie ». La fraternité des hommes aura à l’emporter après les violences et les combats. L’auteur souhaitait écrire un roman dans lequel on entendrait chanter le monde et percevrait le halètement des beaux habitants de l’univers. Le roman accède au mythe. Roman, Jean Giono, 280 p., 1934.

Bonne lecture !

TélérAmap, semaine du 27 janvier au 2 février 2024

Avec Télérama, en ce début d’année, l’écologie nous empoigne :

Éteindre les feux, ce n’est pas tout

samedi 27 janvier sur Arte à 18h35. Québec : après les feux. Le Canada a connu en 2023 sa pire saison de feux de forêts. 18 millions d’hectares touchés, 6400 incendies, 200 000 personnes évacuées. La sécheresse et les températures trop élevées sont en cause. Au Québec, l’industrie forestière fait vivre des dizaines de milliers de personnes, mais dans ce secteur, l’heure n’est pas encore au changement de stratégie. Il faut d’abord récolter le bois brûlé, le plus rapidement possible (avant les ravages causés par la prolifération des insectes). Ces territoires dévastés par le feu, sont souvent aussi des zones de chasses et de pêche de la Première Nation Crie (les Cris forment un des plus grands groupes de Premières Nations au Canada). Ces communautés autochtones voient leurs territoires rognés par les flammes et craignent la remise en cause de leur mode de vie. Et puis, de nombreux scientifiques expriment leur inquiétude quant à la régénération naturelle de ces forêts brûlées.

Folie nucléaire

jeudi 1er février sur Arte à 23h20. I’m so sorry. De Fukushima à Tchernobyl, le réalisateur, Zhao Liang, voyage en terres irradiée sous forme d’un essai filmique à la poésie dénudée. 
Des paysages désolés troublés par le grésillement d’un dosimètre, des maisons ensevelies sous la poussière, où subsistent les seuls portraits des habitants évacués, les corps malades d’enfants nés sur une terre où « il ne fallait pas s’aimer« … Présenté à Cannes en 2021, dans la sélection éphémère « Le cinéma pour le climat », ce documentaire interroge les dangers de l’énergie nucléaire – et, plus largement, la « soif de consommation » de l’homme et son goût du malheur – en recourant à la poésie des images, des silences et des mots. Les témoignages de victimes, ponctués de poignants extraits de La supplication de Svetlana Alexievitch (écrit à partir des récits de rescapés de Tchernobyl), se mêlent aux considérations d’une voix off personnifiée sous les traits d’une silhouette masquée, « âme repentie » errant sur les lieux des désastres passés et à venir. Un film-essai au propos et à l’esthétique saisissants. 

Bonne semaine de TV et d’ailleurs !

Assemblée générale – 3 février 2024

L’Assemblée Générale de l’AMAP Réunion-Père Lachaise a été fixée le :

samedi 3 février à 17h00
– accueil à partir de 16h30 –
au Centre socioculturel Etincelles, 78, rue des Haies – 75020 Paris

Bonjour à toutes et à tous,

En adhérant à l’AMAP, vous vous êtes engagés à participer à l’Assemblée Générale annuelle. Votre présence est attendue afin de nous faire part de vos souhaits et observations.
Chaque amapien, à jour de sa cotisation, peut voter.

Les adhérents ne pouvant être présents ont la possibilité de voter par correspondance ; leur bulletin de vote doit parvenir le 31 janvier 2024 au plus tard, soit par mail, soit par remise en main propre lors de la distribution. Ce bulletin est également disponible au moment des distributions.

L’ordre du jour de l’Assemblée Générale est le suivant :

– Rapport moral et d’activités 2023 (vote)
– Rapport financier 2023 (vote)
– Budget prévisionnel pour 2024
– Bilan producteurs avec Sébastien LEGER (légumes), Céline THOMAS (verger), Maxime BUSSY (pain) Yves de Fromentel (produits laitiers) et la ferme des 3 Parcelles (Simon, Valentin, Mathilde) depuis octobre 2023 –nouveau partenariat légumes.
– Démission et renouvellement des membres du collectif
– Questions diverses :
 * Proposition de souscription à la Foncière Terre de liens (valeur de l’action 105 euros)
* Fixation du montant de l’adhésion 2024 au réseau AMAP Ile de France

Après cette réunion, pour ceux qui peuvent rester, nous nous régalerons d’un buffet partagé avec les petits plats et boissons que chacun aura apportés.


À bientôt,

p/o le Collectif de l’Amap Réunion-Père Lachaise

Brigitte GERVAIS (coordinatrice)
06 76 46 55 89

Nous vous y attendons nombreux afin que le quorum soit atteint et que nous ne soyons pas obligés de convoquer une autre Assemblée Générale.

P.S. : le collectif a besoin de nouveaux membres. N’hésitez pas, venez nous rejoindre, nous vous accueillerons avec plaisir.