« Par-delà nature et culture » est arrivé dans Amap-à-lire

Par-delà nature et culture

« La nature, ça n’existe pas. » Peut-on penser le monde sans distinguer la culture de la nature ? L’auteur propose ici une approche nouvelle des manières de répartir continuités et discontinuités entre l’homme et son environnement : le totémisme, qui souligne la continuité matérielle et morale entre humains et non-humains , l’analogisme, qui postule entre les éléments du monde un réseau de discontinuités structuré par des relations de correspondances ; l’animisme, qui prête aux non-humains l’intériorité des humains, mais les en différencie par le corps ; le naturalisme qui nous rattache au contraire aux non-humains par les continuités matérielles et nous en sépare par l’aptitude culturelle. La lecture de l’ouvrage est de qualité théorique et assez particulièrement difficile. Mais de nombreux passages sont plus sensibles ou sont des retours d’expérience — la rencontre avec les Achuars (le dernier groupe des Jivaros, peu touché par les contacts extérieurs), ou la place du paysage dans la peinture, par exemple — et livrent des démonstrations puissantes, parlantes et vivantes. Mine de rien, avec cet ouvrage qui fait somme, la manière de penser en sciences se trouve fortement recomposée. Essai, Philippe Descola, 680 p., 2005.

Bonne lecture,

TélérAmap, semaine du 4 au 10 septembre 2021

Cette semaine, dans Télérama, en écologie, cherchant bien, on trouve :

Bons plans

  • dimanche 5 septembre sur Paris première à 12h, Très, très bon. Les très, très bons circuits courts de Bordeaux. Les aventuriers de ce rendez-vous culinaire s’en vont à Bordeaux. La ville déborde d’une folle énergie agricole et nourricière. Des huîtres du Médoc au boeuf de Bazas, des asperges du Blayais au poisson fumé du Bassin, des femmes et des hommes sont bien décidés à produire et cuisiner autrement.

Bon voyage

  • lundi 6 septembre sur France 5 à 20h55, Madagascar, les bons génies de la forêt. Sans la forêt, il n’y aurait pas de vie sur terre. La réalisatrice, documentariste engagée, met le cap sur Madagascar. Sur cette île, grande comme la France, elle va rencontrer des héros de la forêt. Cyril est botaniste, amoureux des baobabs. Avec lui, elle embarque pour une région accessible seulement par la mer. C’est dans la forêt que vit l’autre symbole de Madagascar : le lémurien. Le protéger est l’obsession de Jona, primatologue. Ensemble, ils partent dans la jungle où une mine clandestine menace les petits primates. Pour lutter contre le déboisement, Olivier, le parfumeur, a eu l’idée de planter des essences rares pour qu’un arbre debout rapporte plus qu’un arbre mort.

Bon voyage (bis)

  • jeudi 9 septembre sur France 3 à 23h30, Scandola: combat pour un sanctuaire. La réserve naturelle de Scandola est un joyau classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le site attire chaque jour des milliers de touristes qui arrivent par bateaux. Les visiteurs viennent admirer des roches volcaniques sculptées par les millénaires et des fonds marins d’une extrême richesse. Mais ce patrimoine est aujourd’hui menacé, victime de sa beauté. D’après des scientifiques et des associations de défense de l’environnement, le tourisme de masse a des conséquences graves sur la biodiversité de ce territoire corse.

Bonne semaine de TV et d’ailleurs,

L’Amap a un stand au Forum des Associations du XIe (4 septembre 2021)

L’Amap Réunion-Père Lachaise a un stand
au Forum des Associations et des Sports
du XIe arrondissement, le 4 septembre 2021

Ce forum compte toucher plus de 2000 visiteurs autour de thématiques variés : sports, solidarité internationale, cultures du monde, développement durable, arts et loisirs, santé et handicaps, social, emploi, accès aux droits, vie locale, citoyenne et mémoire.

Une nouveauté cette année : avec Terre de Liens et les 400 Coop, nous chercherons à mieux nous connaître en invitant les passants et les curieux à réfléchir avec nous à la question :  » Bien s’alimenter à Paris, aujourd’hui et demain, comment ça se concrétise pour vous  ? »

Ce forum se tiendra au Marché Popincourt, Boulevard Richard-Lenoir à la hauteur du métro Oberkampf,
samedi 4 septembre 2021, entre 11h et 18h.

En raison des mesures sanitaires, veuillez ne pas oublier votre masque
et respecter les gestes barrières.

Venez nombreux !

TélérAmap, semaine du 28 août au 30 septembre 2021

Avec Télérama, cette semaine c’est la rentrée pour les écolos (et l’écologie) :

Tendance

  • mardi 31 août sur France 5 à 20h50, La course au vrac. Le vrac, c’est un produit vendu sans emballage avec un prix au kilo. Ce mode de distribution serait bon pour l’environnement car il ne crée pas de déchet. Pourtant, ses bénéfices en la matière restent encore à démontrer. Depuis 2015, les épiceries de vrac ont poussé un peu partout en France, le marché du vrac explose et pèse déjà 1 milliard 300 millions d’euros. Ce succès a donné des idées aux géants de la grande distribution qui multiplient les offres. Mais l’absence d’emballage peut semer le doute : est-ce économique, écologique, hygiénique ?

Promesse de glace

  • mercredi 1er septembre sur UshuaÏa TV à 20h45, L’Arctique, vers une nouvelle guerre froide. Le climat se réchauffe autour du pôle Nord 3 fois plus vite que sur le reste de la planète. Jusqu’à présent, l’Arctique n’intéressait personne, mais, depuis peu, elle est devenue une région stratégique. Région que se disputent les Russes et les Américains, les Européens, mais aussi les Chinois et les Indiens tout récemment. Car l’Arctique est devenu un passage, un raccourci convoité. On met deux fois moins de temps en été pour aller d’Europe en Asie par la route du cercle polaire dégagée que par le Canal de Suez, la voie habituelle.  Juridiquement, le partage de ce territoire est laissé dans le flou : le Canada et la Russie affirment que ces routes passent dans leurs eaux territoriales mais pour les États-Unis et l’Europe, ces eaux sont internationales.  Pourrait-on assister à une nouvelle guerre froide ? Les Russes ont fait quelques manœuvres militaires au printemps. Les Américains, eux, ont envoyé des bombardiers en Norvège. Chacun montre ses forces. C’est aussi l’une des rares zones au monde où la biodiversité est préservée. Pour l’instant, il y a encore peu de bateaux, peu de forages, mais les protecteurs de l’environnement s’inquiètent : si la banquise continue de fondre au rythme actuel et le trafic maritime d’augmenter, que vont devenir plancton, poissons, ours et baleines ?

Bonne semaine de TV et d’ailleurs,

« Recyclage le grand enfumage » est arrivé dans Amap-à-lire

Recyclage, le grand enfumage

Comment l’économie circulaire est devenue l’alibi du jetable. En juillet 2018, une célèbre chaîne de café annonçait qu’elle remplaçait ses milliards de pailles par un couvercle de gobelet en plastique « recyclable » muni d’un bec. Sauf que la marque oubliait de préciser qu’il n’existe pas de filière, ni de débouchés pour le polypropylène (PP) souple dont ce couvercle est constitué. Moins drôle, sous couvert de recyclage, le traitement de certains déchets plastiques, électroniques, ou textiles reste encore massivement délocalisé avec son lot de pollutions et de nuisances. En somme, le recyclage qui semble s’attaquer à deux problématiques environnementales majeures : la surconsommation des ressources et la surproduction de déchets, n’apporte en réalité qu’une réponse très partielle puisque les procédés utilisés ont des limites techniques importantes, sont fortement consommateurs de ressources et d’énergie, et ont des débouchés insuffisants. L’auteur préconise, donc, de ne pas se laisser abuser par le terme passe-partout de « recyclage », de réduire en priorité les consommations et les déchets à la source et de privilégier la réutilisation, le réemploi et la réparation. Essai, Flore Berlingen. 128 p., 2020.

Bonne lecture,

Un pain au froment, mélange de variétés

Maxime nous présente souvent son pain comme un mélange de variétés de froment. Ce soir, le mélange de blés anciens vient de l’Aube, à Villehardouin, près de Troyes. Ces variétés de blé barbu ou non, blanc ou rouge, anciens ou moins, ont de jolis noms :

Le Blanc de Saône : blé blanc, de très haute qualité ;

Florence Aurore, variété recherchée pour sa panification ;

La variété Alauda, venue d’Allemagne, est issue de sélection participative récente. Dans des mélanges de blés anciens et modernes resemés, un épi a été sélectionné, puis multiplié, et s’est avéré très intéressant : bel épi, paille solide, bonne productivité ;

Le Barbu du Macônnais : chaque grain arbore une barbe ou arête plus ou moins longue. D’autres céréales (orge, seigle, épeautre, engrain, etc.,) présentent cette caractéristique qui constitue une protection contre les prédateurs.

Le blé Chiddam, du nom d’un village du comté de Sussex, en Angleterre. Paille blanche, droite, ferme, peu élevée, assez fine. … Grain blanc, arrondi, court, très plein. Il serait difficile de dire à combien de variétés de blés s’est appliqué le nom de Chiddam (ou mieux Chidham).

Bonne dégustation,

« Planète nature » est arrivé dans Amap-à-lire

Planète nature

L’album réunit, en dix bandes dessinées, dix travaux de jeunes chercheurs. Une aventure inédite de vulgarisation scientifique pour (re)découvrir la recherche et se familiariser avec des sujets aussi divers que la persistance de la chlordécone dans l’environnement, l’animal-machine dans le discours littéraire ou encore l’exploration du magnésium comme carburant. Bande dessinée, Peb & Fox. 60 p., 2020.

Bonne lecture,

TélérAmap, semaine du 17 au 23 juillet 2021

Avec Télérama, cette semaine l’écologie, c’est le cadet de nos soucis. Sauf :

C’est du futur et c’est déjà l’avenir

  • samedi 17 juillet sur Ushuaïa TV à 20h45, La révolution verte : vers le zéro carbone. À quoi ressemblera le futur monde durable ? Telle est la grande question, maintenant que la transition mondiale vers une énergie durable s’accélère. La croissance de l’énergie durable implique bien plus de changements que la seule couleur de l’énergie fournie à nos maisons. Comment notre mobilité sera-t-elle impactée ? L’énergie sera-t-elle gratuite un jour ? Tout comme Internet s’est avéré avoir une influence imprévue sur toutes sortes d’industries, de la musique aux entreprises de taxis, la transition vers l’énergie durable dépassera également le secteur de l’énergie. Et avec un impact beaucoup plus important que ce que l’on suppose aujourd’hui. Ce documentaire propose un voyage dans des endroits où l’avenir durable est déjà (presque) visible. En Chine, par exemple, où d’anciennes mines de charbon ont trouvé une nouvelle vie sous forme de parcs solaires et au Danemark, où les centrales électriques du futur servent également de pistes de ski.

Bonne semaine de TV et d’ailleurs,

« Que crève le capitalisme » est arrivé dans Amap-à-lire

Que crève le capitalisme

« La catastrophe écologique est enclenchée, la crise du coronavirus a fracturé le monde entier. Un responsable : le capitalisme. En saccageant le service public de la santé, il a transformé un épisode grave mais gérable en désastre. En poursuivant la destruction des écosystèmes, il a mis en contact des virus mortels avec la population humaine. En aggravant les inégalités, il a plongé des dizaines de millions de personnes dans la misère.
Le gong avait pourtant déjà retenti lors de la crise financière de 2008. Mais plutôt que de se remettre en cause, les capitalistes ont formé un nouveau paradigme : l’avenir sera technologique, fondé sur la numérisation et l’intelligence artificielle. Il conduira à une nouvelle élite hybridée avec les machines. Et la masse de l’humanité sera rejetée dans le chaos climatique, au prix d’un apartheid généralisé.
Il faut rejeter cette vision mortifère. L’oligarchie est aujourd’hui une caste criminelle. On ne la convaincra pas, on la contraindra. Des stratégies de résistance sont nécessaires, possibles et nombreuses. Cet ouvrage est un appel à dépasser le fatalisme et à entrer en lutte.
Car le capitalisme vacille. Et c’est tant mieux : il est temps que s’ouvre le monde nouveau. » Le ton est donné, ça décape et ça fait un bien fou ! Essai, Hervé Kempf, 108 p., 2020.

Bonne lecture,