TélérAmap, semaine du 4 au 10 mars 2023

Cette semaine avec Télérama, les documentaires sur l’écologie savent trouver leur titre !

À vouloir trop bien faire…

dimanche 5 mars sur Ushuaïa TV à 20h45. L’arbre qui cache la forêt. Planter un arbre, puis un autre, jusqu’à obtenir une forêt. Jusqu’à reverdir la planète. Et ainsi, réparer nos erreurs. En poussant, les arbres absorbent le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère et le transforment en bois. La solution du reboisement semble idéale. Mais ce fantasme s’éloigne parfois de la réalité scientifique. Est-il seulement possible de planter une forêt ? Pour le découvrir, des chercheurs engagés nous embarquent dans une promenade à travers les terres déforestées des Highlands écossaises, au coeur des paysages légendaires des Vosges et jusqu’au Sahel, où se dessine le projet pharaonique de la Grande Muraille Verte. Les scientifiques nous invitent à être plus à l’écoute de ces écosystèmes mystérieux pour relever les défis de la reforestation. 

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« (Re)devenir paysan » est arrivé dans Amap-à-Lire

(Re)devenir paysan

Et si c’était à votre tour de vous (re)convertir ? Pour accompagner vos premiers pas dans cette nouvelle voie, l’auteur propose un guide articulant sa connaissance du milieu rural avec des parcours inspirants. Il montre que si l’on privilégie un modèle diversifié et à taille humaine, loin des vastes monocultures industrielles, l’agriculture peut être un terrain d’épanouissement personnel tout en permettant la revitalisation des territoires et le retour de la biodiversité. 
Quand, pour beaucoup, travail rime avec perte de repères, (re)devenir paysan permet d’incarner un métier en phase avec la vie, mobilisant le corps, la solidarité et la coopération d’un réseau très dynamique d’acteurs au quotidien. Guide illustré, Jacques Caplat, 56 p. 2019.

Bonne lecture,

TélérAmap, semaine du 23 février au 3 mars 2023

Cette semaine avec Télérama, l »écologie, c’est dur bien sûr Et quand il y a du pour, il y a aussi du contre…

À la dérive

samedi 25 février sur Ushuaïa TV à 20h45. Plastiques : à la dérive vers l’Arctique. Sur les îles Lofoten en Norvège, le cinéaste retrouve une bouteille de bière allemande échouée dans l’océan Arctique. Comment est-elle arrivée là? Les rivières d’Europe centrale sont-elles reliées à la mer Arctique ? Les déchets peuvent-ils vraiment voyager si loin ? La curiosité personnelle se transforme alors en un projet de recherche scientifique.

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« Main basse sur nos forêts » est arrivé dans Amap-à-Lire

Main Basse sur nos forêts

Cette dramatique industrialisation de la forêt, on ne l’avait pas encore racontée. Après l’agriculture, c’est aujourd’hui la forêt qui est victime de l’industrialisation. Sous forme de reportages de terrain, l’auteur nous montre comment cela se traduit par des monocultures, une perte de biodiversité, et un massacre avec des machines de plus en plus puissantes. Cela va jusqu’à cette aberration : le traitement au glyphosate de certaines plantations. Le problème prend une ampleur nouvelle avec l’exploitation du bois énergie. Alors que ce bois-énergie est présenté comme une énergie renouvelable, c’est la destruction pure et simple des forêts qui est en jeu, la demande étant bien supérieure à la production. Face à cette déforestation (dans le sens où une monoculture d’arbres ressemble plus à un champ qu’à un système biologique résilient), des alternatives se mettent en place, des résistances s’organisent. Essai, Gaspard d’Alllens, 160 p. 2019.

Également dans le Amap-à-Lire, du même auteur : Les néo-paysans

Bonne lecture (surtout bonnes balades en forêt),

TélérAmap, semaine du 18 au 24 février 2023

Cette semaine avec Télérama, l »écologie, c’est dur…

On parle de quoi précisément ?

samedi 18 février sur Arte à 23h35. Bioéconomie. La révolution verte. Ce documentaire porte un regard critique sur les promesses vertes de la science, de l’industrie et de la politique. Des déchets organiques transformés en polymères, des légumineuses ou des champignons se substituant à la viande, de la paille convertie en biodiesel…: que ce soit dans le domaine de l’alimentation, de l’énergie ou de la construction, la bioéconomie regroupe l’ensemble des activités de production, de transformation et de valorisation des matières organiques végétales ou animales, marines ou terrestres, également appelées « bioressources ». En plein essor, ce concept qui se veut durable et responsable s’appuie sur des technologies de pointe et mise sur les innovations développées par ces dernières pour briser la dépendance aux énergies fossiles. Mais si ce nouveau modèle économique semble être un atout clé pour répondre aux enjeux de la transition écologique, est-il aussi vertueux qu’il veut le faire croire ? 
Du traitement de la biomasse à la production, ces nouveaux circuits se révèlent en effet bien souvent gourmands en surfaces agricoles et en énergie. En plus de participer à la marchandisation croissante du vivant, ils pourraient également contribuer, eux aussi, à l’épuisement de certaines ressources.

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« L’effondrement (et après) expliqué à nos enfants… » est arrivé dans Amap-à-Lire

L’effondrement (et après) expliqué à nos enfants… et à nos parents

Comment parler du réchauffement climatique avec les enfants ? D’un côté, dans le rôle de parents ou de pédagogues, on n’a pas envie de fermer leur horizon, d’installer dans les jeunes têtes une conscience douloureuse du monde. De l’autre, les enfants d’aujourd’hui auront à affronter des enjeux écologiques plus violents que les nôtres : plus de canicules et de mégafeux, plus de flux migratoires, d’extinctions animales, de pénuries… Ce serait donc un cadeau ambigu que de ne pas leur donner une image loyale des défis à relever. La solution proposée par les auteurs passe par un langage simple, débarrassé de l’expertise, mais précis. « Si l’atmosphère se réchauffe, alors l’eau de la mer s’évapore plus, donc il y aura de plus en plus de pluies à certains endroits, c’est-à-dire des inondations. » Ou encore : « Notre corps doit rester à 37 °C ! À 38 °C, si la transpiration n’est pas efficace, on est malade. Si notre corps atteint 43 °C, on meurt. » La solution des auteurs que nous devenions le contraire de soldats est-elle vraiment trop optimiste ? Essai, Pablo Servigne et Gauthier Chapelle, 180 p. 2022

Bonne lecture,

Également, des mêmes auteurs dans Amap-à- Lire : Petit traité de résilience locale et L’entraide, l’autre loi de la jungle

TélérAmap, semaine du 10 au 17 février 2023

Cette semaine avec Télérama, en écologie, ll y a aussi des raisons d’espérer…

Les bonnes nouvelles sont rares

samedi 11 février sur Arte à 23h20. Ozone : un sauvetage réussi. Dans les années 80, le monde prenait conscience des menaces écologiques pesant sur la planète, avec l’amincissement de la couche d’ozone et la formation d’un immense trou au-dessus de l’Antarctique. Signé par de nombreux pays en 1987, le protocole de Montréal a permis d’inverser la tendance en réglementant les émissions de gaz. Retour sur l’histoire de ce traité.

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TélérAmap, semaine du 4 au 10 février 2023

Cette semaine avec Télérama, en écologie, il n’y a vraiment pas de quoi s’ennuyer…

Il y a de quoi être au moins un peu surpris

mardi 7 février sur Arte à 20h55. Énergie nucléaire : l’éternel débat. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le nucléaire civil a fait naître l’espoir d’un monde en plein essor. Face à la crise pétrolière du début des années 1970, la France mise pleinement sur cette nouvelle énergie pour sa production d’électricité ; l’Allemagne, quant à elle, s’y engage tout en poursuivant l’exploitation de son sous-sol. Mais de part et d’autre du Rhin, la population se montre méfiante face à une technologie dont les retombées restent difficiles à anticiper : à Flamanville et La Hague, à Gorleben et Brokdorf, le mouvement antinucléaire commence à s’organiser. La catastrophe de Tchernobyl, en 1986, achève de cristalliser les tensions, notamment en Allemagne où l’opposition ne cesse de grandir. Aujourd’hui, la rentabilité des centrales – au démantèlement bien plus long et coûteux que prévu – est fortement questionnée ; Après Fukushima, Angela Merkel annonce que son pays abandonne définitivement l’atome. Mais alors que l’Europe traverse une crise énergétique sans précédent, et que le nucléaire passe pour une énergie propre, rien n’est gravé dans le marbre… À rebours de ses objectifs, l’Allemagne vient ainsi de prolonger le fonctionnement de ses trois dernières centrales.
L’énergie nucléaire fait l’objet de controverses depuis ses débuts. Remontant aux prémices de l’ère atomique et sollicitant l’expertise de nombreux intervenants, ce documentaire revient sur huit décennies d’un débat dont les enjeux – politiques, économiques, écologiques – diffèrent de part et d’autre du Rhin. Centralisme de l’État, richesse des ressources naturelles, importance du complexe militaro-industriel, héritages culturels : autant de facteurs qui expliquent les décisions prises au cours des dernières décennies et l’importance des résistances populaires.

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« L’entrée dans l’ère écologique » est arrivé dans Amap-à-Lire

L’entrée dans l’ère écologique

Précurseur dans les années 1970 avec un texte intitulé L’an I de l’ère écologique (disponible aussi ici) l’auteur n’a cessé depuis de réfléchir, ajuster, chercher à convaincre d’une nécessaire « écologisation » de la politique française. Pour le philosophe, l’écologie politique ne doit pas se cantonner à la défense des animaux, ou uniquement aux effets du réchauffement climatique, mais faire un tout concernant l’avenir de l’individu, de la société et de l’espèce humaine : l’Homme a besoin de la Terre qui a besoin de l’Homme. Face au développement techno-scientifico-économique qui dégrade la biosphère et nous menace, il s’agit désormais de transformer nos vies et nos modes d’organisation. Telle devra être la nature de notre futur. Essai, Edgar Morin 152 p. 2020

Bonne lecture,

« Énergie et équité » est arrivé dans Amap-à-Lire

Énergie et équité

Un texte visionnaire d’un pionnier de l’écologie politique. Nous travaillons pour conduire. La vitesse de pointe augmente et nous habitons de plus en plus loin de notre travail. Ainsi, le gain de temps de l’optimisation technique est gaspillé. Les classes laborieuses en pâtissent plus que les cadres, qui ont un rapport plus équitable avec leurs moyens de transport. Et l’auteur de constater que la société d’abondance offerte par l’automobile est énergivore et aliénante et de nous inviter à recourir à des choix techniques plus simples. En bref : mieux vaut un bon vélo qu’une auto qu’on n’en finit pas de payer ! Essai, Ivan Illich, 126 p. 2004 (1973 pour les premières ébauches et parutions).

Bonne lecture,