TélérAmap, semaine du 8 au 14 février 2020

Avec Télérama, l’écologie, c’est quotidien. Si on veut !

Faire les courses, ça prend la tête !

  • dimanche 9 février sur France 5 à 20h50. Gingembre, une épice magique. On y a tous goûté au moins une fois dans notre vie, dans le pain d’épices, ou en saumure vinaigrée, ou au restaurant japonais. Les importations ont littéralement explosé au cours des dernières années en Europe, plus 75% entre 2008 et 2012 ! Et ça ne fait que commencer : selon les prévisions, le marché mondial, lourd de 4 milliards d’euros, ne cesse de grossir. Avec une percée fulgurante du gingembre frais.
    Et à 21h45. Le vinaigre à toutes les sauces. Parent pauvre de la cuisine ou élixir de la plus belle qualité ? Le vinaigre s’invite sous une centaine de références, de toutes les prix et des toutes les couleurs, pour la touche d’acidité indispensable à la cuisine de tous les jours ou sous des labels prestigieux comme un roi des saveurs.

et vider sa poubelle, alors ?

  • mardi 11 février, sur France 2 à 23h10. Des ordures et des hommes. Trois mille tonnes de déchets sont collectées par jour dans la capitale. La Fonctionnelle, unité de choc inconnue du grand public et pourtant unique au monde, a pour mission la remise en état des parcours des manifestations, le nettoyage des rues et des berges après la Fête de la Musique, le décapage des graffitis sur le périphérique la nuit. D’autres missions plus délicates leur sont attribuées comme l’entretien ou la destruction des campements de migrants après évacuation par les forces de l’ordre, et des squats de SDF dans les souterrains des Halles. Un document qui agit avec un effet miroir sur nos comportements incivils. Formidable.

et manger de la viande ?

  • jeudi 13 février, sur LCP – Assemblée nationale à 20h30. Faut-il arrêter de manger des animaux ? C’est l’histoire d’une quête personnelle et universelle : alors qu’il devient père pour la première fois, le journaliste s’interroge sur ce qu’il donne à manger à son fils et part enquêter d’un bout à l’autre de la planète pour révéler la cruauté inutile de l’élevage industriel. En allant à la rencontre de ceux qui inventent un élevage respectueux de la nature et des animaux, ce film met bout à bout les initiatives positives et concrètes qui fonctionnent déjà et qui pourraient être demain notre mode de consommation.

Bonne semaine de TV et d’ailleurs,

Anne

 

 

La Toile des AMAP n°147

PénélopeSaviez-vous que, selon le site internet du MIRAMAP (1), on dénombrait en France, en 2015, plus de 2000 (deux mille) « groupes en AMAP » représentant quelque 250 000 amapiens? Cela doit représenter, en tout cas, des centaines de blogs ou sites comme le nôtre…

Je présente cette semaine ce que je crois être mes trois dernières AMAP mises en avant en Nouvelle-Aquitaine (du coup, je peux faire le bilan de mes recherches sur cette région-là). Mes AMAP du jour totalisent une bonne quarantaine de recettes, et chacune a en outre son petit côté remarquable.

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« Deyrolle pour l’avenir » est arrivé dans Amap-à-lire

Deyrolle pour l’avenir

Un beau livre pour « Redessiner le monde », par l’éditeur historique des affiches et matériels scolaires. Ici sont regroupées les 50 planches qui ont pour thème la transition énergétique : éco-construction, nouvelles énergies, jardinage écologique, recyclages. Elles sont complétées, toujours à des fins pédagogiques, par la description d’initiatives originales et concrètes, qui montrent qu’un avenir durable, fondé sur la préservation de la biodiversité, la sobriété des modes de vie et la solidarité planétaire est possible. Planches pédagogiques, Louis-Albert de Broglie, 100 p. 2015

Bonne lecture,

« Les Adieux du rhinocéros » est arrivé dans Amap-à-lire

Les Adieux du rhinocéros

Une fable contemporaine sur la préservation des espèces menacées. Alors que la sixième extinction massive des animaux sauvages a commencé, une course contre la montre est engagée pour sauver les derniers rhinocéros noirs de la planète… Une équipe de défenseurs de la nature mène une opération de la dernière chance pour sauver l’espèce… Entre 1960 et 1995, le braconnage à grande échelle des populations de rhinocéros noirs a provoqué une chute spectaculaire de la population de 98%. A la fin du XXe siècle, on comptait seulement 2 400 individus. Les auteurs nous alertent sur le risque d’extinction définitive de cet animal majestueux causée par le trafic de corne, et, par extension, nous sensibilisent sur la préservation des espèces menacées. Bande dessinée, Pierre-Roland Saint-Dizier et Andrea Mutti, 56 p. oct. 2019

 

Bonne lecture,

La Toile des AMAP n°146 – 2e regard sur nos correspondants étrangers (l’AMAP Bénin)

PénélopeSaviez-vous que, selon le site internet du MIRAMAP (1), on dénombrait en France, en 2015, plus de 2000 (deux mille) « groupes en AMAP » représentant quelque 250 000 amapiens? Cela doit représenter, en tout cas, des centaines de blogs ou sites comme le nôtre… Mais à l’étranger aussi, ce genre de partenariat s’est implanté. Petit regard extérieur.

Ma chronique du jour rend compte de ma deuxième exploration hors de France, à la rencontre de nos homologues francophones. J’ai trouvé mention de l’organisation qui constitue son sujet sur le site d’Urgenci, en tant qu’unique exemple représentant les « Partenariats Locaux et Solidaires » (PLS) en Afrique (2). Voyons comment se (re)présente aujourd’hui, sur internet, l’AMAP Bénin.

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« Reporters sans frontières » est arrivé dans Amap-à-lire

Reporters sans frontières

Dans ce numéro, 100 images pour la préservation de la biodiversité. Vincent Munier offre à l’ONG ses plus beaux clichés animaliers qui viennent de ses quêtes lointaines et patientes : ours bruns du Kamtchatka, loups blancs et bœufs musqués de l’Arctique, panthères des neiges du plateau tibétain, manchots empereurs de l’Antarctique. Egalement, un dossier sur le journalisme vert : dans de nombreux pays du monde, les journalistes qui traitent d’environnement ressemblent de plus en plus à leurs confrères et consœurs reporters de guerre ou spécialistes des mafias : quand on ne les assassine pas comme au Brésil, aux Philippines, au Mexique ou en Inde, quand on ne les emprisonne pas comme en Russie ou aux Etats-Unis, on tente par tous les moyens d’empêcher, de saboter ou de confiner leurs enquêtes. La criminalité environnementale et l’urgence écologique, qui décuplent leur courage, convaincront-elles les médias de leur accorder la primauté qui leur revient ? Magazine, 148 p. oct. 2018

 

Bonne lecture,

TélérAmap, semaine du 25 au 31 janvier 2020

Avec Télérama, l’écologie, comme on dit,  ça fait sujet :

Une catastrophe ne chassant pas l’autre

  • mardi 28 janvier sur Arte à 20h50. Incendies géants, enquête sur un nouveau fléau. Australie, Californie, Sibérie, Suède, Portugal, Grèce, Amazonie  : ils sont devenus fréquents cette dernière décennie et rythment l’actualité. Ils anéantissent chaque année plus de 350 millions d’hectares de forêts, soit six fois la France, et se propagent de plus en plus souvent aux zones habitées : hausse des températures, et donc de la sécheresse, en raison du changement climatique, fragilisation des arbres, extension constante des zones habitées, défaut d’entretien des campagnes, défrichage sauvage par feux de tourbière pour la production d’huile de palme… : l’enquête détaille aussi bien les causes que le fonctionnement de ces brasiers géants, qui aggravent à leur tour le changement climatique, consumant l’oxygène et libérant le carbone dans l’atmosphère. Le documentaire est très fouillé et se soucie d’apporter plus d’explications que d’alarmes sur les causes et les conséquences de ces « mégafeux ». Le remède passe toutefois aussi par de nouveaux comportements collectifs : il nous faut apprendre à vivre avec le feu et s’inquiéter de prévention.
    Et à 22h40. Inondations : une menace planétaire. Le 29 octobre 2012 : la moitié de New York, envahie par les eaux, est plongée dans l’obscurité après le passage de l’ouragan Sandy. Après Katrina et ses 1 800 morts, ce nouveau cataclysme alerte sur la vulnérabilité des mégapoles côtières face aux ondes de tempête (raz-de-marée) et aux inondations. Dans le monde, quelque 136 villes portuaires, riches ou pauvres, sont menacées, en particulier celles situées sur des deltas. À l’origine de ce phénomène : le réchauffement climatique et la montée des eaux bien sûr, mais aussi l’affaissement des sols — la subsidence — et leur liquéfaction, liés à l’urbanisation chaotique et au pompage excessif des nappes phréatiques, ainsi que la multiplication des barrages (45 000 à la surface du globe). Shanghai, Bangkok, Tokyo, Dacca ou Djakarta… : les cités asiatiques, à la croissance foudroyante, sont les plus exposées. Comment prévenir ces catastrophes, aux conséquences humaines et économiques désastreuses ? Faudra-t-il un jour abandonner ces grandes métropoles qui sombrent inexorablement ? La prise en compte du phénomène relève en réalité du choix de société. Repenser l’urbanisme et vivre avec l’eau plutôt que la combattre : le modèle séculaire des Pays-Bas est inspirant.

Au cœur des âges

  • mercredi 29 janvier, sur Planète+ à 18h40. Piripkura. Deux hommes du peuple Piripkura, groupe indigène qui ne compte plus que trois membres, vivent toujours en forêt amazonienne. La zone est entourée de fermes et de scieries dont l’expansion est très violente. Ils ont en leur possession une braise allumée en 1998 par un fonctionnaire de la Fondation nationale de l’Indien (FUNAI), pour servir de preuve de vie.  Un documentaire bouleversant.

Une vague

  • jeudi 30 janvier, sur France 5 à 20h50. Tsunamis, du mythe à la réalité. En décembre 2004, un tsunami géant ravageait les côtes de 14 pays d’Asie du Sud-Ouest, faisant 250 000 victimes, soit le bilan le plus meurtrier de l’histoire des catastrophes. Cette vague de plus de 30 mètres de hauteur a détruit des centaines de villages et traumatisé les survivants. En 2011, c’est au Japon que la puissance dévastatrice frappait de nouveau. À chaque fois, le manque de prévention a été pointé du doigt. Dans ce documentaire, des scientifiques et des spécialistes expliquent les phénomènes en cause dans ces raz-de-marée – on apprend qu’il s’agit de tremblements de terre dus au frottement de deux plaques tectoniques – et insistent sur la nécessité d’étudier les possibilités d’une nouvelle catastrophe. Intéressant et instructif, le film est alarmant lorsqu’il montre la probabilité d’un tsunami très prochainement, que ce soit en Méditerranée, en Indonésie ou sur la côte ouest de l’Amérique du Nord. Interviews, images d’archives saisissantes, synthèse pédagogique, ce documentaire déconstruit les mythes.

Bonne semaine de TV et d’ailleurs,

Anne

 

La Toile des AMAP n°145

PénélopeSaviez-vous que, selon le site internet du MIRAMAP (1), on dénombrait en France, en 2015, plus de 2000 (deux mille) « groupes en AMAP » représentant quelque 250 000 amapiens? Cela doit représenter, en tout cas, des centaines de blogs ou sites comme le nôtre…

Voici pour la première fois depuis bien longtemps une chronique entièrement consacrée à l’Ile-de-France: les trois groupes en AMAP dont j’évoque cette semaine la présence sur internet, je les ai découverts lors de mon second passage sur des AMAP franciliennes identifiées en 2017 comme absentes de la Toile. Elles cumulent, à ce jour, une cinquantaine de recettes seulement, mais cela ne peut qu’augmenter!

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« L’animal en République » est arrivé dans Amap-à-lire

L’animal en République

1789 – 1802 Genèse du droit des bêtes. En 1802, l’Institut national lançait un concours public sur le thème suivant : « Jusqu’à quel point les traitements barbares exercés sur les animaux intéressent-ils la morale publique ? Et conviendrait-il de faire des lois à cet égard ? » En 1804, l’Institut avait reçu vingt-huit dissertations, sorties de la plume de citoyens connus ou anonymes. L’auteur, historien, a retrouvé ces documents qui forment le socle de son étude. Ces réflexions dévoilent d’abord à quel point les tensions politiques du moment déterminent la pensée sur l’animal : en ces temps de rétablissement de l’esclavage et avec l’arrivée au pouvoir de Bonaparte, c’est la conception de tout un ordre naturel hiérarchisé – miroir du monde social – qui se voit débattue. Mais au-delà, ces méditations sur le droit et la sensibilité des animaux démontrent une prise de conscience de la menace que l’homme fait peser sur l’environnement, et élaborent une préface lucide à nos inquiétudes contemporaines. Essai, Pierre Serna, 230 p. 2016

 

Bonne lecture,

TélérAmap, semaine du 18 au 24 janvier 2020

Avec Télérama, on ne marche pas en forêt de la même façon :

En grande conversation

  • samedi 18 janvier sur Arte à 20h50. Le murmure de la forêt. Quand les arbres parlent. On connaît mieux une forme « d’intelligence » des arbres et les étonnantes facultés qui leur ont permis, depuis des millénaires, de tisser entre eux un réseau dense de communication. Au cœur de la forêt, s’entretient  une « conversation » silencieuse, restée longtemps insoupçonnée. Par le biais notamment de leurs racines, qui occupent généralement deux fois plus d’espace que le feuillage, et du réseau fongique qui leur est associé, tous sont reliés entre eux. Véritables signaux chimiques, les molécules qu’ils échangent transmettent des minéraux et des informations leur permettant de se défendre contre des agressions, par exemple des parasites, ou de favoriser la croissance des jeunes arbres. C’est ainsi que les bouleaux transfèrent des sucres aux jeunes sapins qui manquent de lumière, et qu’à la mauvaise saison les conifères en envoient vers les branchus défeuillés. Cette passionnante exploration de l’évolution des forêts européennes détaille l’extraordinaire nature sociale des arbres, qui leur permet de pratiquer à un haut degré l’entraide et la coopération.

Bonne semaine de TV et d’ailleurs,

Anne