Chronique d’un jardin solidaire
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Chronique d’un jardin solidaire
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Apprendre à faire son pain au levain naturel
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Notre pain est quotidien, mais on sait peu de chose sur la façon dont il arrive sur nos tables. Marie Astier a donc mené l’enquête en remontant la filière de production d’un produit en danger de standardisation. Côté boulangerie, les artisans restent majoritaires avec 58 % du marché, mais ils sont concurrencés par les supermarchés et les chaînes qui s’installent dans le périurbain. Les boulangers sont de moins en moins maîtres de leur pain et de plus en plus dépendants des meuniers, qui définissent contenu et qualité des farines. Ceux-ci ont tout intérêt à faire vivre les petits boulangers, qui paient la farine plus cher. Mais une partie de ces derniers tendent à devenir des « franchisés déguisés » de meuniers qui leur fournissent des produits de base standardisés, des mélanges prêts à l’emploi, etc. Et des « améliorants » ont été introduits moins pour améliorer la qualité du pain que la vie des boulangers, qui peuvent travailler plus vite. Il s’agit d’enzymes, d’OGM qui se répandent à grande vitesse et développent chez les boulangers des allergies… à la farine ! Et entre les blés modernes qui contiennent plus de gluten (qui permet de retenir les gaz qui font monter le pain) et les boulangers qui ont tendance à en ajouter, on pourrait peut-être avoir là l’une des explications de la croissance des hypersensibilités au gluten. Enfin, l’industrie des meuniers se concentre de plus en plus. Elle cherche à contrôler l’ensemble de la filière jusqu’au pain, le produit où la marge est la plus forte. Leur intérêt est d’écraser le blé dans des grandes usines, fournissant la farine à de gros clients vendant le pain dans des gros réseaux. S’il n’y a pas de pain idéal, la diversité est importante. Il faut la préserver. Essai, Marie Astier, 125 p., 2016
Sophie (via Anne)
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« Le ciel est troublé, chauffé, brouillé par les gaz à effet de serre que dispensent à tout vent les processus industriels et apparentés. La terre est quelque peu surexploitée par nos agriculteurs. Le quatuor platonicien Dieux/Terre/Ciel/Hommes paraît ainsi légèrement détraqué. Dans ces conditions, la tâche des historiens professionnels, inquiets pour l’avenir, ne serait-elle pas de prêter leur concours aux scientifiques qui sont effectivement demandeurs d’histoire ? Ils ont besoin de notre profession pour leurs nécessaires enquêtes dans un passé climatologique proche ou lointain. Nous nous devons de répondre à une telle demande, impérieuse, interdisciplinaire. » Essai, Emmanuel Le Roy Ladurie, 180 p., 2007
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La vache qui pleure !
Retour au lait naturel, une question de santé
Il s’agit d’une enquête sur l’industrie du lait qui montre, à l’appui d’études scientifiques, que la transformation du lait faite par l’industrie finit par être nocive pour la santé humaine : ce qu’on appelle « lait stérilisé UHT » devient un produit appauvri, indigeste, allergène, sans apport nutritif, augmentant les risques de mauvais cholestérol puisque le chauffage détériore les enzymes et les protéines et que l’homogénéisation fait exploser les molécules de gras. Le lait cru, au contraire, loin d’être allergène, renforce le système immunitaire des enfants et des femmes enceintes. Un véritable alicament, une source de plaisir autant qu’une question de santé, qu’il serait bon de remettre dans son réfrigérateur ! Enquête, Véronique Richez-Lerouge, 272 p., 2016
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Devenir paysan
Reconversions professionnelles vers l’agriculture
Plus du tiers des créations d’activité en agriculture sont aujourd’hui le fait de personnes qui ne sont pas nées dans des familles paysannes. Venus d’horizons professionnels et sociaux très divers, ces nouveaux arrivants dans le monde agricole contribuent à renouveler les effectifs d’une profession qui a perdu 200 000 actifs entre 2000 et 2010. Qu’ils soient guidés par une recherche de mieux vivre individuel ou familial ou qu’ils aspirent à transformer par leurs actes la société dans laquelle ils vivent, ces nouveaux et nouvelles paysan-ne-s modifient, doucement mais sûrement, le paysage agricole français. Guide, Collectif, 162 p., 2016
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Faire connaissance avec les légumes
Les Français n’ont jamais été de grands amateurs de légumes. Les aristocrates les dédaignaient, affirmant que n’était digne de leur estomac délicat que ce qui est aérien, proche du divin. Ainsi, le gibier à plumes et les fruits étaient préférés aux légumes cultivés sous terre et les animaux d’élevage. Ces dernières années, on a vu (ré)apparaître sur les étals de nos maraîchers tout un tas de légumes du passé qu’on avait oublié. Nous avons appris qu’une tomate n’est pas forcément ronde et rouge. Qu’il en est des allongées, des vertes ou des pourpres, des minuscules et des énormes. Qu’il existe par exemple une variété de laitue, la celtuce, cultivée pour sa hampe florale que l’on déguste comme des asperges. Entre espèces, sous-espèces et variétés cumulées, ce sont mille deux cent menthes différentes qui sont répertoriées, chacune avec son goût particulier. Les légumes composent un monde infini, divers, plein de surprises, dans lequel il est plaisant de voyager. Et quel plaisir d’attendre pour chacun leur saison ! Guide, Xavier Mathias, 62 p., 2019.
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