Un pain de farines paysannes

Rouge de Bordeaux on le trouve ici

Barbu du Roussillon on le trouve là

Quant à la farine de Tréziers, elle est elle-même composée de plusieurs variétés paysannes. Principalement :

Touselles : un blé ancien relancé par des paysans du Sud-Ouest. D’après le dictionnaire du monde rural, les touselles (avec un s) est un blé sans barbe, précoce, au grain tendre très prisé pour la panification, très recherchée pour son rendement plus élevé et qui vient très bien sur les terres maigres. Le plus beau et le plus pur des froments, dit-on.

Pétanielle noire de Nice : Blé poulard originaire du pays niçois. Autrefois fortement répandue en Provence, dans le Roussillon, le bas Languedoc et le Compté de Nice, la Pétanielle doit son nom à l’aspect noirâtre de ses épis et à son lieu de culture. Cette variété a été beaucoup cultivée, il y a un demi-siècle, dans les environs de Paris. Elle convient cependant mieux aux terres du midi et d’Algérie.

Poulard : Le blé poulard est une espèce de blé barbu ancienne, proche du blé dur, caractérisée par ses grains renflés et une bonne résistance aux grandes chaleurs. Il a été nommé ainsi car ses grains épais et renflés font penser à une poule engraissée. C’est une culture relique mais qui suscite de nouveau l’intérêt pour ses caractéristiques partagées avec d’autres grains anciens : goût, tolérance aux conditions difficiles, faible taux de gluten. Il convient aussi à la production de pâtes.

Bonne dégustation,

« Ethnographies des mondes à venir » est arrivé dans Amap-à-Lire

Éthnographies des mondes à venir

Alessandro Pignocchi, auteur de BD écologiste, invite Philippe Descola, professeur au Collège de France, à refaire le monde. Si l’on veut enrayer la catastrophe écologique en cours, il va falloir, nous dit-on, changer de fond en comble nos relations à la nature, aux milieux de vie ou encore aux vivants non-humains. Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Dans quels projets de société cette nécessaire transformation peut-elle s’inscrire ? Et quels sont les leviers d’action pour la faire advenir ? En puisant son inspiration dans les données anthropologiques, les luttes territoriales et les combats autochtones, ce livre esquisse la perspective d’une société hybride qui verrait s’articuler des structures étatiques et des territoires autonomes dans un foisonnement hétérogène de modes d’organisation sociale, de manières d’habiter et de cohabiter. Des planches de BD, en contrepoint de ce dialogue vif, nous tendent un miroir extrêmement drôle de notre société malade. On y voit un anthropologue Jivaro, des mésanges punks et des hommes politiques nomades et anthropophages en quête de changement de vie. Conversation (très libre et très intellectuelle), Philippe Descola, Alessandro Pignocchi, 168 p. 2022.

Bonne lecture,

« Du côté du Jardin des Plantes » est arrivé dans Amap-à-Lire

Du côté du Jardin des Plantes

L’auteur raconte les moments les plus frappants de l’histoire du Jardin des Plantes, : l’installation de la ménagerie en pleine Terreur avec l’introduction d’animaux saisis chez des montreurs, Zarafa la première girafe, escortée depuis Marseille par Geoffroy St Hilaire ,s’y installe en 1827. Buffon y réalise sa grande œuvre collective, L’Histoire Naturelle. C’est là que naît le concept d’Évolution avec Lamarck et Saint-Hilaire ; le jardin devient alors le théâtre de querelles savantes (et moins savantes). Wallace et Darwin furent des lecteurs de Buffon et des connaisseurs du Jardin. On découvre aussi l’importance d’un scarabée sur un autre chemin de l’Évolution,. On voit s’y succéder naturalistes, amis de la nature et amoureux du Jardin : Bernardin de Saint-Pierre, Geoffroy Saint-Hilaire, Humboldt, Wallace, Darwin, Quelques chapitres choisis pour parcourir quatre siècles d’aventures scientifiques, s’émerveiller de la diversité du vivant et conclure sur la leçon suprême de l’écologie : quelle est la place de l’homme — lui qui est apparu très récemment — dans ce grand jardin qu’est la Terre ? Le tout plaisamment illustré. Chroniques, Jacques Damade, Vincent Puente (illustrateur), 124 p. 2022.

Bonne lecture,

TélérAmap, semaine du 4 au 10 mars 2023

Cette semaine avec Télérama, les documentaires sur l’écologie savent trouver leur titre !

À vouloir trop bien faire…

dimanche 5 mars sur Ushuaïa TV à 20h45. L’arbre qui cache la forêt. Planter un arbre, puis un autre, jusqu’à obtenir une forêt. Jusqu’à reverdir la planète. Et ainsi, réparer nos erreurs. En poussant, les arbres absorbent le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère et le transforment en bois. La solution du reboisement semble idéale. Mais ce fantasme s’éloigne parfois de la réalité scientifique. Est-il seulement possible de planter une forêt ? Pour le découvrir, des chercheurs engagés nous embarquent dans une promenade à travers les terres déforestées des Highlands écossaises, au coeur des paysages légendaires des Vosges et jusqu’au Sahel, où se dessine le projet pharaonique de la Grande Muraille Verte. Les scientifiques nous invitent à être plus à l’écoute de ces écosystèmes mystérieux pour relever les défis de la reforestation. 

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Momo, un pain au blé paysan

Momo qui sort du four

Le pain de Maxime ce soir est du Momo, ce pain de froment sur levain de seigle qu’on connaît et apprécie dans notre Amap.

Le froment vient d’un blé de population, le Laure minervois, qui a poussé à St-Rémy-de-Provence, le plus souvent sur de la terre arrachée à la vigne et convertie en céréales. Thomas, qui boulange a mélangé à cette farine un peu de sarrazin.

Bonnes tartines,

« (Re)devenir paysan » est arrivé dans Amap-à-Lire

(Re)devenir paysan

Et si c’était à votre tour de vous (re)convertir ? Pour accompagner vos premiers pas dans cette nouvelle voie, l’auteur propose un guide articulant sa connaissance du milieu rural avec des parcours inspirants. Il montre que si l’on privilégie un modèle diversifié et à taille humaine, loin des vastes monocultures industrielles, l’agriculture peut être un terrain d’épanouissement personnel tout en permettant la revitalisation des territoires et le retour de la biodiversité. 
Quand, pour beaucoup, travail rime avec perte de repères, (re)devenir paysan permet d’incarner un métier en phase avec la vie, mobilisant le corps, la solidarité et la coopération d’un réseau très dynamique d’acteurs au quotidien. Guide illustré, Jacques Caplat, 56 p. 2019.

Bonne lecture,

TélérAmap, semaine du 23 février au 3 mars 2023

Cette semaine avec Télérama, l »écologie, c’est dur bien sûr Et quand il y a du pour, il y a aussi du contre…

À la dérive

samedi 25 février sur Ushuaïa TV à 20h45. Plastiques : à la dérive vers l’Arctique. Sur les îles Lofoten en Norvège, le cinéaste retrouve une bouteille de bière allemande échouée dans l’océan Arctique. Comment est-elle arrivée là? Les rivières d’Europe centrale sont-elles reliées à la mer Arctique ? Les déchets peuvent-ils vraiment voyager si loin ? La curiosité personnelle se transforme alors en un projet de recherche scientifique.

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Un pain de froment, mélange de variétés paysannes

Ce soir, le pain du Bricheton est fabriqué à partir d’un mélange de Rouge de Bordeaux, de blé de Noé et de farine de Tréziers :

Rouge de Bordeaux on le trouve ici

Blé de Noé on le trouve là

Quant à la farine de Tréziers, elle est elle-même composée de plusieurs variétés paysannes. Principalement :

Touselles : un blé ancien relancé par des paysans du Sud-Ouest. D’après le dictionnaire du monde rural, les touselles (avec un s) est un blé sans barbe, précoce, au grain tendre très prisé pour la panification, très recherchée pour son rendement plus élevé et qui vient très bien sur les terres maigres. Le plus beau et le plus pur des froments, dit-on.

Pétanielle noire de Nice : Blé poulard originaire du pays niçois. Autrefois fortement répandue en Provence, dans le Roussillon, le bas Languedoc et le Compté de Nice, la Pétanielle doit son nom à l’aspect noirâtre de ses épis et à son lieu de culture. Cette variété a été beaucoup cultivée, il y a un demi-siècle, dans les environs de Paris. Elle convient cependant mieux aux terres du midi et d’Algérie.

Poulard : Le blé poulard est une espèce de blé barbu ancienne, proche du blé dur, caractérisée par ses grains renflés et une bonne résistance aux grandes chaleurs. Il a été nommé ainsi car ses grains épais et renflés font penser à une poule engraissée. C’est une culture relique mais qui suscite de nouveau l’intérêt pour ses caractéristiques partagées avec d’autres grains anciens : goût, tolérance aux conditions difficiles, faible taux de gluten. Il convient aussi à la production de pâtes.

Bonnes tartines !