La Toile des AMAP n°154 – 6e regard sur nos correspondants étrangers (la FRACP en Suisse – 2)

PénélopeSaviez-vous que, selon le site internet du MIRAMAP (1), on dénombrait en France, en 2015, plus de 2000 (deux mille) « groupes en AMAP » représentant quelque 250 000 amapiens? Cela doit représenter, en tout cas, des centaines de blogs ou sites comme le nôtre… Mais à l’étranger aussi, ce genre de partenariat s’est implanté. Petit regard extérieur.

Pour ce deuxième article sur l’Agriculture Contractuelle de Proximité en Suisse (romande), je vais élargir un peu le spectre de la variété des statuts juridiques. Parmi les membres de la FRACP (2), le choix des sites ou blogs à présenter n’a pas été simple : tous (sans exception) sont présents sur la Toile. Comme toujours, j’ai privilégié ceux dont le site n’est pas seulement « pratico-pratique » mais offre un intérêt pour des lecteurs au-delà de ses seuls « consom’acteurs », mangeurs ou cueilleurs. Outre le nombre de recettes disponibles, l’angle du jour réside aussi dans la variété des « coups de mains » donnés et/ou demandés.

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« Atlas de l’anthropocène » est arrivé dans Amap-à-lire

Atlas de l’anthropocène

Bon, au XXe s., il s’est bien passé quelque chose au soleil ! Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires (tiens donc), mobilisations sociales, sommets internationaux, méga feux de forêts (Amazonie, Sibérie)… Cet atlas réunit l’ensemble des données sur la crise écologique de notre temps en accordant la place la plus large possible  aux cartes, tableaux et graphiques. Un ouvrage de référence, indispensable entre tous ceux du moment. Atlas, François Gemenne, 162 p., 2019.

Bonne lecture,

« Jardiniers du bitume » est arrivé dans Amap-à-lire

Jardiniers du bitume

Un ouvrage sur les jardins collectifs qui nous donne un aperçu de «l’esprit jardins partagés». On y retrouve leur fantaisie, leur imagination, leur spécificité et surtout le côté solidaire et bon enfant qui les anime. Les mains dans la terre on communique, on s’entre aide, toutes générations et communautés confondues. Et comme des liens fleurissent dans les jardins partagés, en page 110 vous reconnaîtrez deux Amapiens, indispensables tant à la terre qu’à la ville ! Compte-rendu, Collectif, 160 p. 2011

 

Bonne lecture,

TélérAmap, semaine du 21 au 27 mars 2020

Avec Télérama (et le confinement), si on faisait connaissance avec sa télévision ?

On n’oublie pas la crise

  • mercredi 25 mars sur France 3 à 21h05. Pièces à conviction. les agriculteurs vont-ils sauver la planète ? À l’heure du changement climatique et de la chute de la biodiversité, un grand nombre d’agriculteurs traversent une grave crise. Pour sauver leur métier et leurs fermes beaucoup réfléchissent à remettre en question leurs pratiques. Comme eux, la planète est en crise : en France, l’agriculture produit 21 % des émissions de gaz à effet de serre, l’élevage de bovins en tête.  Dans ce document, on rencontre des agriculteurs et des agricultrices qui éprouvent de nouvelles méthodes de culture. Et qui font la révolution dans ce monde réputé conservateur ! Des chercheurs, des « coachs » scientifiques, les aident dans cette transformation qui passe aussi par un changement de modèle économique. Enquête dans plusieurs régions et pour différents types de culture sur les obstacles et les résistances qui les empêchent d’évoluer vers une agriculture plus vertueuse et rémunératrice. Un tour de France de ces paysans qui changent, là où les signaux écologiques sont au rouge.

 

Podcast : on oublie la crise

  • les samedis sur RFI à 16h10. Le goût du monde. Une émission qui parle de saveurs, d’histoires, de partage, de goûts : d’ici ou d’ailleurs. Ces goûts qui rappellent les souvenirs, les émotions, et nourrissent l’imaginaire. Exemple d’émissions : Qui mange quoi ? Le lait maternel. Les tannins à l’origine des goûts et des couleurs. La cuisine des mamas, la meilleure recette du monde.. Samedi 21 mars, rencontre avec Michel et Sébastien Bras, père et fils, restaurateurs qui ont une cuisine de renommée mondiale avec les produits du jardin.

Bonne semaine de TV et (le moins possible) d’ailleurs,

 

Anne

 

 

La Toile des AMAP n°153

PénélopeSaviez-vous que, selon le site internet du MIRAMAP (1), on dénombrait en France, en 2015, plus de 2000 (deux mille) « groupes en AMAP » représentant quelque 250 000 amapiens? Cela doit représenter, en tout cas, des centaines de blogs ou sites comme le nôtre…

La France a beau être soumise au confinement (selon le décret du 16 mars 2020 portant réglementation des déplacements dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus Covid-19), ce n’est pas une raison, n’est-ce pas, pour que ma visite virtuelle des AMAP s’interrompe. Au contraire, dirais-je presque. Il est vrai que, dans les AMAP, c’est le contact direct qui a de la valeur, mais on peut aussi être content de l’existence d’un site internet. Bref, me voici donc entre Vosges et Rhin, pour parler de l’association RhénAmap et des AMAP qu’elle regroupe dans son périmètre du Sud-Alsace dans le Haut-Rhin [68], pas trop loin de la Suisse. J’avais annoncé il y a déjà quelque temps que je m’intéressais à ce cas singulier, apparaissant au choix comme un énorme « groupe en AMAP » ou comme un réseau très local de « groupes en AMAP » (elle figure comme une entité à part entière sur la carte du MIRAMAP présentée dans TdA 112). Pour cette monographie, je vais d’abord présenter ce qui apparaît sur leur site internet (consulté récemment), puis égrener mes questionnements, et rajouter quelques éléments d’explication tels qu’ils m’ont été donnés.

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« Indian Creek » est arrivé dans Amap-à-lire

Indian Creek

L’auteur a vingt ans, est étudiant à Missoula, quand, porté par une série de concours de circonstances, de hasards de la vie et de décisions prises à brûle-pourpoint, il échoue dans une tente des Eaux et Forêts aux confins de l’Idaho, près de la frontière avec le Montana, pour garder deux millions d’œufs de saumon. Il y restera sept mois. Sept mois seul dans les Rocheuses, comme dans les récits de trappeurs, avec un travail qui l’occupe environ une demi-heure par jour. Cela laisse du temps pour l’introspection ou, pour un jeune étudiant épris d’aventures, tester in vivo les recettes trouvées dans l’abondante littérature américaine consacrée aux hommes des bois, à la manière de tanner les peaux ou de saler la viande, ou encore de se fabriquer des mocassins. Un roman de nature writing’, sans portée morale ou philosophique, mais avec un sens épatant de la narration et un respect amoureux de la nature. Roman, Pete Fromm, 280 p. 2006

 

Bonne lecture,

TélérAmap, semaine du 14 au 20 mars 2020

Avec Télérama, pour un moment, en écologie, on regarde et on écoute…

Pour belles insomnies

  • samedi 14 mars sur Arte à 1h30. Court-circuit. Spécial « Tous au vert ». L’émission est « tendances » et explore le cinéma court. Cette nuit, les films ont un rapport avec l’écologie. Les déchets, Noël sans la neige, etc.

 

 

 

Ma planète

  • jeudi 19 mars sur France 5 à 21h05. Les forces de la terre. Chaque jour, la terre change, bouge, s’allège, grossit. Ces transformations sont invisibles à l’œil nu et insoupçonnables mais
    300 000  tremblements sont enregistrés quotidiennement. En à peine deux heures, l’activité sismique libère autant d’énergie qu’une explosion de 54 000 tonnes de TNT. La zone la plus active longe les côtes du Pacifique et a été baptisée la Ceinture de feu.
    4 000 fois Hiroshima. C’est l’équivalent de la puissance générée, en trois heures à peine, par l’énergie nucléaire située sous nos pieds, au centre de la terre. Comme si une bombe atomique explosait, toutes les trois secondes, sous la croûte terrestre.
    1 mètre.
    C’est la distance que fait parcourir le vent, chaque jour, aux dunes du Sahara, réputées les plus mouvantes.
    1 200 m² de nouvelles surfaces terrestres sont créées toutes les quatre heures par l’écartement continuel des différentes plaques tectoniques du globe. Soit, environ, la superficie de six courts de tennis !
    Passionnant.

Bonne semaine de TV et d’ailleurs,

Anne

 

 

La Toile des AMAP n°152 – 5e regard sur nos correspondants étrangers (la FRACP en Suisse – 1)

PénélopeSaviez-vous que, selon le site internet du MIRAMAP (1), on dénombrait en France, en 2015, plus de 2000 (deux mille) « groupes en AMAP » représentant quelque 250 000 amapiens? Cela doit représenter, en tout cas, des centaines de blogs ou sites comme le nôtre… Mais à l’étranger aussi, ce genre de partenariat s’est implanté. Petit regard extérieur.

Après mes trois articles sur le réseau GASAP et les GAS et GAC en Belgique, je me suis donc porté vers la Suisse (francophone) et sa Fédération romande d’agriculture contractuelle de proximité (FRCAP) (2). Il m’a fallu un peu de temps pour étudier un à un chacun de ses membres. Je commence aujourd’hui par présenter trois de ceux-ci, et je reviendrai sur la Fédération elle-même dans une prochaine chronique: j’en ai bien pour plusieurs articles en perspective sur nos semblables étrangers – tous les 15 jours, en semaine impaire, comme mes lecteurs l’auront identifié.

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« Le syndrome du poisson lune » est arrivé dans Amap-à-lire

Le syndrome du poisson lune

Le poisson-lune est le seul être vivant qui croît jusqu’à sa mort. Le syndrome du poisson-lune qualifie les entreprises fondant leur développement sur une croissance infinie. Face à l’épuisement des ressources naturelles et des personnes, passons à un autre mode de fonctionnement. L’auteur dirige l’entreprise Pocheco près de Lille  : • La bonne personne à la bonne place. C’est une des premières règles du management. Un proverbe chinois dit : «Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie.» Chez Pocheco, l’environnement prime. Dans cette PME, les dividendes ne sont pas distribués. L’amélioration des fonds propres permet d’entreprendre et de s’équiper. Chaque choix se préoccupe de l’écologie. Travailler autrement. Partager les idées et les décisions, participer à un monde plus équitable contribuent à rendre une équipe vivante. A l’inverse, l’apathie est le signe d’un mal-être et, surtout, un frein pour les autres. Comment bâtir une relation de qualité ? Sans faux-semblants. Quel prix à payer pour gagner sa vie ? Le rapport de force est un mal récurrent de nos organisations. Pour gagner sa vie, il faut aussi payer le prix de l’épuisement. Celui des ressources naturelles mais aussi celui des esprits. L’opposition au travail peut aboutir à des tensions fortes. Certes, les connaissances ont évolué mais nos comportements ? Pourquoi faire porter sur les épaules de nos collègues nos conflits intérieurs ? Une période de transition. La période actuelle est une période de transition, et non de crise. Une crise est limitée dans le temps. Entrons dans l’économie circulaire. Les déchets des autres sont nos ressources. Nos déchets sont les ressources des autres. Simplifions les méthodes de production en cherchant des matières premières renouvelables. Une intelligence empathique, fertile, créative… nous fait entrer dans notre humanité.

C’est un peu de la redite tout ça mais, bon, puisque c’est mieux et que ça marche… Essai, Emmanuel Druon, 200p., 2015

 

Bonne lecture,

La Toile des AMAP n°151

PénélopeSaviez-vous que, selon le site internet du MIRAMAP (1), on dénombrait en France, en 2015, plus de 2000 (deux mille) « groupes en AMAP » représentant quelque 250 000 amapiens? Cela doit représenter, en tout cas, des centaines de blogs ou sites comme le nôtre…

Retour en France pour présenter cette semaine trois groupes en AMAP de Haute-Garonne [31]. Cela fait pourtant un certain temps que je pensais en avoir terminé avec ce département et ses AMAP. Serait-ce sans fin? Bref, après les avoir présentées, je livrerai à mes lecteurs quelques informations sur la présence amapienne dans diverses communes, départements ou régions.

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