TélérAmap, semaine du 24 février au 4 mars 2022

Cette semaine, dans Télérama, il y a tant d’écologie que j’ai dû faire le tri !

Campagne aussi !

  • samedi 26 février sur LCP-Public-Sénat à 21h, Salon de l’agriculture : la politique en campagne. Au cours de la Ve République, le Salon de l’Agriculture, grande fête agricole célébrée chaque année à Paris, s’est imposé comme un rituel incontournable de la politique. Un passage obligé à ne rater sous aucun prétexte pour tous les présidents et tous les candidats à l’Élysée. Jacques Chirac y a bâti sa légende, François Mitterrand y a brillé par son absence quand d’autres s’y sont cassé les dents. Baromètre des relations entre le pouvoir en place, le monde agricole et ses syndicats. Du général de Gaulle à Emmanuel Macron, retour sur cinquante années d’amour vache.
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Un pain au froment, mélange de variétés

Ce soir, le pain de Maxime sera fabriqué à partir d’un mélange de variétés de blés. Les variétés paysannes sont très souvent identifiées par le lieu où elles ont été en principe historiquement cultivées et sélectionnées par les paysans. On peut aujourd’hui les retrouver un peu partout en France, disséminées par les échanges entre agriculteurs. Parfois plus difficiles à panifier, elles offrent généralement des arômes nouveaux et un meilleur intérêt nutritionnel.

Blé de Noé et Rouge de Bordeaux qu’on connaît déjà : https://wordpress.com/post/amap-rpl.org/19007

Barbu : chaque grain arbore une barbe ou arête plus ou moins longue. D’autres céréales (orge, seigle, épeautre, engrain, etc.,) présentent cette caractéristique : elle constitue une protection contre les prédateurs.

Saissette de Provence : un blé blanc barbu du Luberon qui fait beaucoup de grains assez gros. Elle a été délaissée car elle avait tendance à s’égrainer à la lieuse.

Bonne dégustation,

« Colibri, et après ? » est arrivé dans Amap-à-lire

Colibri, et après ?

« Nous mettons la barre haute. Notre conscience écologique s’est aiguisée. Nous voyons plus loin que le déchet généré, que la poubelle à vider ou non. Nous tentons de réfléchir à une empreinte carbone générée par notre confort de vie sur l’écosystème. Nous partons à la rencontre de notre impact immatériel et nos efforts sont d’autant plus difficiles à mesurer, à partager. Nous aimons chercher, creuser mais ce n’est pas sans conséquence.
Certaines conversations cheminent dans nos esprits et nous mènent parfois à quelques tachycardies, angoisses et insomnies. C’est une nouvelle prise de conscience moins bling bling, plus poussée, qui éblouit et fait moins rêver. Mais par expérience, nous savons que derrière chaque découverte, nous grandirons.» Sur les conseils avisés et partageux de Doria : essai, Marie Petit, 216 p., 2021.

Bonne lecture !

TélérAmap, semaine du 19 au 25 février 2022

Cette semaine, dans Télérama, la vie paysanne, c’est une histoire de lutte !

Un combat

  • lundi 21 février sur France 3 à 23h, Micmac à Millau. Le documentaire retrace l’histoire du démontage du Mc Do de Millau, en août 1999. Le 12 août 1999, alors que les tensions alimentaires entre l’Europe et les États unis sont à leur comble après l’interdiction d’importer du bœuf aux hormones, des agriculteurs et des militants aveyronnais se donnent rendez-vous à Millau, sur le parking du futur MacDonald’s pour manifester. En guise de contestation, ils démontent le bâtiment du Mc Do en construction, symbole de la malbouffe. Le mot jaillit sur la scène médiatique. L’événement prend de l’ampleur et devient rapidement, national et international. Cinq des manifestants sont interpellé, parmi eux, José Bové. Un bras de fer idéologique s’engage alors entre le Roquefort et le Big Mac. Les éleveurs de brebis ne comptent plus leurs soutiens. Cet été-là, s’est joué une période essentielle de notre histoire collective. L’alimentation devient en enjeu central et l’événement a fait de Millau, la capitale de la lutte contre la mondialisation.  
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Un pain multigraines de blé Rouge de Bordeaux

Mercredi 16 février, le pain de Maxime sera à la farine de Rouge de Bordeaux. En ce moment, c’est Guilhem qui boulange au Bricheton. Maxime est dans le sud-ouest pour réfléchir à ses projets.

Le blé Rouge de Bordeaux, appelé aussi blé inversé, avait presque complètement disparu. Très haut (1,75 m), il se couche facilement sous l’effet du vent et de la pluie et son rendement est très faible. Il possède des glumes (l’enveloppe autour du grain) de couleur rouge comme le vin de Bordeaux. Sa farine, quant-à-elle est blanche.

Ce blé possède d’excellentes propriétés boulangères, et comme la plupart des blés anciens il offre une palette de goût importante, contient des glutens plus digestes ; sa saveur est plus rustique.

Le mélange de graines est composé de tournesol, sésame, lin et courge.

Bonne dégustation !

« Comment les riches détruisent la planète » est arrivé dans Amap-à-lire

Comment les riches détruisent la planète

L’écologie ne peut plus se penser sans le social : s’appuyant sur la théorie de la rivalité ostentatoire, l’ouvrage articule la surconsommation des hyper-riches dans une société très inégalitaire et la crise écologique dans laquelle est entrée l’humanité. Mais alors qu’un changement de cap s’impose d’urgence, l’oligarchie des hyper-riches refuse toute alternative et met en place un régime policier pour maintenir ses privilèges. Ce sont aujourd’hui les riches qui détruisent la planète, démontre ce livre fondateur, nourri de reportages vivants et au ton incisif. Parce que l’augmentation de la consommation matérielle globale n’est plus associée avec une augmentation du bien-être collectif – mais entraîne au contraire une dégradation de ce bien-être, la seule voie pour résoudre la crise écologique et l’injustice sociale : consommer moins, répartir mieux. Essai, Hervé Kempf, 132 p., 2007.

Bonne lecture !

Un pain de blé de population

Mercredi 9 février, le pain de Maxime sera à la farine de blé de population. Aussi appelés blés paysans, les blés de population sont des mélanges de différentes variétés anciennes semées dans le même champs pour encourager la biodiversité.

Dans le courant du XXe s., parce qu’il fallait répondre aux besoins de la filière boulangère qui s’industrialisait, on a de plus en plus restreint le nombre de variétés. On obtenait des blés très productifs, pouvant être pétris facilement et de manière très uniforme par des machines. Au fil du temps, cette « hyper monoculture » — la seule même variété de blé plantée continuellement au même endroit — a considérablement appauvri la biodiversité, les sols et les équilibres naturels.

Avant les années 2000, d’abord par curiosité puis emportés par les enjeux – regain de diversité, qualité de panification, goût – les paysans-boulangers ont semé, observé et stabilisé des croisements de blés anciens.

A vos tartines !

« Pleine terre » est arrivé dans Amap-à-lire

Pleine terre

Inspiré d’un fait réel survenu en 2017, le roman met en lumière la situation tragique de certains agriculteurs aujourd’hui. L’histoire : Jacques Bonhomme, paysan, intelligent, travailleur, essaie avec quelques autres agriculteurs de son entourage et la Confédération paysanne de gérer son exploitation et son troupeau de vaches à une échelle humaine, négligeant les injonctions administratives auxquelles sont soumis les exploitants. Harcelé par l’administration qui lui demande sans cesse de justifier la moindre de ses actions, acculé face aux dépenses que cette situation a engendré, Jacques Bonhomme, une force de la nature, commence à perdre les pédales. Le jour où les gendarmes débarquent à la ferme, le traitant comme un criminel et n’acceptant même pas le café qu’il leur offre, Jacques Bonhomme craque. Il renonce. Il s’enfuit. Commence une cavale doublée d’une traque de neuf jours. A travers le destin d’un homme dans sa communauté de travail, en courts chapitres recueillant les points de vue des différents personnages, c’est l’effondrement d’un mode agricole qui se présente, accompagné d’une furieuse perte de sens et d’une révolte contre la violence d’état. Roman, Corinne Royer, 328 p., 2021.

Hiver 2021 – 2022 La revue dessinée est arrivée dans Amap-à-lire

La revue dessinée n°34
La plupart des sujets fait une large part à l’environnement.
L’actualité y est traitée par le texte autant que par l’image, avec du recul, donc ; le temps qu’il faut pour sortir du brûlant et donner de l’information.  Parmi d’autres articles : Marseille, péril en la demeure. L’habitat indigne gangrène toujours la cité phocéenne. Marine marchande, des hommes à la mer. Alors que le monde se confine, les marins triment. Revue, Collectif, 228 p, Hiver 2021-2022       

Bonne lecture !

TélérAmap, semaine du 5 au 11 février 2022

Cette semaine, l’écologie fait son cinéma !

Film d’aventure

  • samedi 5 février sur M6 21h10, Into the wild. Christopher McCandless est un étudiant américain brillant qui est promis à un grand avenir. Rejetant les principes de la société moderne, il décide de partir sur les routes, sans prévenir sa famille. Il renonce ainsi au rêve américain pour une vie aventurière dans la nature sauvage. Il brûle ses papiers, envoie toutes ses économies à Oxfam et part en voiture vers le sud des États-Unis. Il découvre l’Arizona, le Grand Canyon, la Californie et trouve divers petits boulots à travers le Dakota du Sud ou encore le Colorado afin de financer le reste de son voyage. Il arrive au Mexique, lorsque lui vient l’idée d’aller en Alaska. Il met tout en œuvre pour y arriver et parvient finalement à Fairbanks en auto-stop. Il découvre les montagnes enneigées et se réfugie dans un bus abandonné. Il y restera une centaine de jours.

    Le récit dont a été tiré le film est disponible dans notre Amap-à-lire : Into the Wild, de Jon Krakauer
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